jeudi 24 mai 2018

Rassemblement de soutien à Farid Borsali

Farid Borsali, militant de la CGT PSA Poissy, était convoqué à la Cour d'Appel de Versailles le 23 mai. Nathalie Arthaud est intervenue pour lui exprimer son soutien, aux côtés d'autres responsables syndicaux et politiques (Philippe Martinez, Pierre Laurent, Gérard Filoche, Éric Coquerel, Philippe Poutou...).

Intervention de Nathalie Arthaud

mercredi 23 mai 2018

Combattre Macron et toutes les politiques favorables aux capitalistes

   
En un an, Macron a enchaîné les attaques contre les droits des travailleurs. Les mesures de son gouvernement menacent nos conditions d'existence. Si nous n'y mettons pas un coup d'arrêt, nous irons de recul en recul. Car face à la crise de son système économique, la classe capitaliste continuera de mener une guerre brutale contre ceux qui vivent de leur travail. C'est avec l'aggravation de l'exploitation qu'elle récupère de quoi continuer d'augmenter les profits des entreprises et surtout les dividendes des actionnaires les plus riches.

    La politique de Macron continue d'ouvrir un boulevard au grand patronat. Et celui-ci s'y engouffre. Ainsi, la direction de PSA veut imposer aux ouvriers de l'usine de Vesoul de passer de 35 heures de travail hebdomadaires à 37 h 45. Cela représente une augmentation de plus de 8 % du temps de travail, pour une augmentation des salaires inférieure à 3 % ! Et, derrière cette aggravation de l'exploitation pour ceux qui restent au travail, il y a 150 emplois supprimés par an sur les trois prochaines années. Voilà la traduction concrète de la loi travail : c'est ainsi que la classe capitaliste augmente ses profits, en faisant payer le prix fort au monde du travail !

vendredi 18 mai 2018

PSA Vesoul, une première mobilisation réussie



PSA Vesoul Travailler plus pour diminuer les effectifs ? Non merci !



lundi 14 mai 2018

Journée sans cheminots : un succès pour tous les travailleurs qui veulent relever la tête

   
Plus d'un mois après le démarrage de leur mouvement, le 18e jour de grève des cheminots a été un succès. La mobilisation a rejoint les plus hauts niveaux du début de leur lutte. Les trois-quarts des conducteurs et des contrôleurs, ainsi qu'une bonne partie du personnel des gares, des aiguillages, de l'équipement ou du matériel étaient en grève, faisant du 14 mai une journée sans cheminots et sans trains sur bien des lignes.

    C'est un démenti cinglant aux mensonges de la direction qui, relayée par les médias, annonce chaque semaine que le mouvement s'érode et qui compte les cars de remplacement comme des trains circulants pour minimiser l'impact de la grève. Elle ajoute d'ailleurs la calomnie au mensonge, évoquant des « menaces d'exactions et de blocages de gares », comme si la grève était le fait d'une minorité d'excités !

    La réalité, c'est que les grévistes ont milité pour le succès de cette journée. Ils ont fait le tour des gares, des dépôts, des ateliers, pour convaincre tous ceux qui participent au mouvement de manière occasionnelle ou qui ne se mobilisent pas d'habitude de les rejoindre ce jour-là. Et la participation élevée à la grève est le meilleur des référendums pour montrer que la réforme de Macron ne passe pas !

mercredi 9 mai 2018

Contre l'arrogance de Macron, vive la lutte des travailleurs !

    Pour célébrer sa première année à l'Élysée, Macron s'est offert un reportage à une heure de grande écoute sur France 3. On a pu le voir serrer la main de Trump, accueillir Poutine à Versailles, enterrer Johnny ou dialoguer avec des petits enfants... mais pas se faire prendre à partie par des travailleurs en colère ou des retraités indignés.

    Ce reportage à sa gloire a évité les sujets qui fâchent. Pourtant, Macron n'a pas pu s'empêcher d'exprimer son mépris habituel pour « ceux qui font une tragédie dès qu'on leur parle de réforme », qui pensent que le « summum de la lutte c'est les 50 euros d'APL » et qui n'auraient ni idéal, ni soif d'absolu.

    Tout juste évoquées, la lutte des cheminots et la sympathie qu'elle suscite parmi les travailleurs sont attribuées à un pays « rétif au changement » et rempli « d'aristocrates égalitaires » qui se cabrent parce que c'est dans leur nature.

    Pendant que Macron joue les grands hommes et veut réduire toute contestation de ses attaques à des caprices de travailleurs trop gâtés, la lutte des cheminots continue.

    Et cette mobilisation qui dure, le refus des cheminots d'accepter le recul de leurs conditions de vie et de travail sont autant d'encouragements pour tous les travailleurs qui veulent se battre.

mercredi 2 mai 2018

Travailleurs, "Nous ne sommes rien, soyons tout"! (L'Internationale)

    Les manifestations qui se sont déroulées un peu partout dans le pays et dans le monde ont rappelé que le 1er mai n'est pas la « fête du travail » qu'a voulu en faire Pétain et encore moins celle de la patrie que le FN essaie de lui substituer.

    Pour affirmer la communauté d'intérêts des prolétaires du monde entier, l'Internationale ouvrière a adopté le 1er mai comme jour de manifestation partout dans le monde. La classe ouvrière revendiquait alors en particulier la journée de huit heures, afin que « l'ouvrier cesse d'être un simple instrument de travail et commence à devenir un homme ».

    C'était en 1889... il y a près de 130 ans. Mais même si Macron et ses semblables répètent que nous devons nous « adapter », dépasser les vieux schémas et entrer dans la « modernité », le 1er mai, journée de lutte des travailleurs, n'a rien perdu de son actualité. Car ni l'exploitation ni le capitalisme n'ont changé de nature.

    Dans bien des pays, les travailleurs ont à se battre pour imposer des salaires et des conditions de travail plus dignes. Pour les ouvrières des usines textiles dangereuses du Bangladesh, les travailleurs surexploités des immenses usines-casernes en Chine, les ouvriers sous-payés de l'automobile au Maghreb ou en Asie, les slogans des premières manifestations du 1er mai restent d'actualité. Leurs conditions de vie et de travail ne sont guère éloignées de celles du prolétariat des États-Unis et d'Europe à la fin du XIXe siècle.