mercredi 20 septembre 2017

PSA Sochaux : Boîte d'intérim virtuelle avec salaire virtuel


mardi 19 septembre 2017

Le 21 septembre et après, pour une riposte de tout le monde du travail!

    Des centaines de milliers de travailleurs ont manifesté le 12 septembre leur opposition aux ordonnances du gouvernement et à la destruction du Code du travail. Ce succès doit nous encourager à continuer.

    Il faut être encore plus nombreux à participer à la journée d'action appelée le 21 septembre par la CGT.

    Ce combat n'en est qu'au tout début. Le gouvernement mène une offensive frontale contre l'ensemble du monde du travail : gel des salaires des fonctionnaires, hausse de la CSG, suppression de 150 000 emplois aidés. Et les attaques se poursuivront.

    Le Premier ministre vient de confirmer son calendrier : après le Code du travail, ce seront l'assurance chômage et les retraites qui seront « réformées » en 2018.

    Après avoir décidé une baisse de 5 ? du montant des APL cet été, le gouvernement annonce que leur mode de calcul sera modifié afin de réaliser une économie d'un milliard. Cette économie, ce seront les classes populaires qui en feront les frais, tous ceux qui, pour payer leur loyer, devront se priver encore davantage.

mercredi 13 septembre 2017

Après la réussite des manifestations et des grèves du 12 septembre, continuer à se mobiliser !

Le gouvernement, relayé par les médias, parlait d’une « journée test » ? Le test est passé avec succès. Macron avait préparé son plan à coups d’ordonnances pour aller vite et mettre les travailleurs devant le fait accompli. Les centaines de milliers de manifestants d’aujourd’hui lui ont apporté une réponse cinglante. Ils ont montré qu’ils n’entendaient pas se laisser faire. Le mépris de classe de Macron a aussi sûrement fini de convaincre certains travailleurs qu’il était nécessaire de réagir.
Cette mobilisation est d’autant plus remarquable qu’elle s’est faite contre la direction de FO et de la CFDT. Mailly de FO a carrément sonné la démobilisation. Berger de la CFDT a refusé toute idée de manifestation tout en passant son temps à se lamenter…
Le gouvernement et le patronat sont déterminés à mener leur guerre sociale contre le monde du travail. Il faut que les travailleurs aient la même détermination à ne pas se laisser faire. La prochaine journée de mobilisation, du 21 septembre, doit être un succès plus grand que celui d’aujourd’hui. Et il faut profiter des jours à venir pour convaincre autour de nous d’autres travailleurs de se joindre à la mobilisation.
Cette première mobilisation est une réussite. Elle appelle une suite !
Nathalie ARTHAUD

lundi 11 septembre 2017

Le 12 septembre et après : faire entendre nos intérêts communs

    Vendredi dernier, Macron a dit qu'il serait d'une « détermination absolue » pour faire passer sa politique et il a ajouté qu'il ne céderait rien « ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes ». Voilà qui est clair.

    Quand ils avaient présenté les ordonnances contre le code du travail, la ministre Pénicaud et le Premier ministre Philippe avaient pris des pincettes, eux. Ils avaient expliqué que ce coup de massue sur la tête des travailleurs, c'était pour leur bien. Ils avaient essayé de faire croire qu'en donnant tous les droits aux patrons pour licencier sans limite, cela les « décomplexerait » pour embaucher. Mais c'était pour nous enfumer. Et c'est Macron qui le dit.

    En bon serviteur du patronat, il transpire le mépris de classe. Les patrons dirigent, lui gouverne, et les travailleurs n'ont qu'à être reconnaissants d'avoir la chance de pouvoir se faire exploiter sous leur baguette. C'est la vision du monde des classes dominantes, de ces capitalistes nés avec une cuillère d'argent dans la bouche et qui tirent leur richesse de notre travail. Eh bien, il faut répondre à Macron et à ses maîtres ! Et mardi 12 septembre, nous aurons l'occasion de protester.

    Il faut se saisir de l'occasion pour dire ce que nous pensons de ses mesures antiouvrières, notre rejet de ses ordonnances qui dynamitent le code du travail, de la hausse de la CSG, de la suppression des 150 000 emplois aidés, du gel des salaires des fonctionnaires... Il faut exprimer notre colère contre ce gouvernement qui, en même temps qu'il réduit les APL pour les plus pauvres, supprime aux trois quarts l'impôt sur la fortune. Les plus riches pourront satisfaire tous leurs caprices, l'État prendra ce dont il a besoin dans la poche des travailleurs, des retraités et des chômeurs.

samedi 9 septembre 2017

Fin des contrats aidés dans les EHPAD : Des conséquences désastreuses.



mardi 5 septembre 2017

Le 12 septembre, faire entendre la protestation des travailleurs contre la politique du gouvernement

    Le gouvernement a publié ses ordonnances modifiant le Code du travail. C'est une attaque frontale contre le monde ouvrier.

    L'attaque majeure consiste à démolir le contrat de travail en permettant au patronat de le remettre en cause quand il veut, comme il veut. Il pourra le faire par des « accords d'entreprise », en face desquels, à cause de la pression du chômage, les travailleurs devront s'incliner ou prendre la porte. Avec la réduction et le plafonnement des indemnités prud'homales, le patronat aura la garantie que même en cas de licenciement reconnu abusif cela ne lui coûtera pas cher.

    Le fait que le patron fasse sa loi dans l'entreprise est une réalité vieille comme le capitalisme. Mais le mouvement ouvrier avait imposé quelques limitations. Le but de ces ordonnances est de les faire voler en éclat.

    Pénicaud met en avant les intérêts des petites entreprises pour justifier cette réforme du Code du travail. Et les médias nous montrent des petits patrons qui considèrent les militants syndicaux comme des empêcheurs d'exploiter en paix, se réjouissant à l'idée de pouvoir imposer tout ce qu'ils voudront à leurs salariés. Mais il ne faut pas se laisser tromper. C'est le grand patronat qui est à la manoeuvre et c'est pour son compte que le gouvernement agit.

lundi 4 septembre 2017

Transports scolaires : Pour les écoliers, ce sera « En Marche » !



LCI : Le live politique Interventions de Nathalie Arthaud

vendredi 1 septembre 2017

Licenciements, précarité et chantage patronal sur ordonnances


jeudi 31 août 2017

Élus LREM : les doigts sur la couture du pantalon.



lundi 28 août 2017

Contre les attaques antiouvrières du gouvernement, mobilisons-nous le 12 septembre

    « La France n'est pas un pays réformable », a déclaré Macron tout en précisant : « nous y parviendrons ».

    Ce que gouvernement et patronat appellent « réformer » signifie s'en prendre à ce qui reste des lois qui protègent encore un peu les travailleurs et étaient le résultat des luttes passées de la classe ouvrière. Ce qu'ils présentent comme de la modernité, c'est le retour à l'exploitation d'avant ces combats.

    Les gouvernements mènent la lutte de classe pour le compte du grand patronat. Mais ils l'enrobent toujours de mensonges sur la prétendue nécessaire « compétitivité », sur le prétendu « intérêt du pays »... comme si ouvriers et patrons étaient dans la même galère. Attaque après attaque, « réforme » après « réforme », l'exploitation s'aggrave, la condition ouvrière recule et la classe capitaliste s'enrichit.

    Macron et son gouvernement sont allés vite en besogne pour le compte du grand patronat. En quelques semaines, ils ont décidé la hausse de la CSG, la baisse des APL, la diminution du nombre de contrats aidés, le gel du point d'indice des fonctionnaires, le rétablissement de leur jour de carence et surtout ils ont préparé le dynamitage du Code du travail.

    Le contenu précis des ordonnances concernant cette loi sera rendu public le 31 août. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, assure qu' « il n'y aura pas de casse sociale ». Il faut croire que cette ancienne DRH de plusieurs grands groupes industriels dont Danone sait mentir comme une arracheuse de dents. Car l'essentiel de son projet a déjà été révélé par la loi d'habilitation préparant ses ordonnances. Quels que soient les détails à venir, c'est une offensive majeure contre les travailleurs.

dimanche 27 août 2017

Audincourt : Mépris social de la municipalité et du propriétaire



mardi 22 août 2017

Refuser la barbarie des terroristes et celle du capitalisme

    14 morts et 120 blessés à Barcelone et Cambrils jeudi dernier ; 12 à Londres en mars et juin ; 22 à Manchester en mai ; 5 à Stockholm en avril ; 12 à Berlin en décembre à l'occasion du marché de Noël ; 86 à Nice le 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais... Les attentats se suivent et se ressemblent. Et c'est à chaque fois la même sidération face à l'horreur, la même émotion face à ces vies brisées et... les mêmes discours hypocrites des chefs d'État qui se posent en défenseurs de la liberté et de la paix contre la barbarie.

    Mais ces attentats ne surviennent pas dans un ciel serein. Ils rappellent ceux qui frappent quasi quotidiennement en Irak et en Afrique - le dernier en date, à Ouagadougou au Burkina Faso ayant fait 18 morts -, et ils répondent à la guerre conduite par les grandes puissances au Moyen-Orient.

    Ces attentats sont odieux et barbares, mais les bombardements de la coalition menée par les États-Unis comme ceux de la Russie sur Mossoul, Alep ou Raqqa ne le sont pas moins. Combien de civils, d'enfants, de femmes et d'hommes innocents enterrés sous les décombres des quartiers rasés de ces villes martyres ?

    Les dirigeants des grandes puissances veulent se donner le beau rôle mais quand il s'agit de défendre leur domination, ils n'hésitent pas à piétiner les vies humaines et surtout, ils portent l'écrasante responsabilité du chaos dans lequel nous nous enfonçons.

    Ce sont leurs manoeuvres et leurs coups tordus qui ont enfanté les monstres qu'ils dénoncent aujourd'hui comme des dangers pour l'humanité. Al Qaïda fut fondée par Ben Laden, que les États-Unis finançaient en Afghanistan dans leur guerre contre l'Union soviétique. Et Daech est le fruit pourri de la guerre anglo-américaine menée en Irak à partir de 2003.

samedi 22 juillet 2017

Pays de Montbéliard : Travailler le dimanche : seul le patron est gagnant

Au prétexte que toutes les autres enseignes du Pays de Montbéliard le font, le directeur du magasin Leclerc vient d’annoncer que dès le 27 août, il ouvrira lui aussi ses portes le dimanche matin. Enfin, plus exactement ses employés…

Des caissières dénoncent les conditions dans lesquelles elles vont travailler : elles auront droit à une majoration de 30% du taux horaire, ce qui représente pour 4 heures de travail, la somme de 9 euros, et auront l’immense privilège de bénéficier d’une demi-journée de récupération, quand le mari ou les amis seront au travail et les enfants à l’école !

La loi Macron d’août 2015, qui offre à toutes les entreprises su secteur du commerce la possibilité d’élargir les ouvertures le dimanche, est une attaque contre tous les travailleurs. Les patrons veulent faire du dimanche un jour comme les autres, avec des employés à leur disposition pour travailler quand ils le décident, au mépris de leur vie sociale et familiale.

Alors cette évolution n’est pas un progrès mais un recul pour les travailleurs, et ils auront l’occasion de se faire entendre dès le mois de septembre !

mercredi 19 juillet 2017

PSA Sochaux : Il faut de véritables embauches

 La presse locale se fait l’écho des difficultés de PSA Sochaux pour recruter des intérimaires.

PSA Sochaux avait annoncé en mai 2017 le recrutement de 1 000 intérimaires, aujourd’hui seulement la moitié des postes seraient pourvus et il y a urgence car les contrats commenceront dans quelques semaines.

Il faut dire que dans le paquet proposé aux futurs travailleurs intérimaires, ce sont des cadences infernales dans trois équipes qui se relaient 24h sur 24, samedi et jour fériés compris, des salaires de misère et la précarité à vie, qui ne débouche sur aucune embauche.

De quoi refroidir beaucoup de candidats. Mais qui permet aux actionnaires de PSA de se remplir les poches.

mardi 18 juillet 2017

Le gouvernement attaque les travailleurs. Préparons-nous à riposter !

Chaque jour de l’été, ou presque, une nouvelle mesure antiouvrière est annoncée. La semaine dernière, c’est le sort du compte pénibilité qui a été scellé. Cette mesure, bien limitée, devait permettre à certains salariés soumis à des travaux pénibles de partir plus tôt à la retraite. Le patronat a eu gain de cause : les travailleurs qui portent des charges lourdes, subissent des vibrations ou sont exposés à des risques chimiques, ne bénéficieront pas de départ anticipé. Et si, en théorie, les autres risques restent pris en compte, ce n’est plus le patronat qui les financera mais la Sécurité sociale.

Les annonces de baisses d’impôts ne doivent tromper personne. Seule certitude : les riches seront servis. L’impôt sur la fortune sera réduit. En même temps, le gouvernement diminue le budget de l’Éducation nationale et des universités, ce qui touchera d’abord les enfants des classes populaires. Pour les salariés et les retraités, c’est la hausse de la CSG qui est au menu ! Quant à la baisse de la taxe d’habitation, il reste à voir comment elle sera compensée pour les collectivités locales et qui paiera. Une fois encore, les habitants des communes les plus pauvres seront pénalisés.

jeudi 13 juillet 2017

CONSEIL MUNICIPAL DU 10 :07 :2017

Pour cause de non cumul de mandat le maire Denis Sommer a démissionné et son premier adjoint Jean-Paul Munnier a été élu maire. Pour ma part je me suis présenté et j’ai eu une voix, la mienne. Ci dessous,  mon intervention à ce conseil.

« Depuis le dernier conseil municipal quatre ministres ont démissionnés et pas des moindres.
Pour l’engagement du  premier objectif du gouvernement à savoir « moraliser la vie politique » c’est pas mal.
Le deuxième engagement affiché sur toutes les ondes c’est l’attaque du code du travail, la ça ne va pas trainer. Fini les discours sur l’avenir de la France, fini les discours sur l’avenir de la république et de la patrie. Mais derrière la mise en scène et la poudre aux yeux, il y a une politique des plus férocement anti- ouvrière de ces dernières années.
Pour les travailleurs la nouvelle attaque contre le code du travail vaut tous les discours.
Macron utilise le système des ordonnances parce qu’il veut aller le plus vite possible, en faisant le moins de vagues possibles.
Les accords d’entreprises deviendront la règle.
Les CDI de chantiers permettront aux partons de licencier.
 La durée maximale des CDI seront redéfinis.
Les prêts de main d’œuvre seront étendus.
Les indemnités des prud’hommes seront plafonnées.
Ainsi tout ce qui protégeait un tant soit peu les travailleurs serait envoyé aux oubliettes.
Bref le masque va tomber rapidement.
Les fonctionnaires ont leur salaire bloqué et il continuera à l’être et un jour de carence leur sera imposé en cas de maladie. Ce qui ne sert absolument à rien sauf à pénaliser le malade.
Il n’y a pas de semaine sans l’annonce d’une nouvelle  mesure anti-ouvrière du gouvernement. Dernière en date, la fin du compte pénibilité et son remplacement par le compte de prévention avec la suppression de quatre critères  de pénibilité sur dix et la fin des sur-cotisations demandées au patronat.
Ce compte pénibilité était une concession dérisoire de Hollande lorsqu’il avait allongé la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein.
L’offensive ne s’arrêtera pas là.  Le premier ministre Philipe, a confirmé l’augmentation de la CSG de 1.7%. IL prétend que pour les travailleurs du privé cette hausse sera compensée par une baisse des cotisations sociales. Rien n’est moins sûr. Et pour les fonctionnaires et les retraités dont la pension dépasse 1200 euros par mois, le recul du pouvoir d’achat est programmé.
Monsieur Denis Sommer vous voilà député porteur de la politique du gouvernement.
J’espère que les travailleurs mobilisés vous donneront du fil à retordre, la partie ne fait que commencer. Une date est retenue celle du 12 septembre, vous ne serez pas parmi les travailleurs mobilisés à l’appel de la CGT mais en face dans l’autre camp, et j’espère que cette journée du 12 septembre sera un succès ». 

mercredi 12 juillet 2017

Paris : Conférence de presse du Comité pour la défense des libertés ouvrières et syndicales à PSA En présence d'Arlette Laguiller

Non à la répression patronale

 Un tribunal vient de condamner un militant CGT de PSA Poissy à six mois de prison avec sursis et 2 600 euros d'amende parce qu'il aurait tordu deux doigts à un cadre... qui a cependant attendu dix jours pour porter plainte.

Cette accusation est bidon. Mais ce qui est bien réel, c'est l'offensive de PSA contre des militants combattifs dans ses usines, comme à Poissy, Mulhouse et Valenciennes, sous des prétextes montés de toutes pièces. Une offensive appuyée par la justice.

Un comité de défense des libertés ouvrières et syndicale a été constitué. Il est important de faire connaître cette offensive patronale, qui menace de se répandre partout.

Et il est encore plus important d'y riposter !

lundi 10 juillet 2017

Gouvernement et patronat mènent la lutte de classe, nous ne pourrons pas éviter le combat

Il n’y a pas de semaine sans l’annonce d’une nouvelle mesure anti-ouvrière du gouvernement. Dernière en date, la fin du compte pénibilité et son remplacement par le compte de prévention, avec la suppression de quatre critères de pénibilité sur dix et la fin des sur-cotisations demandées au patronat. Ce compte pénibilité était une concession dérisoire de Hollande lorsqu’il avait allongé la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein. C’était déjà trop pour le patronat.

Mais dans la guerre que le gouvernement mène contre le monde du travail, cette annonce n’est pas la plus importante. La nouvelle loi Travail, présentée cette semaine au Parlement, est l’offensive d’envergure. Son objectif est de vider de son contenu le Code du travail et d’effacer toute trace de ce qui reste des acquis de plus de cent ans de luttes ouvrières.

vendredi 7 juillet 2017

Les aides-soignantes des Opalines Toujours déterminées, elles entament leur quatrième mois de grève.

 Mercredi 5 juillet, une délégation des grévistes de l’établissement des Opalines à Foucherans (Jura), est venue à Montbéliard où se trouve le siège du holding qui gère les 46 maisons de retraite du groupe, et à Bart, où réside Didier Mennechet, l’un des deux principaux actionnaires.

Elles ont été accueillies par une cinquantaine de militants locaux venus leur apporter leur soutien et dénoncer l’intransigeance de ces patrons dont la fortune est passée de 120 millions à 150 millions en un an !

Les grévistes réclament les moyens de traiter avec dignité les personnes dépendantes dont elles doivent s’occuper, dénoncent le sous-effectif permanent, demandent le paiement d’une prime pour les dimanches travaillés. La réponse inique de Mennechet consiste, après trois mois de grève, à leur proposer une prime « exceptionnelle » de 375 euros, et l’embauche de deux aides-soignantes, aux frais de l’ARS, c’est-à-dire avec de l’argent public.

Ces patrons sont à l’image de tous ceux que les gouvernements gavent d’argent public : arrogants, malhonnêtes, et toujours plus riches. Mais ils trouvent parfois en face d’eux des travailleurs décidés à relever la tête et à ne pas se laisser piétiner.

mercredi 5 juillet 2017

Belfort : Ils ne nous feront sûrement pas taire !

rassemblement devant le commissariat du 4 juillet
Mardi matin 4 juillet, 80 salariés, retraités, des militants du privé et du public, sont venus soutenir deux responsables CGT qui étaient convoqués au commissariat de police.

En premier, l’audition de l’une a finalement été un rappel à la loi, suite à une plainte du Maire LR de Belfort pour « occupation sans autorisation de l’espace public » à l’occasion de deux manifestations contre la loi El Khomri en juin 2016.

Le deuxième, en tant que secrétaire de l’Union Départementale, devait répondre de l’accusation d’entrave à l’activité de l’hypermarché Leroy-Merlin pendant un rassemblement syndical organisé à l’entrée, en solidarité avec une militante dévouée et combative en butte à un harcèlement violent et des menaces de licenciement. La semaine dernière, c’était au Super U de Beaucourt, où étaient dénoncées les méthodes visant à se débarrasser d’un militant déterminé à défendre les droits des salariés, dont le nombre est passé de 36 à 19 en deux ans.

Alors, au moment où le gouvernement de Macron, main dans la main avec les patrons, profite de l’été pour lancer son plan d’attaques, la nécessité de se préparer à reprendre la lutte collective dans les entreprises et à occuper massivement « l’espace public », avec la date du 12 septembre annoncée, c’est beaucoup de cela qui a été discuté dans ce rassemblement.

mardi 4 juillet 2017

Rentrée scolaire : Les annonces de Macron sont une arnaque !

  Le voile s’est levé jeudi dernier sur la manière dont les promesses de Macron de limiter à 12 le nombre d’élèves dans les classes de CP et de CE 1 dans les établissements situés en REP et en REP+ seront appliquées : sans aucune embauche !

Dans le Doubs, ce sont ainsi 9 postes du dispositif « Plus de maîtres que de classes » qui disparaissent, 12 postes de remplaçants, et 9 fermetures ou annulations d’ouverture de classes qui sont programmées, quand ce ne sont pas des écoles de villages qui disparaissent, comme à Aibre ou à Laire, pour une mesure qui cette année est limitée aux seules classes de CP, et en REP+ ! La question des effectifs est récurrente, avec une moyenne de 27 élèves par classe en élémentaire et de 30 en maternelle…

Face au gouvernement qui choisit de choyer les entreprises et les banques sans verser un sou de plus pour l’éducation, des parents d’élèves et des enseignants se sont déjà mobilisés pour protester contre cette dégradation des conditions d’enseignement. Il n’y a bien que le député Frédéric Barbier pour trouver ces décisions « justes et équilibrées »…

lundi 3 juillet 2017

L'été pour nous préparer à lutter contre les attaques du gouvernement et des patrons

Macron devant le Congrès et Philippe devant le Parlement, le pouvoir s’est réparti les rôles pour occuper les médias. Ils parlent de l’avenir de la France, la patrie, la République. Mais derrière le show et l’enfumage, il y a une des politiques les plus férocement anti-ouvrières de ces dernières années.

Pour les travailleurs, la nouvelle attaque contre le Code du travail vaut tous les discours. La semaine dernière, le projet de loi précisant le contenu de ces attaques a été rendu public. Les formulations sont compliquées mais l’idée principale est simple : la guerre au monde du travail a été officiellement déclarée.
Macron utilise le système des ordonnances parce qu’il veut aller le plus vite possible en faisant le moins de vagues possible. Il veut attaquer les travailleurs quand ils sont en congé et que les entreprises sont fermées ou marchent au ralenti. Car malgré son arrogance, il craint nos réactions collectives. Et ce que contient son projet ne peut que nous y pousser.

La primauté serait désormais aux accords d’entreprise. Ce n’est plus le Code du travail qui serait la règle et les accords d’entreprise qui seraient l’exception, mais l’inverse.

vendredi 30 juin 2017

Grandes fortunes : encore et toujours plus riches

B. Arnault, 1ère fortune française ; L. Bettencourt, 2ème ; X. Niel, qui vient de prendre la dixième place.


Le classement 2017 des 500 plus grandes fortunes professionnelles françaises par la revue Challenges montre leur progression. Depuis 1996, en 21 ans, elles ont été multipliées par sept, tandis que le PIB du pays était multiplié par deux et que la fortune médiane des Français stagnait.

Les dix premiers du classement ont vu, eux, leur fortune multipliée par dix pendant ce temps, avec une augmentation de 35% pour cette année, grâce à la hausse des actions. Bernard Arnault arrive en tête du classement et dépasse les 46 milliards d'euros avec ces industries du luxe.

Et ce sont les mêmes qui s’indignent des revendications des smicards !

Bavilliers (Territoire de Belfort) Des économies crasses sur le dos des anciens

Dans tous les secteurs du Centre Hospitalier de Soins de Longue Durée du Chênois, EHPAD public de 450 lits géré par le Conseil Départemental, une note de service du 6 juin, affichée dans les couloirs et les ascenseurs, exige des résidents qu’ils fournissent dorénavant tout le nécessaire et les produits de toilette ; la liste est longue et « Plus aucun de ces produits ne sera fourni par le magasin ». Comme si la toilette ne faisait pas partie intégrante des soins.

Cette ordonnance complète celle que les résidents, famille ou tuteurs, viennent de recevoir, et qui les avertit des nouveaux tarifs d’hébergement : en hausse !

Plus les patients paient – 2 500 euros par mois quand ce n’est pas plus – moins ils ont droit à des soins dignes et de qualité. Car dans le même temps, le sous-effectif et les conditions de travail des soignants ne font qu’empirer. Le gouvernement baisse les dotations aux EHPAD. Et comme pour l’hôpital, avec le gros chantier de construction du nouveau Chênois, ce sont les banquiers qui sont bien soignés.

mardi 27 juin 2017

Contenu de mon intervention en questions diverses lors du dernier conseil municipal

Nous avons donc au conseil municipal de grand Charmont un élu également député. Vous nous direz comment cela va se passer le cumul étant interdit dorénavant

Je voudrais intervenir à ce sujet sur la composition de la nouvelle assemblée législative qui se vante d’avoir écarté les notables de la politique  dont l’alternance sous les étiquettes LR et PS a tenu lieu de démocratie pendant un demi-siècle. Ce n’est que partiellement vrai tant une partie de ces notables a pu se recycler en faisant allégeance à Macron.  C’est tout à fait le cas avec Denis Sommer ex PS  et Fréderic Barbier investi tous les deux par La République en Marche.

Les dirigeants macronistes se vantent d’avoir fait une large place à ce qu’ils appellent la « société civile » dans la nouvelle Assemblée nationale. Si les têtes changent la composition sociale est encore plus bourgeoise que par le passé.

Le nombre de chefs d’entreprises a doublé passant, passant de 19 à 41. Le nombre de cadres passe de 134 à 180. Soit un tiers des députés. A cela s’ajoute des avocats, des médecins et autres professions libérales, sans compter les hauts fonctionnaires. Les ouvriers sont totalement absents de l’assemblée quand la précédente en comptait….quatre ! C’est une façon de confirmer que leur société est celle des bourgeois petits et moyens, dirigé en fonction des intérêts de la grande bourgeoisie capitaliste. 

L’électorat populaire, les travailleurs les chômeurs, les retraités du monde du travail, s’est tenu largement à l’écart de ces élections.

L’abstention moyenne- déjà un record au premier tour 51.3 , plus forte encore au deuxième  56.6- dissimule la réalité sociale : dans les quartiers populaires, elle a dépassé les 60% voire les plus de 70%. Il faut ajouter aux abstentions les votes blancs et nuls, ainsi que tous ceux qui, dans les quartiers populaires ne sont même plus inscrits sur les listes électorales.

Ce n’est pas pour rien que Macron a réussi à entrainer une partie significative des politiciens de la droite. Ce dont la droite à rêver, et que Hollande a commencé à réaliser  avec la loi El Khomri, Macron se prépare à le poursuivre en démolissant ce qui dans le code du travail, protégeait un peu les travailleurs contre l’avidité patronale.

Mais Macron  a annoncé qu’il gouvernera par ordonnance, ne révélant le contenu de ses lois anti sociales qu’au dernier moment. Avec les lois El Khomri, les travailleurs ont de toute façon fait l’expérience que l’exécutif a les moyens, avec le 49.3 de passer outre la contestation parlementaire, si contestation il y a.

Ce n’est pas par des joutes parlementaires, mais par la force collective de la classe ouvrière, que l’offensive du gouvernement et du grand patronat pourra être stoppée.

L’avidité de la classe capitaliste et l’arrogance de son gouvernement provoqueront des explosions sociales.

Il ne faut pas que cette force collective soit détournée vers des voies de garage ou pire dévoyée au point d’opposer les travailleurs les uns aux autres en fonction de leurs origines ou de leur catégorie, ce que les discours patriotiques et nationalistes essayent de faire.

Je m’adresse à vous, membres du conseil municipal, mais au-delà,  au 6.7% de mes électeurs, force certes modeste mais bien réelle.

C’est pourquoi mon parti Lutte Ouvrière dont je suis le représentant élu dans ce conseil tient à rester fidèle aux intérêts de la classe des exploités et son rôle émancipateur.




lundi 19 juin 2017

Après le 2e tour des élections législatives



dimanche 18 juin 2017

PSA Trémery et Metz : Tour de France et tour de cochon

Le 4 juillet, le tour de France passera par Trémery et bloquera l'accès des salariés à l'usine PSA Peugeot-Citroën qui fabrique des moteurs.
Pour rattraper cet aléas, la direction PSA impose de faire travailler l'équipe d'après-midi jusqu'à 23h ! Elle aurait pu aussi donner congé… mais cela elle n’y a visiblement même pas pensé.
La roue de la machine à profits doit continuer de tourner. A moins que les salariés ne profitent des caméras du monde entier braqués sur eux pour dénoncer les conditions de travail qui s’aggravent pendant que les salaires restent dans les starting-blocks.

vendredi 16 juin 2017

mardi 13 juin 2017

Macron rafle la mise au Parlement, les travailleurs se défendront avec leurs armes de classe

    À en juger par les résultats du premier tour de ces élections législatives, Macron s'achemine vers une écrasante majorité à l'Assemblée nationale. Le système électoral est ainsi fait qu'il aura une majorité parlementaire à sa botte avec seulement, au premier tour de la présidentielle, 24 % des votants et 18 % des inscrits et avec une abstention record à ce premier tour des législatives !

    Macron aura donc réussi à créer une nouvelle configuration politique qui remplace les grands partis déconsidérés de l'alternance gauche-droite, en recyclant au passage un certain nombre de politiciens blanchis sous le harnais parlementaire. Il aura réussi à procurer à la bourgeoisie une équipe rafraîchie pour gérer ses affaires politiques.

    Sa personne comme son gouvernement incarnent avec arrogance les intérêts de la France possédante. Ils sont des ennemis déclarés des travailleurs et applaudis comme tels par les bien-pensants. Leur plan de « réforme du travail » est une déclaration de guerre aux salariés.

vendredi 9 juin 2017

PSA : Tout va très bien pour les marchands d'intérimaires


jeudi 8 juin 2017

Agglomération du Pays de Montbéliard : Pour les transports, un choix au mépris des salariés.



France info TV : Interview de Nathalie Arthaud

mardi 6 juin 2017

Votez Lutte ouvrière pour faire entendre le camp des travailleurs

    Dimanche prochain, nous sommes appelés à voter pour les élections législatives. Tous les grands partis bourgeois s'agitent, les vieilles écuries politiciennes comme les nouvelles. Les uns veulent nous faire croire qu'il faut absolument que Macron ait sa majorité pour gouverner. Les autres nous disent qu'ils seront une opposition qui fera rempart contre sa politique. Tous prétendent que la politique se renouvelle mais ce sont toujours les mêmes vieilles ficelles qu'ils utilisent pour nous faire croire que notre sort est au bout du bulletin de vote.

    Pendant ce temps, la bourgeoisie poursuit les fermetures d'entreprise et les licenciements. Elle mène sa guerre contre les travailleurs en aggravant les cadences, en imposant les samedis travaillés obligatoires et le blocage des salaires.

    Et le gouvernement Macron se prépare à amplifier cette guerre, à la généraliser, à donner au patronat tous les moyens légaux lui permettant de s'en prendre aux salaires, à la durée du travail, aux conditions de travail. Le plan pour « réformer le travail » que Macron veut faire passer par ordonnances est une attaque tous azimuts contre la classe ouvrière. Il prévoit de démolir les quelques limites légales à la toute-puissance patronale.

mardi 30 mai 2017

Voter Lutte ouvrière pour affirmer nos intérêts de classe

    Pendant que les médias nous amusent avec les rendez-vous diplomatiques de Macron, le gouvernement prépare son offensive contre les travailleurs. Tout est programmé. Cet été il commencera par le code du travail puis il s'attaquera à l'assurance-chômage, ensuite il s'en prendra aux retraites. Comme l'écrit le journal patronal Les Échos, « le compte à rebours a démarré ».

    Le président puis le Premier ministre ont reçu les représentants patronaux et syndicaux. La comédie du prétendu dialogue social recommence.

    Au patronat, Macron a déjà promis du solide. Les accords d'entreprise supplanteront les accords de branche et le code du travail. Les indemnités qu'un patron aura à payer en cas de condamnation aux Prud'hommes seront plafonnées. Le compte pénibilité qui fait hurler les dirigeants des PME sera suspendu.

    Aux représentants syndicaux, le gouvernement promet... de discuter et cela suffit à les amadouer. « Le président de la République est à la fois déterminé mais à l'écoute », a dit Berger de la CFDT. « Si on a une concertation, on est prêt à travailler tout l'été », a déclaré Mailly de FO. Même Martinez de la CGT a dit : « On n'est pas d'accord mais au moins, on a échangé ».

    Tous veulent négocier, mais négocier quoi ? Patronat et gouvernement ne cachent pas leur plan. Soit ils l'imposeront avec les signatures des dirigeants syndicaux, soit ils se passeront de celles-ci. Ce n'est pas autour d'une table de négociations faites pour lanterner les travailleurs qu'on peut faire reculer le patronat. C'est par des luttes, par un combat conscient, un combat impliquant le monde du travail dans son ensemble.

mercredi 24 mai 2017

PSA Sochaux : Il faut de vraies embauches

PSA recherche 1 000 intérimaires, c’est ce qu’il fait savoir à grand renfort de publicité. La campagne de recrutements d'intérimaires supplémentaires appelés à travailler chez PSA Sochaux démarre ce lundi 22 mai dans un complexe sportif situé à proximité de l’usine.

L'affiche, qui signale la rencontre de ce jour et le redémarrage des recrutements, est interrogative, « Tu viens bosser avec nous ? » et ce n’est pas de l’humour ! Une première opération baptisée « Rendez-vous recrutement » s'est déroulée dans plusieurs villes ou communes de la région.

L'objectif visé est de trouver le millier de travailleurs nécessaires dans un laps de temps de quelques mois pour lancer dès la rentrée de septembre une équipe qui travaillera les vendredis, samedis et dimanches (VSD).

Après avoir massivement supprimé des emplois, PSA fait mine de jouer les créateurs de nouveaux embauches. Mais ce recrutement ne concerne que des travailleurs en intérim, qui savent qu’une fois le pic de production passé, on les renverra à Pôle emploi, après exploitation.

mardi 23 mai 2017

Un gouvernement en marche contre les travailleurs

    En choisissant comme Premier ministre Édouard Philippe, encore lieutenant de Juppé il y a peu, puis en débauchant plusieurs autres responsables des Républicains, Macron a peut-être réussi sa manoeuvre. Après avoir réduit le PS à la portion congrue, il espère affaiblir la droite traditionnelle et aspirer une partie de son électorat. Mais ces calculs électoraux dont on nous rebat les oreilles masquent le principal. Ce gouvernement annonce clairement qu'il se prépare à prendre des mesures anti-ouvrières.

    En plaçant des hommes de droite aux ministères clés de l'économie, Macron donne des gages à la bourgeoisie, lui montrant qu'il mènera la politique qu'elle exigera de lui.

    Le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire, défendait à la primaire de la droite la réduction des indemnités chômage, les petits boulots à 5 euros de l'heure pour les allocataires de minima sociaux. Le ministre des Comptes publics, Gérald Darmanin, est un sarkozyste. Ces deux politiciens ont des convictions pro-patronales profondes et affichées.

    La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est une ancienne directrice des ressources humaines du groupe Danone et a été directrice générale adjointe chez Dassault Systèmes. Pour la seconder, Antoine Foucher, un ancien négociateur du Medef, ancien directeur des relations sociales chez Schneider Electric, vient d'être nommé directeur de son cabinet. Ceux-là sont des habitués de la lutte de classe, menée du côté patronal.

jeudi 18 mai 2017

Un gouvernement bien cuisiné, pour s’attaquer aux travailleurs

Les commentateurs s’extasient sur le savant dosage réalisé par Édouard Philippe pour la composition de son gouvernement : quelques doses de gauche libérale, une dose de droite sarkoziste mélangée à de la droite juppéiste et saupoudrée d’experts de la société civile. Mais il s’agit tout simplement d’un gouvernement anti-ouvrier.

Le ministère de l’économie est confié à Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite, dont le programme comportait la réduction des indemnités chômage et les boulots à 5 euros de l’heure pour les allocataires de minima sociaux. Il sera flanqué d’un ministre des comptes publics, Gérard Darmanin, ancien sarkoziste.

François Bayrou est payé en retour de son soutien à Macron du poste de Ministre de la Justice. Bayrou avait déjà été nommé ministre en 1995, dans le gouvernement d’Alain Juppé, le maître à penser d’Édouard Philippe. À l’époque, la politique anti-ouvrière de Juppé avait déclenché une vague de grèves inédite depuis 1968 qui avait fait fléchir le gouvernement.

Les personnalités de la société civile sont avant tout des hauts cadres dévoués corps et âme au patronat. C’est le cas de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, ancienne DRH chez Danone et directrice générale adjointe chez Dassault Système. C’est aussi le cas du ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, directeur d’une des plus prestigieuses écoles de commerce de la bourgeoisie française, l’ESSEC.

Quant aux ministres qui sortent du sérail du Parti socialiste, il n’y a aucun doute qu’ils seront solidaires des nouvelles attaques contre le monde du travail, à commencer par la future aggravation de la loi El Khomri promise de longue date par Macron.

Tout cela est sans surprise. Ces nominations ne font que confirmer l’installation au pouvoir d’un gouvernement de combat contre les travailleurs.

mardi 16 mai 2017

Les combats qui nous attendent

    Emmanuel Macron a donc nommé comme Premier ministre un politicien de droite, Édouard Philippe, maire du Havre et fidèle lieutenant d'Alain Juppé. Ce Juppé dont bien des travailleurs ont des raisons de se souvenir. En 1995, alors Premier ministre de Chirac, il s'était attaqué aux retraites et à la Sécurité sociale. Devant le large mouvement de grèves et de manifestations que son projet avait déclenché, il s'était vanté de « rester droit dans ses bottes ». Il avait dû reculer devant la mobilisation !

    Jusqu'à présent, droite et gauche se passaient le relais au pouvoir pour mener la politique anti-ouvrière voulue par le grand patronat. Cette fois-ci, elles la mèneront ensemble. Édouard Philippe mettra en oeuvre la politique annoncée par Emmanuel Macron. Ils veulent démolir le code du travail, laisser les mains libres au grand patronat pour licencier, suppriment des emplois, fermer des usines. Et ils veulent supprimer 120 000 postes de fonctionnaires.

samedi 13 mai 2017

Passation de pouvoir entre Hollande et Macron : the show must go on (le spectacle doit continuer !)



mardi 9 mai 2017

editorial des bulletins d'entreprise : Macron président : les travailleurs devront se défendre par eux-mêmes !


    Si l'échec de Le Pen dans la course à la présidence est un soulagement pour beaucoup, avec Macron à l'Élysée les travailleurs ont un adversaire déclaré de leurs intérêts.

    Certes, Le Pen ne disposera pas des moyens de l'État pour distiller le poison de la division au sein du monde du travail. Mais, avec plus de 10 millions de voix, le Front national a obtenu plus de suffrages que jamais. Fillon et Dupont-Aignan ayant été éliminés, une partie de l'électorat de droite a logiquement voté Le Pen. Mais celle-ci a aussi bénéficié des voix de nombreux électeurs des classes populaires, écoeurés par la politique menée au gouvernement par des partis qui prétendaient les représenter.

    C'est un piège mortel. Le vote pour le Front national consacre l'abandon de toutes les valeurs du mouvement ouvrier, de la solidarité entre travailleurs, de l'internationalisme et du drapeau rouge, au profit d'idées chauvines et xénophobes. Une fraction importante du monde du travail a choisi d'exprimer sa colère en se subordonnant à une extrême droite dont la nature profonde est anti-ouvrière.

lundi 8 mai 2017

Après le deuxième tour de l’élection présidentielle 2017



samedi 6 mai 2017

Alstom Belfort, Amiante : La justice donne raison au patron

18 travailleurs d’Alstom Belfort demandaient à la justice de reconnaître un "préjudice d'anxiété", pour avoir travailler dans une usine reconnue « Amiantée » comme près de 1600 autres travailleurs d’Alstom actuellement en justice.

En première instance, les juges ont estimé qu'il y avait prescription, que la plainte aurait due être déposée avant 2013. Les salariés avaient donc fait appel et réclamaient 20.000 euros en compensation du préjudice subi.

Ces anciens cadres de l'usine Alstom Belfort attendaient la décision de la cour d'appel de Besançon le Vendredi 5 Mai. Ils ont été déboutés, la cour d’appel a repris intégralement les arguments du patron et a condamné ces travailleurs à verser..... chacun, 100 euros, pour les frais de justice.

En France, d'autres actions sont en cours. Le 26 avril, la cour d'appel de Paris a condamné General Electric qui a repris l'activité d'Alstom à verser 8.000 euros à une cinquantaine d' anciens salariés du site de Saint-Ouen en raison de ce "préjudice d'anxiété".

Pendant des décennies, l’amiante a été utilisé massivement dans toutes les usines comme Alstom, souvent sans protection pour les travailleurs. La fabrication et l’usage de l’amiante sont désormais interdits ici. Il reste un scandale qui n’en finit pas : alors que les victimes de l’amiante doivent mener une bataille tenace pour obtenir justice, les industriels, et leurs complices au sein de l’État, eux, ne sont toujours pas poursuivis.

mardi 2 mai 2017

Montbéliard : Encore une famille expulsée

Au petit matin, la gendarmerie a arrêté à Bethoncourt et embarqué toute une famille originaire d’Algérie. Transférée à Paris puis à Marseille, elle a été débarquée à Alger.

Cette famille qui vit en France depuis près de quatre ans avec deux enfants scolarisés s’est battue pour rester en France. Effectuant avec le soutien d’associations toutes les démarches pour obtenir le droit d’asile, elle avait déjà été menacée au mois de mars dernier.

Une première tentative d’expulsion avait échouée, la famille s’étant barricadée, soutenue par une partie du quartier.

Ce n’est pas le seul cas : une autre famille, cette fois ci Kosovar, est également menacée d’expulsion…

La politique du gouvernement socialiste n’a rien à envier à celle de Sarkozy : dure envers les pauvres, généreuse envers les possédants.

Paris : Manifestation du 1er mai : Prise de parole de Nathalie Arthaud

lundi 1 mai 2017

Contre l'ennemie mortelle des travailleurs, et contre le valet du grand capital !

    À l'approche du second tour, les candidats recherchent des ralliements. Du côté de Macron, c'est l'union sacrée, de Valls et Hollande à Fillon et Sarkozy, en passant par le revenant Borloo ! Le Pen, elle, a prétexté l'accord avec la girouette Dupont-Aignan pour enterrer la sortie de l'euro. Si elle était élue, ses engagements sur le maintien des 35 heures ou pour une retraite à 60 ans seraient aussi oubliés : les promesses électorales d'une démagogue n'engagent que ceux qui y croient.

    La semaine dernière, pour faire croire qu'elle est une candidate du peuple, elle est allée faire des selfies avec les ouvriers de l'usine Whirlpool d'Amiens, qui doit fermer dans un an.

    Au fil des années, les effectifs de cette usine, qui comptait 1200 salariés dans les années 1980, ont fondu. La production et les cadences ont augmenté, avec ce que cela implique de maladies professionnelles et d'accidents du travail. Les ouvriers ont dû accepter les samedis travaillés obligatoires et la suppression de RTT. Les profits de Whirlpool ont atteint 850 millions l'an dernier. Contre tout cela, Le Pen n'a jamais protesté, parce qu'elle elle respecte le sacro-saint pouvoir capitaliste !

    Les mesures qu'elle propose aujourd'hui sont dérisoires. Taxer les importations ? Mais cela se traduirait par une augmentation des prix ici, et par des droits de douane à l'étranger, et donc le chômage pour les salariés français qui travaillent à l'exportation.

mercredi 26 avril 2017

PSA : Particules fines, gros profits

Après Volkswagen, Renault et Fiat, c'est désormais au tour de PSA d'être visé par des soupçons de moteurs diesels truqués. Des juges d'instruction vont enquêter sur PSA, à son tour visé par des soupçons de « tromperie » sur les dispositifs de contrôle des émissions polluantes de véhicules diesels.

Le parquet de Paris a ouvert une information pour « tromperie sur la qualité substantielle et les contrôles effectués avec cette circonstance que les faits ont eu pour conséquence de rendre les marchandises dangereuses pour la santé de l'homme ou de l'animal ».

En fait, la fraude et les truquages sont à peu près partout dans le monde patronal. Cela va de l'automobile à l'équipement des centrales nucléaires et aux étiquettes trompeuses de l'agro-alimentaire. La course au profit et la fraude, ça marche ensemble.

Manifestons le 1er mai !

Lundi 1er mai, c’est la journée internationale de lutte des travailleurs. Comme chaque année, Lutte ouvrière participera aux manifestations et appelle les travailleurs à s’y joindre nombreux pour faire entendre leurs exigences.

A Montbéliard : rassemblement à 10h devant la gare 

A Belfort : rendez-vous à 10h devant la Maison du Peuple

dimanche 23 avril 2017

Grand-Charmont : Le maire socialiste choisi de faire payer la population

Le conseil municipal de Grand-Charmont a décidé d’augmenter la taxe d’habitation qui passerait de 11.01% à 11.72%, ce qui permettrait d’augmenter la recette de cet impôt d’environ 50 000 €.

En tant qu'élu Lutte Ouvrière au conseil municipal, j'ai voté contre cette augmentation. Le maire socialiste dénonce la baisse continue des dotations de l’État, mais c’est à la population qu’il demande de payer. Il s’en prend d’autant moins à l’état que c’est un autre socialiste qui en est le chef.

Certes cela faisait 22 ans que les taux n’avaient pas augmentés et alors…… En même temps socialistes et républicain demandent le passage à 2% du budget des armées soit une augmentation des dépenses militaires de 45 milliards tous les ans.

C’est un choix de classe que de sacrifier le service public pour les profits des marchands de mort.

mardi 18 avril 2017

En votant Nathalie Arthaud, dire les exigences des travailleurs et se préparer à les imposer

    À l'approche de la présidentielle, on annonce que quatre candidats pourraient avoir des résultats proches. Si cela accroît l'incertitude sur la personne qui remplacera Hollande, il n'y a pas de doute à avoir sur la politique qu'elle mènera, qui sera dictée par les patrons des grandes entreprises et des banques.

    Avant son élection, Hollande avait dit que son premier ennemi serait la finance et qu'il la combattrait. Élu, il n'a même pas fait mine d'appliquer cette promesse. Il s'est incliné devant les exigences des capitalistes en leur versant des dizaines de milliards d'euros d'argent public. Il a fait adopter les lois Macron et El Khomri, qui ont démantelé le code du travail, facilité les licenciements, augmenté la précarité sans autant créer d'emplois.

    On comprend donc que bien des travailleurs ayant voté Hollande en 2012, désorientés, ne veuillent plus croire aux discours. Pourtant le petit jeu de la démagogie et des fausses promesses est reparti.

lundi 17 avril 2017

Hollande chez Bourgeois à Besançon : Un patron de plus qui félicite Hollande pour ses cadeaux au patronat



mardi 11 avril 2017

Changer cet ordre social qui nous mène à la guerre

    L'attaque au gaz des habitants de Khan Sheikhoun, mardi 4 avril, est une nouvelle horreur dans la guerre impitoyable que le régime syrien livre à son propre peuple depuis 2011. Cette guerre a fait 500 000 morts, 10 millions de déplacés, soit la moitié de la population, dont au moins 4 millions ont dû quitter le pays.

    Après avoir soutenu Bachar Al Assad, les grandes puissances ont misé sur sa chute quand la guerre a commencé. Les États-Unis ont soutenu des milices islamistes financées par leurs alliés, comme l'Arabie Saoudite ou le Qatar. Puis, en 2014, quand la guerre contre Daech est devenue la priorité, les États occidentaux ont misé sur le maintien d'Assad. Lorsque la Russie est intervenue dans cette guerre, ils ont émis des protestations diplomatiques, mais ont laissé faire. « Plutôt Bachar que Daech », disaient-ils. Une position que Trump lui-même rappelait il y a quelques semaines.

    Et puis, les États-Unis ont accusé le régime syrien du bombardement de Khan Sheikhoun et ils ont frappé une base aérienne. Trump prétend ainsi venir en aide aux Syriens. Quelle hypocrisie, alors qu'il a mis fin à l'accueil déjà limité des réfugiés syriens aux États-Unis ! Son souci n'est pas la protection des Syriens, mais la défense des intérêts des États-Unis dans le conflit et de montrer qu'ils y sont maîtres du jeu.

samedi 8 avril 2017

Syrie : les bombes du régime et celles de l’impérialisme

L’attaque au gaz des habitants de Khan Sheikhoun, mardi 4 avril, est une nouvelle horreur dans la guerre impitoyable que le régime syrien livre à son propre peuple depuis 2011. Une guerre qui a fait 500 000 morts, 10 millions de déplacés, dont au moins 4 millions ont dû quitter le pays.

Depuis 2011, les États-Unis, comme les autres grandes puissances, ont misé sur la chute du régime, quitte à faire financer des milices islamistes en guerre contre lui. Puis, en 2014, quand la guerre contre Daech est devenue la priorité, ils ont misé sur le maintien de Bachar Al Assad. Une position que Trump lui-même rappelait il y a quelques semaines.

Les États-Unis viennent de frapper une base aérienne syrienne, prétendument en représailles contre le bombardement de Khan Sheikhoun. Quelle hypocrisie, alors que Trump refuse d’accueillir les réfugiés syriens ! Son souci n’est pas le sort des populations mais de défendre les intérêts des États-Unis dans le conflit et de prendre date pour la suite.

Les bombes américaines n’empêcheront pas cette guerre atroce de se poursuivre. Elles ne mettront pas fin au régime syrien. Comme les bombes du régime, elles relèvent du terrorisme d’État, qui alimente en retour le terrorisme des groupes islamistes. Ce bombardement s’inscrit dans la longue liste des forfaits de l’impérialisme dans cette région, une région que les grandes puissances pillent et ravagent depuis plus d’un siècle.

Nathalie Arthaud, 7 avril 2017

Paris : Nathalie Arthaud apporte son soutien aux travailleurs de Vivarte en lutte

lundi 3 avril 2017

Pour faire entendre le camp des travailleurs, votez Nathalie Arthaud !

    À moins de trois semaines du premier tour, bien des électeurs sont indécis. L'élection présidentielle, qu'on nous présente comme celle où tout se décide, a déçu. En 2012, des millions de travailleurs avaient voté pour Hollande qui promettait de s'en prendre à la finance. Cinq ans après, les riches se portent mieux que jamais et il y a un million de chômeurs en plus.

    Les présidents passent, les fortunes bourgeoises restent et prospèrent ! Par exemple, les producteurs de lait en savent quelque chose : le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier, est devenu la 8e fortune française, avec un patrimoine passé de 4 à 10,5 milliards d'euros en quatre ans. Son frère et sa soeur possèdent également près de 4 milliards chacun. Un pactole amassé en laminant le prix du lait payé aux éleveurs, poussés vers la ruine, et en exploitant les travailleurs de l'agroalimentaire. Les Besnier ne sont pas élus. Face à la colère des éleveurs, le ministre de l'Agriculture expliquait qu'il n'avait pas le moyen de joindre Besnier... résumant ainsi le fonctionnement de notre société : les politiciens s'agitent, les capitalistes décident.

dimanche 2 avril 2017

PSA Sochaux Leurs profits, c'est notre chômage

L'effectif de PSA Sochaux vient de passer sous la barre des 9 000 salariés, il est même de 7658 salariés en CDI et CDD, si on enlève les travailleurs en congé senior toujours à l’effectif (761) et les 208 en congé de reclassement.

La baisse est continue depuis 40 ans : cet effectif était de 40 000 en 1980, 20 000 en 1995 et 10 000 en 2014... et ne signifie pas que moins de véhicules soient construits à Sochaux. Au contraire : l'intérim et les samedis travaillés explosent. Plus de boulot à l'intérieur, plus de chômeurs à l'extérieur, les actionnaires mènent une guerre sociale.

Le résultat, c'est plus de 2 milliards de bénéfices et 17 000 emplois supprimés par PSA en trois ans. Des bénéfices qui représentent l'équivalent du salaire de 50 000 ouvriers. C'est là qu'il faudra chercher de quoi arrêter l'hémorragie d'emplois et mettre fin au chômage.