samedi 31 décembre 2016

Sochaux-Montbéliard : Nos voeux pour faire reculer le chômage en 2017


vendredi 30 décembre 2016

Jacqueline Sauvage enfin libre !

          Hollande y a mis le temps, mais il a finalement grâcié totalement Jacqueline Sauvag,e qui a pu quitter sa cellule le soir même. Elle avait été condamnée à dix ans de prison pour avoir tué son mari en 2012, après avoir enduré 47 ans de violences conjugales. Ses filles avaient été violées par leur père, et son fils, battu lui aussi, s'était suicidé la veille du meurtre.

          Non seulement Hollande n'avait accordé qu'une grâce partielle en janvier 2016, mais par deux fois, les juges se sont prononcés contre sa libération anticipée.

          On ne peut que se réjouir de la fin de son calvaire judiciaire. Cette libération est le résultat du combat de son comité de soutien et des organisations féministes qui dénonçaient cette injustice, ainsi que de tous ceux qui se sont joints à leurs protestations. Si Hollande a usé de son droit de grâce, ce n'est pas grâce à lui que la situation faite aux femmes s'est améliorée. Elles n'ont aucune raison de lui dire merci.

mardi 27 décembre 2016

Des attentats que les mesures sécuritaires ne peuvent arrêter

    Il n'aura pas fallu longtemps, après l'attentat de Berlin, pour que nombre de politiciens sautent sur l'aubaine, reprennent leurs refrains habituels et rivalisent de propos réactionnaires.

    En Allemagne, l'extrême droite mais aussi des membres de son propre parti s'en sont pris à Angela Merkel en l'accusant d'avoir facilité la venue de terroristes en laissant entrer des réfugiés. En France, le FN mais aussi les politiciens de droite se sont étonnés que l'auteur de l'attentat ait pu prendre le train et passer d'Allemagne en France et en Italie. Ils en profitent pour répéter qu'il faut repousser les réfugiés et clore les frontières. Et tous d'affirmer, gouvernement compris, qu'il faut plus de mesures sécuritaires et encore plus de moyens à la police et à l'armée pour traquer les terroristes.

    Cela fait des années que l'on entend cela, sans que les mesures policières aient empêché des attentats comme ceux de Paris, de Nice ou de Berlin, et sans qu'elles aient découragé les vocations terroristes, bien au contraire.

    De tels attentats, frappant des personnes au hasard, sont ignobles. Mais aucune mesure sécuritaire n'empêchera jamais un homme décidé à semer la mort, quitte à y laisser sa propre vie, de passer les frontières pour mener à bien son projet. Tous ces politiciens le savent et ne font que tenter d'exploiter l'émotion provoquée par les attentats.

samedi 24 décembre 2016

LVMH doit payer

78 salariés du lunetier LOGO, à Morez dans le Jura, attaquent le groupe de luxe LVMH en justice, car ils le jugent responsable de la liquidation de leur entreprise.

En effet, LOGO travaillait presque exclusivement depuis seize ans pour deux marques de lunettes dont LVMH est propriétaire. Mais LVMH a retiré ses commandes, conduisant le site à la fermeture et jetant 172 travailleurs à la rue.

LVMH est le premier groupe mondial dans les produits de luxe. Ses énormes profits doivent assurer les emplois et les salaires de tous, y compris des travailleurs sous-traitants.

vendredi 23 décembre 2016

29 licenciements à Isa France (Villers le Lac) : Le père Noël est une ordure

À quelques jours de Noël, la décision vient de tomber : le tribunal de commerce a fait le choix d’Axon’ comme repreneur de d’Isa France, une entreprise horlogère de Villers le Lac en dépôt de bilan.

Axon’ est une entreprise d’électronique internationale, implantée dans une vingtaine de pays en Amérique du Nord, en Europe, en Asie… et a perçu en France une aide à la réindustrialisation de 2,2 millions d’euros.

Mais sur les 74 salariés de Villers le Lac, Axon’ s’est engagée à n’en reprendre que 45, les autres étant invités à déménager pour trouver un éventuel reclassement dans un autre site du groupe.

Quand les patrons préservent leurs profits en sacrifiant les emplois, ce sont bien des ordures, à Noël comme n’importe quand.

mardi 20 décembre 2016

Primaire du PS : les ex-ministres se bousculent pour servir les riches

    Comme pour la primaire de la droite, sept candidats se disputeront donc les suffrages à la primaire du PS. Bien malin qui pourrait dire ce qui les différencie sur le fond. Oh, comme les sept perroquets de la droite, ils nous expliquent qu'ils sont nouveaux ou qu'ils ont changé ! En réalité, tous ont soutenu Hollande en 2012 et la plupart d'entre eux ont été ses ministres. Tous sont d'accord pour gérer, de façon loyale, les affaires de la bourgeoisie.

    Sur le fond, tous assument le bilan des années Hollande, à commencer par les 41 milliards d'euros offerts aux entreprises, avec le CICE et le pacte de responsabilité, que les smicards peuvent comparer aux neuf centimes d'euro d'augmentation horaire que le gouvernement vient de leur accorder ! Les candidats du PS peuvent faire des promesses, à la manière de Hollande et « mon adversaire, c'est la finance », personne ne les croira !

    Valls, Montebourg ou Hamon savent que les élections de 2017 sont sans doute perdues, tant le PS s'est discrédité au pouvoir. L'enjeu pour eux est de se positionner dans les luttes d'influence au sein du PS, ou à l'extérieur, en vue d'échéances futures. Et chacun prétend rassembler l'électorat de gauche, mais derrière lui ! Comme ils sont identiques, chacun cherche une astuce pour se distinguer.

lundi 19 décembre 2016

Hôpitaux Belfort-Montbéliard : Urgences débordées, patients en danger


samedi 17 décembre 2016

Peugeot : le bon air de la Suisse



vendredi 16 décembre 2016

PSA -Sochaux : Toujours moins d’emplois et plus de précarité !



mardi 13 décembre 2016

Pays de Montbéliard : Aides à domicile en lutte



lundi 12 décembre 2016

La destruction d'Alep et la barbarie du monde capitaliste

    Alep agonise sous les bombes. Depuis plusieurs mois, les habitants de cette ville grande comme Marseille sont pilonnés par l'armée syrienne soutenue par la Russie. « Les rues sont pleines de gens sous les décombres. Ils meurent parce qu'on ne peut pas les sortir de là », expliquent les secouristes. Même les hôpitaux sont pris pour cible, tandis que l'armée reprend rue par rue les quartiers qui lui échappaient encore.

    Les grandes puissances se renvoient la balle. Le rôle de la Russie est certes révoltant ; et que penser de politiciens comme Le Pen ou Fillon qui font l'éloge de Poutine ! Mais Hollande et Obama sont bien mal placés pour s'indigner et crier aux crimes contre l'humanité. Car les grandes puissances ont une responsabilité écrasante dans l'évolution qui a conduit à la situation actuelle.

    Il n'y a pas si longtemps, elles soutenaient la dictature féroce d'Assad, que Sarkozy avait invité en 2008 pour le défilé du 14 juillet. Puis en 2011, lors des « printemps arabes », les dirigeants occidentaux l'ont lâché. Ils ont soutenu des milices, y compris celles d'islamistes aussi barbares que le régime. Trois ans plus tard, après que cette politique eut permis aux islamistes de prendre le contrôle d'un vaste territoire, les grandes puissances ont de nouveau changé d'orientation. Elles critiquent Assad et Poutine, mais leur laissent faire le sale boulot, tandis qu'elles-mêmes mènent la guerre contre les islamistes dans d'autres parties de la Syrie et en Irak, comme à Mossoul, aujourd'hui ravagée par des combats terribles.

mercredi 7 décembre 2016

Communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard : Le femmexit !



mardi 6 décembre 2016

Hollande renonce, Valls candidat pour la même politique propatronale

    Hollande a donc renoncé à se présenter à l'élection présidentielle. Il a commencé par vanter son action. Les travailleurs dressent un tout autre bilan ! Il s'était engagé à réduire le chômage ; il y a un million de chômeurs en plus. Il avait promis de gouverner pour les jeunes ; un quart d'entre eux sont sans emploi, et bien d'autres vont d'emploi précaire en petit boulot. Il s'était fait élire contre la finance ; il l'a servie, en multipliant les cadeaux indécents au patronat. Les seuls regrets qu'il a exprimés portent sur la déchéance de nationalité, non parce que c'est une mesure réactionnaire, mais parce que même son propre camp n'en a pas voulu. Il assume toute sa politique antiouvrière, à commencer par la loi travail. Alors, les travailleurs ne le regretteront pas.

    Valls, qui l'a poussé vers la sortie, se lance maintenant en espérant que, comme dans un scénario usé, le fait de changer de comédien relance l'intérêt du spectacle. Mais la politique de Hollande a été mise en oeuvre par Valls lui-même. L'un et l'autre ont toujours été unis par une même loyauté envers la classe capitaliste. On peut en dire autant de l'ex-banquier Macron, qui était leur ministre jusqu'à ce que, il y a trois mois, il quitte le navire pour tenter sa chance. Et de Montebourg, qui a lui aussi gouverné avec eux et a mis en oeuvre la même politique propatronale, jusqu'à ce qu'il juge que l'impopularité de Hollande desservait sa carrière.

    Valls, Montebourg, Hamon : la primaire du PS s'annonce comme un concours de beauté d'anciens ministres du même gouvernement, pour la même politique.

vendredi 2 décembre 2016

Mes interventions au Conseil Municipal du 29 novembre

Mieux que les calendriers de la Poste
Le receveur, le bien nommé, autrement dit le chef des finances publiques de Sochaux, va recevoir, comme chaque année, une indemnité de 965 € que lui a voté le conseil municipal de Grand Charmont en novembre 2016. Combien des 12 communes dépendant de la perception de Sochaux en a fait autant ? 
Pourquoi cette prime ? Le maire interrogé a répondu : « c’est ainsi, ça existait avant, quand ça n’existera plus on ne paiera plus ». 
Au moyen âge, les percepteurs saignaient le peuple, entre temps il y a eu une révolution. Aujourd’hui, c’est différent mais ça saigne toujours. 
Vote : un contre DRIANO.

Une gestion bureaucratique du logement
Les organismes logeurs NEOLIA et HABITAT 25 installés sur le quartier des Fougères à Grand Charmont et gérants plusieurs centaines de logements vont bénéficier d’un abattement d’impôt de 30% sur la valeur locative servant de base à la taxe foncière sur les propriétés bâties soit 72 328 €.
En échange les organismes logeurs devront améliorer  leurs prestations dans les quartiers prioritaires. Un montage financier bien compliqué, hors contrôle de la population, qui va occuper une brochette de fonctionnaires et des organismes logeurs qui de toute façon feront ce qu’ils veulent dans des quartiers prioritaires toujours à l’abandon.

Logement payé puis vendu, c'est du vol.
Habitat 25 peine à vendre des appartements situés rue d’Alsace quartier des fougères à Grand Charmont. C’est ainsi qu’un T2 de 44 m2, pour être vendu, est proposé à la baisse d’ 1/3 de sa valeur 2012 à 22000 €.
Les organismes logeurs, après avoir bien vécu de loyers très élevés, s’orientent aujourd’hui à la vente. Ces appartements, dits sociaux, construits dans les années 1970 ont été payés plusieurs fois par des générations de locataires. 
Ce serait justice qu’ils soient non pas vendus mais donnés à ceux qui les ont déjà payés.

jeudi 1 décembre 2016

Ma tribune pour le prochain bulletin municipal

Bienvenue aux migrants. 

 En provenance de la jungle de Calais, une vingtaine de jeunes d’origine africaine sont accueillis sur la commune de Grand Charmont ; ils veulent obtenir le droit d’asile.

L’Europe compte 510 millions d’habitants, il est mensonger de dire que la France qui est un des pays les plus riches au monde ne peut accueillir quelques dizaine de milliers de réfugiés, quand l’Allemagne en accueille plus d’un million.

 Les capitaux circulent et s’installent partout où il y a du profit à faire. Les damnés de la terre que sont les migrants, doivent avoir la liberté de circulation et d’installation.

 Bien sur les démagogues à toutes les époques ont opposés les travailleurs français aux travailleurs étrangers mais quand on cible les plus démunis, on épargne les plus riches.

Le mouvement ouvrier socialiste puis communiste a su, à chaque étape intégrer dans ses rangs les nouveaux venus, et en faire des alliés, des camarades de combat. A nous d’en faire autant aujourd’hui.

lundi 28 novembre 2016

Fillon, dans la course pour servir les riches

    Fillon a donc été choisi par l'électorat de droite, souvent bon chic bon genre, parfois vieille France, toujours bien-pensant. Il n'y avait, sur le fond, aucune différence avec Juppé, deux candidats qui ont gouverné ensemble par le passé.

    Fillon promet maintenant de faire pire que « depuis 30 ans ». Il prend pour modèle Thatcher, cette chef du gouvernement britannique qui, dans les années 1980, mena une guerre hargneuse contre ceux qu'elle appelait « les ennemis de l'intérieur » : les travailleurs et leurs organisations.

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Fillon et Gattaz
    Fillon promet, lui aussi, une saignée aux classes populaires. Il dénonce le chômage mais veut supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires, c'est-à-dire tailler dans les effectifs des écoles, des hôpitaux, des crèches et des bibliothèques de quartier. Oh, les riches ne seront pas gênés, eux, qui ont leurs domestiques, leurs cliniques privées et qui, comme Fillon, mettent leurs enfants dans des écoles privées huppées ! En revanche, la vie sera plus difficile pour les habitants des villes et des quartiers populaires, et pour ceux des campagnes.

    Fillon veut supprimer les 35 heures. Pour fixer la durée du travail, les patrons auraient toute latitude : dans chaque entreprise, ils pourraient faire un chantage aux licenciements pour imposer une hausse, avec 48 heures comme seul plafond, et sans que les salaires suivent.

lundi 21 novembre 2016

Fillon et Juppé, en compétition pour servir le grand patronat

    La France de droite, des beaux quartiers, des messes dominicales et des préjugés anti-ouvriers a donc voté, et Fillon arrive en tête, suivi de Juppé. Sarkozy est éliminé et aucun travailleur ne le regrettera.

    À entendre Fillon, Sarkozy, dont il était le Premier ministre, aurait dû mener une politique encore plus anti-ouvrière, encore plus dévouée au grand capital. Aujourd'hui, le député du très chic 7e arrondissement de Paris veut être un Thatcher français. L'électorat de droite a choisi celui qui affiche le programme le plus réactionnaire, y compris avec un catholicisme bien-pensant sur les questions de société.

    Quant à Juppé, ancien Premier ministre de Chirac, il mena aussi une politique anti-ouvrière, attaquant la Sécurité sociale et les retraites. Alors qu'il se vantait d'être « droit dans ses bottes », il dut manger son chapeau et reculer devant la vague de grèves et de manifestations massives, en 1995.
    Aujourd'hui, Fillon et Juppé sont d'accord sur la saignée à imposer aux classes populaires.

    L'un et l'autre veulent augmenter la TVA, baisser l'impôt sur les bénéfices des sociétés et supprimer l'impôt sur la fortune, autrement dit faire financer des cadeaux aux riches par ceux qui ne le sont pas.
    85 milliards de baisses de dépenses publiques, promet Juppé ; 110 milliards, renchérit Fillon. 300 000 suppressions de postes de fonctionnaires, annonce le premier ; 500 000, ajoute le second. Cela veut dire moins d'enseignants dans les écoles des quartiers populaires, moins de personnel dans les hôpitaux, moins d'employés communaux, donc moins de services utiles à la population.

lundi 14 novembre 2016

Trump président : Wall Street reconnaît un des siens

    Les élections américaines sont d'abord la défaite de Clinton et des Démocrates. Ici, on nous a répété que les États-Unis avaient résorbé le chômage. En réalité, la désindustrialisation et la paupérisation y font des ravages, depuis la crise de 2008 en particulier. Des millions de familles ont perdu leur logement et vivent parfois dans des mobil-homes. Malgré les statistiques, le chômage continue de sévir. Ceux qui trouvent du travail doivent cumuler des emplois précaires, à temps partiel, payés six ou sept euros de l'heure, pour tenter de joindre les deux bouts, souvent sans y parvenir.

    En 2008, on nous expliquait qu'avec Obama le sort des Noirs allait changer, mettant fin aux discriminations héritées de l'esclavage et de la ségrégation. Aujourd'hui, ils doivent se mobiliser pour ne plus être tués par des policiers aux préjugés tenaces et à la gâchette facile.

    L'Amérique fonctionne très bien pour ses riches, mais pas pour ses classes populaires. Clinton était la candidate du statu quo. C'est une amie des riches et des banquiers depuis toujours, et c'est notamment pour cela qu'elle a été rejetée par une partie de sa propre base.

    Trump n'est élu que par un quart de l'électorat, avec 600 000 voix de moins que la perdante, en vertu du système électoral aux États-Unis. Et on nous présente ce pays comme une grande démocratie !

mercredi 9 novembre 2016

Trump emporte l’élection ; pour les travailleurs, la guerre de classe continue

lundi 7 novembre 2016

Trump ou Clinton : le grand capital est sûr de gagner

    Qui, de Trump ou de Clinton, l'emportera ? Dans ce qu'on nous présente comme une grande démocratie, le vainqueur n'est pas forcément celui qui a le plus de voix. En 2000, avec le système des grands électeurs, George W. Bush était ainsi devenu président tout en ayant obtenu moins de voix que son concurrent. En revanche, une chose est sûre : le grand capital raflera la mise.

    Clinton est la candidate préférée des journalistes et des dirigeants politiques français. Elle l'est surtout de la bourgeoisie américaine aux yeux de laquelle elle présente toutes les garanties. Depuis 40 ans, avec son ex-président de mari, elle n'a jamais été prise en défaut de loyauté vis-à-vis des riches. Comme sénatrice puis comme ministre, elle a soutenu le renflouement des banques avec l'argent du contribuable. Elle a approuvé les guerres impérialistes en Irak et en Afghanistan. Elle s'est appuyée sur la dictature des rois du pétrole d'Arabie saoudite, sur celle des généraux égyptiens, ou encore sur l'État d'Israël contre les Palestiniens.

    Quant à Trump, il a bâti sa campagne sur le rejet du « système ». On ne saurait pourtant imaginer un candidat issu plus directement de la classe capitaliste ! Héritier, magnat de l'immobilier, multimilliardaire, il a bâti sa fortune en exploitant ses salariés et en licenciant tous ceux qui lui résistaient.

jeudi 3 novembre 2016

Migrants, chômage, police : une société en crise, malade du capitalisme

    La semaine dernière, le gouvernement se vantait d'avoir mis fin à la situation indigne des migrants de Calais. Une partie d'entre eux se retrouvent aujourd'hui dans des centres d'accueil où la population locale leur apporte souvent une aide chaleureuse, faisant preuve de l'humanité qui fait défaut à ceux qui nous gouvernent. Mais d'autres restent à Calais, harcelés par la police. Et 2000 ou 3000 d'entre eux campent à Paris en pleine rue, dans des abris de fortune, sous menace d'expulsion.

    Le démantèlement de la « jungle » n'était pas une opération humanitaire, comme le gouvernement a voulu le faire croire. C'était une opération de police, doublée d'une campagne de communication. La « jungle » de Calais faisait tache avant les élections et Hollande a voulu démontrer qu'il ne tolérerait plus de camp. Les migrants sont donc appelés à se faire invisibles ! Mais la destruction de la « jungle » n'empêchera pas nombre d'entre eux de vouloir gagner la Grande-Bretagne et de reformer d'autres campements, comme c'est le cas depuis vingt ans. Le gouvernement n'a en rien résolu la crise des migrants.

    Il est fréquent d'entendre le FN, la droite et le PS opposer les intérêts des pauvres d'ici à ceux des étrangers. Mais si le gouvernement maltraite les migrants, il attaque également les travailleurs d'ici ! L'augmentation du chômage, qui atteint près de six millions de sans-emploi, n'a rien à voir avec l'actuelle crise des migrants. Et s'il manque aussi des logements bon marché, ce n'est pas parce que le gouvernement les leur réserve. C'est parce que notre société fonctionne pour la petite minorité de capitalistes qui dirigent l'économie, et non pour la collectivité.

mardi 25 octobre 2016

Concours de démagogie autour des migrants de Calais

    Le démantèlement de la « jungle » de Calais est présenté par le gouvernement comme une « opération humanitaire ». Certes, la vie de ces milliers de migrants dans un tel bidonville, dans le froid, la boue, les rats, est inhumaine. Et peut-être une partie des réfugiés répartis dans différents centres à travers le pays y trouveront-ils un peu du répit et de l'espoir qu'ils recherchaient en fuyant leur pays, souvent au péril de leur vie. Encore faut-il qu'ils y aillent volontairement. Heureusement, malgré l'agitation xénophobe de nombreux politiciens, dans de nombreuses communes, des associations et les habitants eux-mêmes accueillent les réfugiés avec cette humanité qui fait défaut aux notables à la tête des partis de gouvernement.

    Car, dans cette affaire, le premier souci du gouvernement n'est pas d'aider les migrants, mais de les éloigner de la Manche. Depuis près de 20 ans, des migrants se pressent vers ce littoral, pour rejoindre l'Angleterre où ils ont de la famille ou dont ils parlent la langue. En vertu d'un de ces accords sordides dont les grandes puissances ont le secret, la France gère la frontière britannique, moyennant finances. Elle a disposé des centaines de gendarmes, dressé des dizaines de kilomètres de barbelés et elle construit un nouveau mur. Et comme de nouvelles « jungles » vont se reformer dans les semaines à venir, police et gendarmerie se préparent à les démanteler immédiatement. On a connu opération plus « humanitaire » !

lundi 24 octobre 2016

PSA Vesoul : Non aux licenciements déguisés !

PSA, qui continue à faire de gros profits et compte même racheter le leader de la vente en ligne de véhicules d'occasion, annonce la suppression de 2 100 emplois. 

A Vesoul, c'est plus de 100 postes qui sont menacés. Le patron cherche des salariés âgés volontaires. Mais avec ses plans seniors, PSA réduit ses effectifs en faisant supporter la charge des salaires jusqu’à la retraite par Pôle Emploi.

Le patron se prépare aussi à externaliser 195 postes au conditionnement et aux approvisionnements. PSA dit que ces secteurs ne sont pas son « cœur de métier ». C’est vrai que son « cœur de métier », c’est de faire des bénéfices en licenciant... tout en étant largement subventionné par l'État.

mardi 18 octobre 2016

PSA, menteur, profiteur et licencieur ! Gouvernement complice !

lundi 17 octobre 2016

Election présidentielle : faire entendre le camp des travailleurs

    Le premier débat des candidats à la primaire de la droite avait au moins un mérite : montrer leur hostilité à la classe ouvrière. Ils disent que la lutte des classes n'existe plus, mais ils la mènent... pour le grand capital ! Et Juppé, qu'on présente comme plus modéré, vaut bien les autres. Suppression des 35 heures ; baisse des allocations chômage ; démantèlement du Code du travail ; réduction des droits des syndicats ; report de l'âge de la retraite à 65 ans ; suppression de 300 000 à 500 000 postes de fonctionnaires ; hausse de la TVA : comme sept perroquets, ils répétaient les mesures les plus réactionnaires. Aux travailleurs et aux pauvres, ils promettaient du sang et des larmes. Pour les entreprises, des baisses massives de charges. Pour les riches, la suppression de l'impôt sur la fortune. On aurait dit sept marionnettes du Medef promettant aux millionnaires que demain, on rase gratis !

    Il faut dire que la droite ne peut pas faire moins que Hollande. Sarkozy ou Fillon veulent maintenant entreprendre ce qu'ils n'ont pas osé faire quand ils étaient aux affaires. Le PS au gouvernement, avec ses mesures favorables aux capitalistes, leur a préparé le terrain. La droite veut abaisser les charges ? Hollande, Ayrault et Valls les ont massivement réduites ! La droite veut supprimer les 35 heures ? Ils lui ont mâché le travail avec les accords de compétitivité qui permettent par exemple aujourd'hui à Smart de faire travailler ses salariés de Hambach 39 heures payées 37, en toute légalité. La droite veut démanteler le Code du travail ? La loi El Khomri a déjà supprimé de nombreux droits.

vendredi 14 octobre 2016

Renault-Nissan : les travailleurs ne se laissent pas bâillonner



jeudi 13 octobre 2016

Mandeure (Doubs) : Peugeot Scooters «se redresse», les travailleurs paient



mardi 11 octobre 2016

Trump, Clinton et le show électoral américain

    Les électeurs américains sont appelés aux urnes le 8 novembre, et nous saurons alors qui succédera à Obama pour diriger la première puissance mondiale.

    Avec Trump, les Républicains ont choisi un candidat xénophobe, misogyne et grossier, comme l'illustrent ses propos orduriers à l'encontre des femmes. Il a fait de l'hostilité aux musulmans, accusés d'être des terroristes, un fonds de commerce électoral. Il s'en prend aux Mexicains, traités de violeurs et de trafiquants de drogue, contre lesquels il voudrait construire un mur. Il prétend représenter les travailleurs blancs qui ont vu leur niveau de vie diminuer et la précarité augmenter au cours des dernières années. Mais Trump est en réalité un promoteur immobilier milliardaire, qui a bâti sa fortune sans payer d'impôts, en exploitant des travailleurs, des immigrés notamment, et en les licenciant sans ménagement. C'est une sorte de Le Pen américain, et Le Pen père et fille lui ont d'ailleurs rendu hommage : comme eux, il désigne les migrants comme des ennemis et protège les capitalistes. Il cible les pauvres et épargne les riches, dont il fait partie. Quant à son « achetez américain » protectionniste, il rappelle le « produisons français » qu'on entend si souvent ici.

dimanche 9 octobre 2016

Delle : Des propos anti-pauvres écœurants



mercredi 5 octobre 2016

Alstom Belfort : Un sursis dû à la mobilisation des travailleurs



lundi 3 octobre 2016

Mondial de l'Auto : les profits vont bien, avec la peau des salariés


    Le Mondial de l'Auto se tient ces jours-ci, et les constructeurs ont droit à de la publicité gratuite de la part des médias. On saura tout sur les bienfaits de la voiture électrique et sur l'avenir radieux de la voiture autonome, voire de la voiture volante.

    Les grands constructeurs répètent en choeur que ça va mieux. On veut bien les croire. Les ventes augmentent et de nombreuses entreprises s'attendent à battre des records.

    Il y a quatre ans, une entreprise comme PSA Peugeot-Citroën se disait au bord de la faillite. Ses dirigeants expliquaient alors, le visage grave, qu'il leur fallait fermer l'usine d'Aulnay-sous-Bois. Le ministre Montebourg avait estimé cette fermeture « inévitable », dans le département le plus pauvre de France. Et pendant que 3000 salariés étaient ainsi poussés dehors, Montebourg avait prêté 7 milliards d'euros à PSA, avec l'argent du contribuable. Aujourd'hui, PSA se vante de bénéfices énormes, 1,2 milliard au premier semestre de 2016 : les actionnaires toucheront le jackpot.

samedi 1 octobre 2016

Mes interventions lors du dernier conseil municipal

A propos de l'armement de la police municipale
La décision d’armer la police municipale, d’après la délibération que vous proposez au vote, est « que dans un contexte de menace terroriste élevée, les policiers municipaux sont aujourd’hui une composante à part entière de l’organisation de la sécurité publique ». Elle fait suite aux attentats et à la décision du gouvernement de décréter l’état d’urgence. 

La pression sécuritaire, initiée depuis longtemps par la droite et l’extrême droite, reprise par la gauche au gouvernement, vous pousse à doter les policiers municipaux de Grand Charmont d’une arme.

Prétendre lutter contre le terrorisme de cette manière est proprement ridicule. L’exemple de Nice, ville quadrillée par un nombre considérable de caméras, dotée d’une police municipale pléthorique, a été impuissante à arrêter la folie meurtrière d’un barbare animé de la volonté de tuer un maximum de gens venus assister à un feu d’artifice.

La société est minée par les guerres, les interventions impérialistes françaises à forte odeur de pétrole et de matières premières dont regorgent l’Afrique et le Moyen Orient. Et c’est les armes à la main, contre les peuples, que ce pillage existe. A tel point que le champ d’intervention des armées françaises dans le monde est l’équivalent en surface de l’Europe !

En France, un chômage de masse appauvrit et désespère des millions de travailleurs qui s’appauvrissent, pendant qu’une richesse insolente et insupportable s’accumule entre les mains d’une minorité de bourgeois que l’on retrouve à la tête des grands groupes capitalistes qui dominent le monde.

Il y a un lien entre les maux de cette société qui pourrit sur pied et qui n’offre aucun idéal à la jeunesse et ces gosses de quinze ans prêts à se faire sauter au nom d’une idéologie mortifère.

Pour en revenir à l’armement de la police municipale, elle n’est pas nécessaire. La police armée existe avec toute sa panoplie de brigades d’intervention surarmées capable d’intervenir 24h sur24 ainsi que la gendarmerie.

La police municipale dans sa mission de tranquillité publique, quand elle patrouille et assure la sortie des écoles, n’a nul besoin d’une arme à la ceinture. Ce qui manque, et c’est du domaine de la municipalité et du gouvernement, c’est du personnel médiateur avec des moyens, des éducateurs avec des moyens dans les quartiers, des employés avec des moyens affectés à l’encadrement périscolaire bref tout ce qui peut aider la population.

L’armement des policiers municipaux est une mesure démagogique à laquelle je ne m’associe pas.

Motion de Christian DRIANO sur la fermeture de l'usine Alstom de Belfort

La fermeture annoncée du site Alstom à Belfort est dans la lignée des fermetures d’usines réalisée sous la présidence de F Hollande.

 La liste est longue, (SFR, HSBC, HITACHI, PHILIPS, TILLY SABCO, GEFCO, NOYON, SERVIER, SOCIETE, GENERALE etc……), elle a produit plus d’un million de chômeurs supplémentaires depuis plus de quatre ans.

Je m’associe évidemment à l’émotion des travailleurs qui risquent de perdre leur emploi et à celui de la population belfortaine.

Je ne m’associe pas pour autant à votre motion. Elle demande à l’état d’intervenir, mais elle ne demande pas aux actionnaires d’assurer du travail par la répartition des productions sur les différents sites et encore mois de prendre sur leurs énormes profits.

Dans cette affaire l’état est comme toujours complice des grands groupes industriels. Les actionnaires qui ont le véritable pouvoir ont décidé de la fermeture, reculeront peut-être, mais au prix de quel chantage et à quelles conditions financières.

Les hommes politiques s’agitent comme pour Florange, comme pour Continental et combien d’autres encore.

Je ne fais pas parti de cette union sacrée qui va à Belfort de la droite à la gauche.

Les travailleurs d’Alstom ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Ps : En 2014 Alstom a vendu sa branche énergie à Général Electric et les actionnaires, à commencer par Bouygues, ont récupéré 3.2 milliards d’euros. Alstom a fait au total 6 milliards de profits en dix ans. Garantir les revenus des 480 salariés de Belfort lui couterait peut être 15 millions d’euros par an, une broutille.



France 2 : Les 4 Vérités Interview de Nathalie Arthaud

vendredi 30 septembre 2016

Montbéliard : L’hôpital entre les mains d’un promoteur



mardi 27 septembre 2016

Les migrants, futurs prolétaires et frères des travailleurs d'Europe

    Ce lundi, à Calais, Hollande s'est engagé à démanteler la « jungle ». Venu après Sarkozy, il était en campagne électorale et a joué la fermeté... contre les migrants. La façon dont les réfugiés sont parqués, sans même un centre d'accueil digne de ce nom, est honteuse. Après avoir souvent traversé la Méditerranée au péril de leur vie, ils la risquent pour franchir un tunnel. Pour les en empêcher, on a dressé des barbelés, on a inondé des terrains et on construit un mur. Et maintenant, le gouvernement veut les chasser. Mais aucun barbelé, aucun dispositif n'arrêtera ceux qui fuient la guerre, la dictature ou la faim : ils n'ont pas le choix. Si la « jungle » est détruite, elle se reconstituera à Calais ou ailleurs.

    Les autres politiciens ne sont pas en reste. La semaine dernière, alors que le gouvernement annonçait qu'il allait « relocaliser » les 10 000 migrants de Calais, le Front national a lancé sa pétition « Ma commune sans migrants ». Plusieurs ténors de la droite, comme Estrosi, élu président de région avec les voix du PS et du PCF, en font autant, sur le ton « ma région sans migrants ». Avec une pétition contre « la création de "jungles" sur l'ensemble du territoire », Wauquiez a pris la tête de la croisade. Il refuse les 1784 migrants que l'État veut placer dans sa région d'Auvergne-Rhône-Alpes, forte de 7,7 millions d'habitants !

    Sarkozy y est allé de son couplet ridicule sur « nos ancêtres les Gaulois ». Prêts à tout pour concurrencer le Front national, ces politiciens encouragent les plus racistes, disposés à s'en prendre physiquement aux étrangers.

mardi 20 septembre 2016

Alstom, profiteur et licencieur, gouvernement et politiciens complices

    Alstom, qui a annoncé la fermeture de son usine ferroviaire de Belfort, gagne beaucoup d'argent. Il a largement de quoi garantir tous les emplois. En 2014, l'entreprise a vendu sa branche énergie à General Electric, et les actionnaires, à commencer par Bouygues, ont récupéré 3,2 milliards d'euros. Alstom a fait au total 6 milliards d'euros de profits en dix ans. Garantir les revenus de ses 480 salariés de Belfort lui coûterait peut-être 15 millions d'euros par an, une broutille. Mais pour ces capitalistes, ce qui compte, c'est d'augmenter encore les dividendes. Quitte non seulement à supprimer des emplois, mais aussi à frapper l'économie de toute une ville.

    Ce groupe mondial a un carnet de commandes de 30 milliards d'euros et se vantait récemment d'avoir décroché d'énormes contrats aux États-Unis et en Inde. Il fait dépendre la survie de l'usine de Belfort d'éventuelles commandes. C'est scandaleux. L'emploi et la vie des salariés n'ont pas à dépendre des aléas du marché. C'est aux actionnaires de les assumer. Pendant la contestation de la loi El Khomri, on a entendu tous les politiciens bourgeois - FN compris - parler de « prise d'otages » de la part des cheminots ou des salariés des raffineries. Aujourd'hui, pas un ne dénonce la direction d'Alstom et la cupidité de ses actionnaires !

    Devant l'émotion, le gouvernement s'agite. Ce qui le préoccupe, ce ne sont pas 400 ou 500 chômeurs de plus : depuis qu'Hollande est président, leur nombre a augmenté d'un million ! Ce qui l'inquiète, c'est l'effet produit sur l'électorat. Alors, il essaie de faire croire qu'il a la main. Il a déjà arrosé Alstom d'argent public, en prenant une part du capital en 2014 et en la faisant bénéficier d'aides généreuses (CICE, Crédit impôt recherche) et de baisses de charges. Tous ces cadeaux ont été faits sans aucune contrepartie de la part des actionnaires, qui restent libres de licencier comme ils l'entendent. Lundi dernier, Hollande assurait que « tout sera fait pour maintenir le site de Belfort », mais la direction confirmait la fermeture de l'usine au personnel. On ne saurait mieux voir ainsi qui dirige et qui brasse du vent.

jeudi 15 septembre 2016

Alstom Belfort : non à la fermeture !



mardi 13 septembre 2016

Servir de marchepied à un politicien bourgeois ou faire entendre le camp des travailleurs ?

    Appels à rejoindre la manifestation du 15 septembre contre la loi El Khomri, dénonciation des licenciements chez SFR ou encore de la fermeture de l'usine Alstom de Belfort programmée pour 2018... Les militants du PCF qui ont animé la fête de L'Humanité lui ont donné, comme chaque année, un caractère ouvrier et militant.

    Mais si les problèmes du monde ouvrier sont au coeur des préoccupations de beaucoup de militants, on ne peut pas en dire autant de la direction du PCF. Ce qui la préoccupe, ce sont les problèmes... de la gauche.

    Alors que de plus en plus de travailleurs ont compris qu'ils avaient autant d'ennemis chez les politiciens de gauche que chez ceux de droite, que leur dit la direction du PCF ? Qu'il faut rassembler la gauche et lui trouver un candidat unique !

    Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, est prêt à soutenir ce candidat, sans même exiger de lui quoi que ce soit pour les travailleurs. Il le voit même parmi les Montebourg, Duflot, Hamon, tous anciens ministres de Hollande.

    A-t-il oublié qu'ils ont tous été les exécutants de la politique de Hollande ? Qu'ils ont applaudi au pacte de responsabilité et à tous les cadeaux patronaux ? Qu'ils se sont félicités des accords de compétitivité imposés aux travailleurs à coups de chantage patronal ? Les ouvriers, ceux qui ont perdu leur emploi, eux, ils ne l'oublient pas !

lundi 5 septembre 2016

Les perspectives électorales du PCF : une impasse pour les travailleurs

    Le week-end prochain, la Fête de l'Humanité rassemblera un large public populaire. Que des dizaines de milliers de militants et de bénévoles s'activent à sa réussite montre que, quoiqu'en disent les pseudo-experts qui ont enterré dix fois le PCF, il garde une implantation dans les classes populaires. Car bien des travailleurs, bien des jeunes ne se résignent pas à la domination du grand capital.

    En revanche, la politique menée aujourd'hui par la direction du Parti communiste a tout pour déboussoler ceux qui regardent vers lui. Dans ce début de campagne présidentielle où on n'entend que les candidats potentiels de la droite, du FN ou du PS, le PCF ne propose que... l'unité à gauche. Un nombre croissant de travailleurs en ont pourtant assez de cette fausse opposition gauche-droite, qui ne correspond à rien, alors que la gauche mène au gouvernement la même politique que la droite. Pierre Laurent a cependant expliqué lors de l'université d'été du parti que « l'urgence est à construire un chemin commun ». Cette unité est proposée aux anciens ministres PS Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, à l'ancienne ministre écologiste Cécile Duflot, ou encore à l'ex-PS Jean-Luc Mélenchon. Comme si ces gens-là voulaient défendre les intérêts des travailleurs !

    Avant de devenir des critiques de Hollande, Montebourg, Hamon et Duflot ont appartenu à un gouvernement qui a accordé des dizaines de milliards d'euros aux entreprises (CICE et pacte de responsabilité). Ou qui a fait adopter l'ANI « sur la sécurisation de l'emploi », qui légalisa en 2013 les accords de compétitivité dans les entreprises, pour le plus grand bonheur des patrons.

dimanche 4 septembre 2016

PSA – Sochaux : Une poudre irritante empêche de gratter



lundi 29 août 2016

Le PS roule à droite, et la droite double sur l'extrême droite

    La rentrée a donné le coup d'envoi de la campagne présidentielle. À droite, tous les candidats se sont jetés dans l'arène de la primaire. Les sorties de Fillon contre les « mis en examen » et « ceux qui ne devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs » visent ouvertement Sarkozy et marquent le début du pugilat.

    Les responsables de droite en appellent à s'abstenir de toute attaque personnelle et demandent un débat d'idées. Mais cette primaire ne peut être qu'un combat de coqs puisque sur le fond, ils partagent les mêmes idées.

    Ils sont tous d'accord pour reculer encore l'âge de la retraite. D'accord pour considérer que les salariés ne travaillent pas assez et qu'il faut mettre fin aux 35 heures. D'accord pour dire que les fonctionnaires sont trop nombreux, et les chômeurs trop bien traités. D'accord pour baisser les impôts patronaux et faire reculer les services publics.

    Leurs différences sont purement tactiques. Juppé parie sur un rassemblement du centre et de la droite. Sarkozy, lui, veut exploiter la peur des attentats, les amalgames et les préjugés contre les musulmans et les immigrés en renchérissant dans les domaines sécuritaire et identitaire.

    Pour mieux flatter l'électorat qui lorgne vers le FN, Sarkozy a intégré dans son programme l'intégralité de celui de Le Pen. Il se positionne, entre autres, pour la suspension du regroupement familial, pour la remise en cause du droit du sol, pour l'interdiction du voile dans l'espace public, et même pour une loi contre le burkini. Comme si la lutte contre le terrorisme dépendait de l'interdiction de cette tenue de bain !

mardi 23 août 2016

Quand les politiciens ont besoin d'un burkini pour cacher leur impuissance

    Il a suffi d'une bagarre sur une plage de Corse, pour un motif tout autre, pour que le monde politique ne parle plus que du burkini, ce costume de bain couvrant tout le corps. Des maires l'ayant interdit, les politiciens de droite ont surenchéri. Et comme si la tenue à adopter sur les plages était devenue la grande question du moment, Valls a dit comprendre cette interdiction.

    Le burkini est, comme le voile, le signe d'une soumission imposée aux femmes, en vertu de prétextes religieux qui voudraient qu'elles se couvrent en toutes circonstances sauf devant leur mari, seigneur et maître. Cela fait partie des comportements et des préjugés à combattre, bien plus chez les hommes que chez les femmes, mais cela ne se résout pas à coups d'interdictions sur les plages. Sauf que justement, les droits des femmes ne sont le problème ni de ces maires ni de Valls.

    Les principaux candidats, déclarés ou non, à la présidentielle, sont en pleine concurrence. C'est à qui promettra plus de sécurité, plus de "lutte contre le terrorisme", en particulier depuis l'attentat de Nice. Ils n'hésitent pas à laisser entendre que tous les musulmans sont suspects d'autant que l'organisation "État islamique", qui impose sa dictature en Syrie et en Irak, a salué en héros l'auteur de cet attentat odieux.
    En réalité, tous ces politiciens n'ont rien dans leur besace. Le terrorisme, c'est la politique de l'État français lui-même qui l'entretient, même s'il n'est pas le seul. Ce sont ses interventions militaires, son appétit pour les richesses de l'Afrique ou du Moyen-Orient, sa collaboration avec les pires dictatures, son mépris des peuples, qui font le terreau où pousse le terrorisme. Ni l'état d'urgence, ni le déploiement policier, ni bien sûr les surenchères ridicules à propos de femmes qui se baignent tout habillées, n'empêcheront cette guerre de se manifester aussi sur le sol français, de façon imprévisible.

lundi 8 août 2016

Jeux Olympiques : spectacle, paillettes et réalité sociale

    Plus de trois milliards de téléspectateurs auraient assisté à la cérémonie d'ouverture des JO à Rio : paillettes, samba, feu d'artifice, défilé de vedettes. Peu importe aux organisateurs de ce grand cirque médiatique que le Brésil sombre dans une grave crise économique, doublée d'une crise politique. Peu leur importe qu'une majorité de Brésiliens s'oppose aux Jeux et que la torche olympique ait été, par endroit, sifflée dans les rues de Rio. Peu leur importe que des milliers de pauvres des favélas aient été jetés à la rue sans être relogés pour faire place aux stades, aux routes pour les desservir, aux parkings. Peu leur importe que l'État de Rio, déjà en faillite, soit incapable de payer la facture qui sera inévitablement présentée à la population, déjà frappée par la crise économique. Peu leur importe que les policiers et les militaires déployés dans les rues le soient moins pour protéger la population contre un éventuel acte terroriste que pour protéger le cirque médiatique contre la population. Peu leur importe tout cela : que le spectacle continue ! Que les téléspectateurs soient arrosés d'images de ce formidable support de publicité qu'est l'évènement sportif le plus regardé au monde !

    Lorsqu'il a été désigné pays organisateur de ces jeux, le Brésil était présenté comme un « pays émergent », un de ces grands pays pauvres qui étaient en croissance et dont on prétendait qu'ils étaient susceptibles de tirer l'économie capitaliste en crise vers la reprise. Mais, depuis, la crise a frappé le Brésil, avec d'autant plus de violence que les taux de croissance spectaculaires n'ont profité qu'à la bourgeoisie locale et surtout aux grandes entreprises multinationales. La croissance n'a que très peu amélioré le sort des classes exploitées, mais l'effondrement les atteint de plein fouet.

    Malgré le clinquant de la classe privilégiée, le Brésil reste un pays sous-développé, marqué par les inégalités, miné par la corruption. La vitrine que sont censés être les JO ne montre pas seulement les performances sportives ou des images de carte postale des plages de Copacabana. Elle montre des hébergements insalubres même dans le village olympique, les détritus flottant dans la baie où doivent se dérouler les épreuves nautiques. Combien d'argent détourné par de petits margoulins de la bourgeoisie, combien pour arroser les responsables politiques à différents niveaux ? Et surtout, combien d'encaissé par les entreprises du BTP qui ont construit les stades, le village olympique, le métro et les autoroutes ? Et combien par les banques, les compagnies d'assurance, qui sont derrière ?
    C'est le sport et ses performances qui font vendre, mais ce sont des milliers de bourgeois grands et petits qui encaissent. Et la majorité pauvre de la population du Brésil qui payera.

vendredi 5 août 2016

Le bal des hypocrites

    Les grands partis n'ont pas encore désigné leurs candidats à l'élection présidentielle et leurs porte-parole sont en vacances les pieds dans l'eau, mais l'on sait déjà sur quoi portera leur campagne : prétendre lutter contre le terrorisme en affirmant bruyamment tout et n'importe quoi.

    Ils prétendent tous combattre le terrorisme. Mais ils ne le combattent pas, ils le nourrissent. La première réaction de Hollande à l'attentat au camion à Nice a été d'intensifier les bombardements sur la Syrie. Comme si écraser sous des bombes des hommes, des femmes, des enfants en Syrie pouvait empêcher qu'ici, en France, d'autres Nice se reproduisent ailleurs ! La mort semée au Moyen-Orient n'a pas empêché deux jeunes crapules d'égorger un curé à Saint-Étienne-du-Rouvray.

    Quel que soit le cheminement individuel de chaque apprenti terroriste, leur violence criminelle se nourrit de la violence à bien plus grande échelle des États, ceux de la région et plus encore des grandes puissances impérialistes rivales, leurs intrigues diplomatiques, leurs interventions armées, ici pour mettre la main sur le pétrole, là sur l'uranium, ailleurs pour piller les richesses d'un pays pauvre et partout pour vendre des armes à des dictateurs contre leur propre peuple.

    Tous les hauts serviteurs de la bourgeoisie en compétition pour la présidence de la République, de la gauche gouvernementale à l'extrême droite, se posent en défenseurs de la veuve et de l'orphelin. Ils ne le sont pas. Pas seulement parce qu'au Moyen-Orient, les Mirage envoyés par la France contribuent à faire des veuves et des orphelins. Mais aussi parce qu'ici même, en France, leur démagogie sécuritaire ciblée accroît les tensions entre communautés, installe la suspicion, fait des musulmans, des Arabes et plus généralement des migrants d'hier et d'aujourd'hui des boucs émissaires. Et il ne suffit pas d'inviter des musulmans à une messe catholique ou l'inverse pour que s'arrêtent le racisme, la xénophobie et la méfiance qui pourrissent la vie sociale.

jeudi 4 août 2016

Techno-Vert (Belfort-Montbéliard) : Manœuvres patronales sur le chantier du Nouvel Hôpital



mardi 19 juillet 2016

L'attentat de Nice et ceux qui exploitent l'émotion

    Le tueur de Nice était-il un déséquilibré aux pulsions morbides ou un radicalisé de fraîche date ? S'est-il réellement inspiré des appels au meurtre du groupe État islamique ? On ne le saura peut-être jamais et cela ne change rien.

    Qu'il l'ait voulu ou non, son acte a pris une signification politique parce que foncer dans une foule, écraser enfants, femmes, hommes en voulant faire le plus de morts possible, correspond à la politique voulue par Daech qui a d'ailleurs fini par revendiquer l'attentat.

    Cette organisation terroriste veut dresser un mur de haine dans la population. Elle mise sur les frustrations, les injustices et le racisme qui existent dans le pays pour recruter. Et qu'entend-on du côté du FN et de la droite ? Des propos à l'emporte-pièce et des amalgames entre les attentats, l'islam et l'immigration qui vont exactement dans le sens recherché par Daech.

    Il est stupide et répugnant d'opposer les immigrés ou les musulmans à la population dite « française » quand on sait qu'à Nice, le terroriste a frappé indistinctement, sans faire cas de la religion ou de l'origine de ceux qui étaient sur sa route.

    Le Pen avec son obsession anti-islam, Sarkozy avec son « identité nationale », jusqu'à Hollande et Valls qui prônaient il y a peu la déchéance de nationalité pour les binationaux, tous ont contribué à alimenter un climat délétère. D'une manière ou d'une autre, ils ont tous défendu l'idée qu'il fallait plus de frontières et moins d'immigration.

    Les réflexions racistes, les appels aux immigrés à « rentrer chez eux » qui s'expriment ouvertement depuis l'attentat sont la conséquence de la démagogie passée et présente de ceux qui se prétendent des « responsables politiques ».

vendredi 15 juillet 2016

Un attentat monstrueux



mercredi 13 juillet 2016

Famille Peugeot, ce n’est pas la crise pour tout le monde



lundi 11 juillet 2016

Continuer de faire entendre le camp des travailleurs

    Hollande a profité de l'Euro de Football pour pérorer sur « l'amour », « la joie », « le rassemblement » et « l'union nationale ». Comme si l'engouement autour des Bleus pouvait faire disparaître la colère sociale qui existe dans le pays !

    Quand Hollande mouille le maillot, c'est pour faire équipe avec le patronat et attaquer les droits des travailleurs, et ça, ça ne s'oublie pas.

    La loi El Khomri a fait tomber les masques. Y compris pour ceux qui avaient encore espoir en lui, le gouvernement est apparu pour ce qu'il est : un gouvernement de combat contre les exploités, un gouvernement qui les méprise et se moque de leurs problèmes.

    Des centaines de milliers de salariés ont exprimé leur opposition quatre mois durant. Il y a eu des pétitions, des grèves, une douzaine de journées d'action nationales. Comment a répondu le gouvernement ? Par des mensonges et du chantage, en essayant de minimiser et de discréditer la contestation et en usant de l'intimidation et de la répression.

    Pour finir, comme il était incapable de dégager une majorité à l'Assemblée, il est passé en force en recourant à l'article 49-3. Avec la loi El Khomri, le gouvernement a fait une spectaculaire démonstration de servilité vis-à-vis du patronat et de mépris envers les travailleurs.

    Oui, les travailleurs ont besoin d'unité et de rassemblement, mais entre eux, sur des bases de classe. Et c'est ce que la mobilisation contre la loi Travail a commencé de faire.

vendredi 8 juillet 2016

PSA Sochaux : Les nuits debout : ras le bol !



jeudi 7 juillet 2016

Valls dégaine l’article 49.3 pour mieux servir le patronat



mardi 5 juillet 2016

Le 5 juillet et après, la lutte doit continuer

    Alors que, le 5 juillet, la loi El Khomri doit revenir à l'Assemblée, le gouvernement Hollande-Valls a averti que, pour lui, il n'est pas question de l'amender. Il menace de recourir une nouvelle fois à l'article 49.3 de la Constitution pour la faire adopter sans vote.

    Même si quelques articles auront été changés, le gouvernement veut maintenir ce qui, pour lui, est essentiel dans cette "loi Travail" : elle permettra à un patron d'imposer, dans son entreprise, des conditions en retrait sur ce que prévoient le code du travail et les conventions collectives. Le gouvernement dit que ce sera plus démocratique et près des réalités. Mais tout salarié sait que dans son entreprise un patron dispose des moyens de pression pour imposer un accord à ses conditions, ne serait-ce qu'en faisant le chantage à l'emploi.

    Hollande et Valls considèrent que ce point est essentiel parce qu'il est essentiel pour le patronat, qui leur a dicté ce texte. Avec la possibilité de faire leur propre loi dans l'entreprise, les patrons veulent pouvoir fixer les horaires, les salaires et poser leurs conditions sans être limités par les quelques contraintes de la loi actuelle.

    La majorité de la population rejette la loi El Khomri, tout comme l'écrasante majorité des travailleurs. Depuis quatre mois, ils ont été des centaines de milliers à manifester contre elle, avec le soutien et la sympathie de tous les autres. Cela n'empêche pas ce gouvernement de vouloir la faire passer coûte que coûte, quitte à l'imposer aux députés qui voudraient lui apporter quelques aménagements et quitte à achever de se déconsidérer aux yeux de ceux qui l'ont élu.

jeudi 30 juin 2016

Loi travail adoptée au sénat, la lutte continue !



lundi 27 juin 2016

Brexit : le bal des démagogues

    Le référendum organisé au Royaume-Uni a donné une majorité pour quitter l'Union européenne. C'est une victoire pour tout ce que la Grande-Bretagne et l'Europe compte de réactionnaires anti-immigrés, de nationalistes et de souverainistes. Et il suffit de voir la mine réjouie d'une Marine Le Pen pour comprendre que cela ne va pas dans le bon sens.

    Dans ce référendum, les intérêts des travailleurs n'étaient représentés ni par un camp, ni par l'autre. Le camp du « in » défendait l'appartenance à une Europe faite pour les capitalistes et les banquiers. Les travailleurs conscients d'avoir affaire à une caste politique et à des institutions qui n'ont jamais été de leur côté ne pouvaient pas l'approuver.

    Mais se ranger dans le camp du Brexit revenait à conforter le vote anti-immigration et raciste et à cautionner les calomnies déversées sur les immigrés accusés de profiter des aides sociales et de prendre l'emploi des Britanniques. C'était, dans les deux cas, un mauvais choix.

    Le monde ouvrier a déjà perdu beaucoup car la campagne pour le Brexit a aggravé les divisions qui opposent les travailleurs britanniques aux travailleurs européens ; les immigrés de longue date à ceux récemment arrivés. Cette évolution réactionnaire est un danger qui menace tous les travailleurs d'Europe.

samedi 25 juin 2016

Brexit or not Brexit, prolétaires de tous les pays, unissons-nous !



mercredi 22 juin 2016

Face aux menaces gouvernementales, manifestons le 23 juin


PSA roule les travailleurs, l’État roule pour PSA