mardi 30 décembre 2014

BFMTV : Interview de Nathalie Arthaud, Sur la situation en Grèce

Pour une « bonne santé », ne comptons pas sur le gouvernement !

Avec le mouvement de grève des médecins, les vœux de « bonne santé » prendront, cette année, une signification toute particulière. Car, oui, notre système de santé est en train de craquer par tous les bouts. Pour les médecins, la loi santé de Marisol Touraine, en particulier, la généralisation du tiers payant est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Le tiers payant serait une bonne chose, un soulagement, car avancer 23 euros est un obstacle pour nombre de familles. Mais, une fois de plus, le gouvernement cherche à redorer son blason avec une mesure populaire sans que cela lui coûte quelque chose. Et tout retombera sur le dos des médecins.

Parmi eux, il n’y a pas que des spécialistes des dépassements d’honoraires et des sommités qui se font grassement payer. Il y a aussi les médecins traitants qui enchaînent des journées de 9 ou 10 heures et sont seuls à tout gérer. Ils craignent, en devant se faire payer par la Sécurité sociale et les quelque 300 mutuelles, des retards de paiements et un surcroît de travail administratif. Et on peut les comprendre !

Qui n’a pas été confronté aux erreurs ou aux retards de paiement de la Sécurité sociale ? Les problèmes rencontrés par les nouveaux retraités de Nord-Picardie ou du Languedoc-Roussillon pour toucher leur pension montrent assez que l’État ne donne pas aux organismes sociaux les moyens de fonctionner correctement. Alors, que les médecins traitants refusent de faire les frais d’un système qui marche de plus en plus mal est légitime.

samedi 27 décembre 2014

Faurecia primée à « Magouilles Bourse »

Le groupe Faurecia vient d’être condamné à 2 millions d’euros pour avoir tripatouillé il y a deux ans et demie la communications de ses comptes pour influencer les cours de la bourse.

Le PDG qui était à la manœuvre est lui condamné a payer 100 000 €. Dans la jungle des marchés aux bonnes affaires, il arrive donc que certains se fassent prendre la main dans le pot de confitures et être condamné.

Ils ne passeront pas les fêtes en cellule, en attente d’être jugés. L’entreprise paiera peut être, le PDG touchera une prime équivalente.

Le groupe, un des plus profitable, continuera a arroser ses actionnaires et ......à licencier.

lundi 22 décembre 2014

Oui, il faut libérer la société... de la dictature patronale !

Les fêtes n’empêchent pas le gouvernement, ses ministres et le patronat de réfléchir à leurs projets. Dernier exemple, le ministre du Travail Rebsamen a déclaré : « S’il faut allonger la durée de cotisation pour accéder à une retraite à taux plein, eh bien nous le ferons ».

Ce ministre se spécialise dans le lancement de ce genre d’idées. Comme il y a quelque temps lorsqu’il a proposé de renforcer les contrôles sur les chômeurs, il dit tout haut ce que le gouvernement pense tout bas. Celui-ci a démenti qu’une nouvelle mesure sur les retraites soit envisagée, mais qui peut se fier à sa parole ?

Dès maintenant, beaucoup ne peuvent plus espérer avoir une retraite à taux plein sans devoir travailler bien au-delà de 62 ans. L’âge de départ effectif va encore augmenter, du fait de l’augmentation de la durée de cotisation exigée. Déjà de plus de 41 ans, elle doit arriver à 43 ans. Ce que le ministre a rappelé, c’est que cette durée pourrait augmenter encore plus, sous prétexte de déséquilibre financier des caisses de retraite. Cela est prévu dans les réformes des retraites de Sarkozy et de Hollande.

Qui se rappelle encore que le candidat Hollande avait parlé de ramener l’âge de la retraite à 60 ans ? Non seulement son gouvernement ne l’a pas fait, mais il pourrait reculer encore cet âge, car c’est ce que demande le patronat, et Valls et Hollande ne lui refusent rien. Toute leur politique le montre.

Ainsi au 1er janvier, le Smic n’augmentera que de huit pauvres centimes sur son taux horaire, soit 12 euros brut par mois et à peine plus de 8 euros net. Rattraper un peu le retard des bas salaires, cela aurait fait protester les patrons, et ce gouvernement ne le veut pas. Au contraire, sa nouvelle loi veut répondre à tous leurs désirs.

dimanche 21 décembre 2014

Un mouvement de colère serait salutaire.

« En route vers le chômage » titre l’Est Républicain du samedi 20 Décembre à propos de la disparition programmée pour 2015 des essayeurs de Peugeot Scooters à Beaulieu Mandeure, entreprise qui vient d’être vendue au fabriquant indien Mahindra.

36 % des postes sur environ 500 sont classés « sensibles », autrement dit sur un siège éjectable, soit 174 postes amenés à disparaître. La direction Peugeot de l’usine continue à restructurer, laissant les travailleurs en proie à l’angoisse.

Il faudra un mouvement de colère salutaire, seul moyen de faire reculer ces patrons qui vendent leurs usines à la découpe.

samedi 20 décembre 2014

Faites payer les pauvres, ils ne sont pas riches, mais ils sont nombreux !

Au moment où les professions les plus riches battent le pavé et pleurent la misère, les restaurants du cœur font le plein de pauvres.

Les élus de l’agglomération du pays de Montbéliard (PMA) ont augmenté les tarifs de transport en commun. Ainsi, les plus pauvres, ceux qui ont la couverture maladie universelle, vont avoir une carte de transport Tempo qui va passer de 7,5 € à 9 €, soit +20%. Il en sera de même pour les cartes familiales Tribu qui vont progresser annuellement de 6 %.

Il ne sera pas dit qu’à la veille des fêtes de fin d’année, les plus pauvres ont été oubliés.

mardi 16 décembre 2014

Les terrassiers du patronat

L’achat par PMA (Pays de Montbéliard Agglomération) de 23 hectares appartenant à Peugeot est en cours. Les politiciens PS et UMP locaux et régionaux, souvent les mêmes, s’invitent à jouer les promoteurs et les terrassiers.

Peugeot encaisse la vente et PMA finance l’installation des sous traitants. Qui dit mieux ? Il s’agirait d’aller vite pour installer des fournisseurs et sous traitants de Peugeot sur zone. Ainsi des millions d’euros par dizaines (et là ils n’en manquent pas) pris sur les fonds publics et garantis par des emprunts vont être investis pour des terrains et bâtiments mis a disposition du patronat.

Pour mieux vendre leurs services, les élus promettent la création de 200 emplois !!!

Ceci après que Peugeot ait fermé ses ateliers de mécanique et supprimé les 600 emplois qui allaient avec, sur les mêmes terrains et sans que les politiciens locaux n’aient rien trouvé a redire.

lundi 15 décembre 2014

Loi Macron : tout pour les patrons

« Une loi pour la croissance et l’activité », voilà comment Valls et Hollande présentent la loi Macron. Ils n’ont décidément pas peur du ridicule. Ni l’ouverture de lignes de car nationales, ni la libéralisation des professions d’avocat ou de notaire ne relanceront l’économie. Quant à vendre plus aux touristes le dimanche, cela fera surtout le bonheur de quelques grands magasins.

Plus cynique encore, ils vendent la loi Macron comme une « loi de progrès et de liberté ». Cette loi programme la quasi-disparition des inspecteurs du travail. Elle « simplifie » encore les procédures de licenciements collectifs, ce qui signifie que les travailleurs auront moins de droits, moins de recours, moins de temps pour défendre leurs intérêts. Et le gouvernement prétendument socialiste ose parler de progrès !

Au prétexte de réduire les délais d’attente aux Prud’hommes, la loi prévoir de renforcer le rôle des juges professionnels au détriment des conseillers prudhommaux, suspectés d’être trop favorables aux salariés puisque, dans 60 % des cas, ils leur donnent raison. Ce sera certainement un progrès pour le patronat, pas pour les travailleurs !

Après les reculs imposés par la réforme des retraites, après la loi sur la flexibilité qui a donné les coudées franches au patronat dans les entreprises, après les cadeaux du pacte de responsabilité que nous paierons tous, le gouvernement continue de démolir les droits des travailleurs les uns après les autres.

vendredi 5 décembre 2014

C'est Noël avant l'heure pour les actionnaires de PSA

Lors de la remise des médailles du travail, Alain Chrétien, le député Maire de Vesoul, s’est félicité du cadeau de 1.5 millions d’euros fait à PSA par la communauté de communes , en rachetant des terrains pour « fournir du cash ».

Il se dit prêt à recommencer si PSA, qui veut compacter ses sites, lui demande. 

Utiliser l’argent public pour gaver les actionnaires de PSA, les dizaines d’intérimaires licenciés et les travailleurs qui subissent du chômage apprécieront.

Peugeot : une famille en or!

Le magazine économique suisse « Bilan » a révélé le classement des plus grosses fortunes réfugiées dans ce paradis fiscal qu’est la suisse.

Toujours en bonne position, la famille Peugeot accroche la 8 ème place. Le montant de son magot est estimé entre 1.7 et 2.5 milliard d’euros.

Seulement estimé, car chez ces milliardaires les comptes doivent être divulgués à la louche et en toute opacité, sinon à quoi cela servirait il d’aller planquer son fric dans un paradis fiscal. Et on peut imaginer que d’autres paradis accueillent la fortune des centaines des rejetons de la famille qui se reproduisent depuis un siècle.

Ceci n’empêche pas le groupe PSA de se déclarer en difficulté, au bord du dépôt de bilan, pour mieux profiter des fonds public que les gouvernements se chargent de drainer dans les coffres de la famille.

mardi 2 décembre 2014

C’est le grand patronat qu’il faudra jeter à la rue

On aura tout vu, voilà que le patronat organise une semaine de « mobilisation » ! Gattaz, le représentant du Medef, qui regroupe des grands patrons comme Pinault, Arnault ou Dassault, parle, sans rire, de la « souffrance des patrons ».

On imagine combien les fins de mois doivent être difficiles pour ce grand patronat qui se partage les dividendes des grands groupes. On imagine la souffrance des grands actionnaires de L’Oréal qui doivent se contenter des 2,9 milliards de profits nets quand la BNP Paribas en affiche 4,8 et Total 8,4 !

Quant au PDG de Sanofi qui a gagné 8,6 millions d’euros en 2013, soit 500 années de Smic, et Bernard Arnault, le patron de LVMH appointé à 8 millions, on les voit bien dénoncer les hausses d’impôts autour d’un repas à quelques centaines d’euros.

Ces « malheureux » ne se donneront tout de même pas la peine de manifester. Le Medef ayant prévu de s’en tenir à un meeting et une pétition, il n’y a aucune chance de croiser Arnault ou Pinault dans la rue. Il faut dire qu’ils n’ont pas besoin de défiler, puisque ce sont les ministres qui défilent à chacune de leurs réunions, et qu’ils peuvent s’inviter comme ils veulent à l’Elysée.

Non, ceux que l’on a vu battre le pavé, ce sont les petits patrons, ceux du bâtiment ou de la métallurgie, qui ont répondu à l’appel de la Confédération générale des PME. Autrement dit, le grand patronat a réussi à mobiliser derrière sa cause la grande masse des petits patrons qu’il est en train d’étrangler.