mardi 30 décembre 2014

BFMTV : Interview de Nathalie Arthaud, Sur la situation en Grèce

Pour une « bonne santé », ne comptons pas sur le gouvernement !

Avec le mouvement de grève des médecins, les vœux de « bonne santé » prendront, cette année, une signification toute particulière. Car, oui, notre système de santé est en train de craquer par tous les bouts. Pour les médecins, la loi santé de Marisol Touraine, en particulier, la généralisation du tiers payant est la goutte d’eau qui fait déborder le vase.

Le tiers payant serait une bonne chose, un soulagement, car avancer 23 euros est un obstacle pour nombre de familles. Mais, une fois de plus, le gouvernement cherche à redorer son blason avec une mesure populaire sans que cela lui coûte quelque chose. Et tout retombera sur le dos des médecins.

Parmi eux, il n’y a pas que des spécialistes des dépassements d’honoraires et des sommités qui se font grassement payer. Il y a aussi les médecins traitants qui enchaînent des journées de 9 ou 10 heures et sont seuls à tout gérer. Ils craignent, en devant se faire payer par la Sécurité sociale et les quelque 300 mutuelles, des retards de paiements et un surcroît de travail administratif. Et on peut les comprendre !

Qui n’a pas été confronté aux erreurs ou aux retards de paiement de la Sécurité sociale ? Les problèmes rencontrés par les nouveaux retraités de Nord-Picardie ou du Languedoc-Roussillon pour toucher leur pension montrent assez que l’État ne donne pas aux organismes sociaux les moyens de fonctionner correctement. Alors, que les médecins traitants refusent de faire les frais d’un système qui marche de plus en plus mal est légitime.

samedi 27 décembre 2014

Faurecia primée à « Magouilles Bourse »

Le groupe Faurecia vient d’être condamné à 2 millions d’euros pour avoir tripatouillé il y a deux ans et demie la communications de ses comptes pour influencer les cours de la bourse.

Le PDG qui était à la manœuvre est lui condamné a payer 100 000 €. Dans la jungle des marchés aux bonnes affaires, il arrive donc que certains se fassent prendre la main dans le pot de confitures et être condamné.

Ils ne passeront pas les fêtes en cellule, en attente d’être jugés. L’entreprise paiera peut être, le PDG touchera une prime équivalente.

Le groupe, un des plus profitable, continuera a arroser ses actionnaires et ......à licencier.

lundi 22 décembre 2014

Oui, il faut libérer la société... de la dictature patronale !

Les fêtes n’empêchent pas le gouvernement, ses ministres et le patronat de réfléchir à leurs projets. Dernier exemple, le ministre du Travail Rebsamen a déclaré : « S’il faut allonger la durée de cotisation pour accéder à une retraite à taux plein, eh bien nous le ferons ».

Ce ministre se spécialise dans le lancement de ce genre d’idées. Comme il y a quelque temps lorsqu’il a proposé de renforcer les contrôles sur les chômeurs, il dit tout haut ce que le gouvernement pense tout bas. Celui-ci a démenti qu’une nouvelle mesure sur les retraites soit envisagée, mais qui peut se fier à sa parole ?

Dès maintenant, beaucoup ne peuvent plus espérer avoir une retraite à taux plein sans devoir travailler bien au-delà de 62 ans. L’âge de départ effectif va encore augmenter, du fait de l’augmentation de la durée de cotisation exigée. Déjà de plus de 41 ans, elle doit arriver à 43 ans. Ce que le ministre a rappelé, c’est que cette durée pourrait augmenter encore plus, sous prétexte de déséquilibre financier des caisses de retraite. Cela est prévu dans les réformes des retraites de Sarkozy et de Hollande.

Qui se rappelle encore que le candidat Hollande avait parlé de ramener l’âge de la retraite à 60 ans ? Non seulement son gouvernement ne l’a pas fait, mais il pourrait reculer encore cet âge, car c’est ce que demande le patronat, et Valls et Hollande ne lui refusent rien. Toute leur politique le montre.

Ainsi au 1er janvier, le Smic n’augmentera que de huit pauvres centimes sur son taux horaire, soit 12 euros brut par mois et à peine plus de 8 euros net. Rattraper un peu le retard des bas salaires, cela aurait fait protester les patrons, et ce gouvernement ne le veut pas. Au contraire, sa nouvelle loi veut répondre à tous leurs désirs.

dimanche 21 décembre 2014

Un mouvement de colère serait salutaire.

« En route vers le chômage » titre l’Est Républicain du samedi 20 Décembre à propos de la disparition programmée pour 2015 des essayeurs de Peugeot Scooters à Beaulieu Mandeure, entreprise qui vient d’être vendue au fabriquant indien Mahindra.

36 % des postes sur environ 500 sont classés « sensibles », autrement dit sur un siège éjectable, soit 174 postes amenés à disparaître. La direction Peugeot de l’usine continue à restructurer, laissant les travailleurs en proie à l’angoisse.

Il faudra un mouvement de colère salutaire, seul moyen de faire reculer ces patrons qui vendent leurs usines à la découpe.

samedi 20 décembre 2014

Faites payer les pauvres, ils ne sont pas riches, mais ils sont nombreux !

Au moment où les professions les plus riches battent le pavé et pleurent la misère, les restaurants du cœur font le plein de pauvres.

Les élus de l’agglomération du pays de Montbéliard (PMA) ont augmenté les tarifs de transport en commun. Ainsi, les plus pauvres, ceux qui ont la couverture maladie universelle, vont avoir une carte de transport Tempo qui va passer de 7,5 € à 9 €, soit +20%. Il en sera de même pour les cartes familiales Tribu qui vont progresser annuellement de 6 %.

Il ne sera pas dit qu’à la veille des fêtes de fin d’année, les plus pauvres ont été oubliés.

mardi 16 décembre 2014

Les terrassiers du patronat

L’achat par PMA (Pays de Montbéliard Agglomération) de 23 hectares appartenant à Peugeot est en cours. Les politiciens PS et UMP locaux et régionaux, souvent les mêmes, s’invitent à jouer les promoteurs et les terrassiers.

Peugeot encaisse la vente et PMA finance l’installation des sous traitants. Qui dit mieux ? Il s’agirait d’aller vite pour installer des fournisseurs et sous traitants de Peugeot sur zone. Ainsi des millions d’euros par dizaines (et là ils n’en manquent pas) pris sur les fonds publics et garantis par des emprunts vont être investis pour des terrains et bâtiments mis a disposition du patronat.

Pour mieux vendre leurs services, les élus promettent la création de 200 emplois !!!

Ceci après que Peugeot ait fermé ses ateliers de mécanique et supprimé les 600 emplois qui allaient avec, sur les mêmes terrains et sans que les politiciens locaux n’aient rien trouvé a redire.

lundi 15 décembre 2014

Loi Macron : tout pour les patrons

« Une loi pour la croissance et l’activité », voilà comment Valls et Hollande présentent la loi Macron. Ils n’ont décidément pas peur du ridicule. Ni l’ouverture de lignes de car nationales, ni la libéralisation des professions d’avocat ou de notaire ne relanceront l’économie. Quant à vendre plus aux touristes le dimanche, cela fera surtout le bonheur de quelques grands magasins.

Plus cynique encore, ils vendent la loi Macron comme une « loi de progrès et de liberté ». Cette loi programme la quasi-disparition des inspecteurs du travail. Elle « simplifie » encore les procédures de licenciements collectifs, ce qui signifie que les travailleurs auront moins de droits, moins de recours, moins de temps pour défendre leurs intérêts. Et le gouvernement prétendument socialiste ose parler de progrès !

Au prétexte de réduire les délais d’attente aux Prud’hommes, la loi prévoir de renforcer le rôle des juges professionnels au détriment des conseillers prudhommaux, suspectés d’être trop favorables aux salariés puisque, dans 60 % des cas, ils leur donnent raison. Ce sera certainement un progrès pour le patronat, pas pour les travailleurs !

Après les reculs imposés par la réforme des retraites, après la loi sur la flexibilité qui a donné les coudées franches au patronat dans les entreprises, après les cadeaux du pacte de responsabilité que nous paierons tous, le gouvernement continue de démolir les droits des travailleurs les uns après les autres.

vendredi 5 décembre 2014

C'est Noël avant l'heure pour les actionnaires de PSA

Lors de la remise des médailles du travail, Alain Chrétien, le député Maire de Vesoul, s’est félicité du cadeau de 1.5 millions d’euros fait à PSA par la communauté de communes , en rachetant des terrains pour « fournir du cash ».

Il se dit prêt à recommencer si PSA, qui veut compacter ses sites, lui demande. 

Utiliser l’argent public pour gaver les actionnaires de PSA, les dizaines d’intérimaires licenciés et les travailleurs qui subissent du chômage apprécieront.

Peugeot : une famille en or!

Le magazine économique suisse « Bilan » a révélé le classement des plus grosses fortunes réfugiées dans ce paradis fiscal qu’est la suisse.

Toujours en bonne position, la famille Peugeot accroche la 8 ème place. Le montant de son magot est estimé entre 1.7 et 2.5 milliard d’euros.

Seulement estimé, car chez ces milliardaires les comptes doivent être divulgués à la louche et en toute opacité, sinon à quoi cela servirait il d’aller planquer son fric dans un paradis fiscal. Et on peut imaginer que d’autres paradis accueillent la fortune des centaines des rejetons de la famille qui se reproduisent depuis un siècle.

Ceci n’empêche pas le groupe PSA de se déclarer en difficulté, au bord du dépôt de bilan, pour mieux profiter des fonds public que les gouvernements se chargent de drainer dans les coffres de la famille.

mardi 2 décembre 2014

C’est le grand patronat qu’il faudra jeter à la rue

On aura tout vu, voilà que le patronat organise une semaine de « mobilisation » ! Gattaz, le représentant du Medef, qui regroupe des grands patrons comme Pinault, Arnault ou Dassault, parle, sans rire, de la « souffrance des patrons ».

On imagine combien les fins de mois doivent être difficiles pour ce grand patronat qui se partage les dividendes des grands groupes. On imagine la souffrance des grands actionnaires de L’Oréal qui doivent se contenter des 2,9 milliards de profits nets quand la BNP Paribas en affiche 4,8 et Total 8,4 !

Quant au PDG de Sanofi qui a gagné 8,6 millions d’euros en 2013, soit 500 années de Smic, et Bernard Arnault, le patron de LVMH appointé à 8 millions, on les voit bien dénoncer les hausses d’impôts autour d’un repas à quelques centaines d’euros.

Ces « malheureux » ne se donneront tout de même pas la peine de manifester. Le Medef ayant prévu de s’en tenir à un meeting et une pétition, il n’y a aucune chance de croiser Arnault ou Pinault dans la rue. Il faut dire qu’ils n’ont pas besoin de défiler, puisque ce sont les ministres qui défilent à chacune de leurs réunions, et qu’ils peuvent s’inviter comme ils veulent à l’Elysée.

Non, ceux que l’on a vu battre le pavé, ce sont les petits patrons, ceux du bâtiment ou de la métallurgie, qui ont répondu à l’appel de la Confédération générale des PME. Autrement dit, le grand patronat a réussi à mobiliser derrière sa cause la grande masse des petits patrons qu’il est en train d’étrangler.

jeudi 27 novembre 2014

Ma tribune libre pour la revue municipale

les communes étranglées pour que le grand patronat continue à se goinfrer
Le gouvernement annonce 50 milliards d'économies jusqu'en 2017, dont 11 pour les collectivités.

Les charges imposées aux communes augmentent, et la Réforme des rythmes scolaires, 2 milliards, finira par être payé par les familles.

Voilà la facture que le gouvernement adresse aux travailleurs, par contre du cote du grand patronat ce sont des dizaines de milliards qui vont continuer à tomber.

Dans ce supermarché à l'aide publique PSA y trouve de quoi se goinfrer : 140 millions au titre  du CICE et 125 millions au titre du CIR.

Les forces de la classe ouvrière sont considérables. Il est urgent de réagir, d'abord sur le lieu de travail ou l'exploitation et la création de richesses est détournée au profit de la bourgeoisie.

Les capitalistes et le gouvernement à leur service nous mènent à la catastrophe.

Il n'y a pas d'autres solutions que de contester le pouvoir qu'ils ont sur la société toute entière.
Consultez le blog du conseiller municipal   lutte ouvrière 

mercredi 26 novembre 2014

Les patrons de PSA ont l'ADN marqué au mensonge

Après avoir promis juré craché qu’ils ne fermeraient pas l’usine d’Aulnay... et l’avoir fermée quelques mois plus tard, les patrons de PSA récidivent. Ils ont “formellement démenti” le chiffre de 3450 nouvelles suppressions d’emplois qui circulait, pour finalement l’admettre lors du Comité Central d’Entreprise qui s’est tenu Lundi 24 Novembre à Paris.

Ces mensonges n’ont qu’un but, tenir les premiers concernés, les travailleurs, dans l’ignorance et dans la crainte de ce qui les attend.

La réponse des travailleurs doit être franche, sans camouflage et sans détours : il faudra leur arracher l’abolition du secret des affaires et l’interdiction des licenciements !

mardi 25 novembre 2014

Florange : le symbole de la servilité de Hollande vis-à-vis de la bourgeoisie

Hollande est retourné à Florange pour poser la première pierre de l’Institut de métallurgie du Val de Fensch et vanter la « Lorraine du futur ». Il prétend faire de la région une « Silicone valley » de la métallurgie. De qui se moque-t-il ?

Il y a deux ans, Hollande a entériné la fermeture des hauts fourneaux de Florange. Il n’y a donc plus d’acier produit sur place. Le site de transformation tourne à plein mais il est désormais dépendant de l’acier importé et rien n’empêche plus ArcelorMittal de déplacer cette production dans l’avenir.

Quant à la « réindustrialisation » de la Lorraine, elle se résume pour l’heure à la mise en place d’un laboratoire de recherche publique qui créera… 15 emplois. 15 emplois, pour une vallée de la Fensch où le taux de chômage est de 17 % à Hayange, Uckange ou Gandrange, où les petites entreprises et les commerces survivent difficilement, voilà la réponse du gouvernement !

Hollande s’est félicité de ce qu’il n’y ait pas eu de plan social. Entre les départs à la retraite et les reclassements dans la filière froide du site, seul un employé sur les 629 licenciés resterait à recaser. Tout irait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Mais si aucun des 629 ouvriers des hauts fourneaux ne pointe à Pôle emploi, d’autres y sont retournés. Car Mittal n’a pas créé de postes pour les ouvriers reclassés, ceux-ci ont pris la place de CDD ou d’intérimaires. Ce sont ces derniers qui pointent aujourd’hui à Pôle emploi. Et sur les centaines d’ouvriers des entreprises extérieures travaillant pour les hauts fourneaux, combien ont été licenciés à la suite de l’arrêt du site ?

mercredi 19 novembre 2014

PSA Sochaux : tous les salariés dans le viseur de la course au profit

L’agence Reuters a annoncé la délocalisation de certaines activités de la Recherche et Développement de PSA sur le site du sous Traitant Altran à Casablanca au Maroc.

La nouvelle a fortement inquiété chez les techniciens et cadres des sites de Sochaux et Belchamp. D’ici à deux ans pourraient être employés 1500 techniciens et ingénieurs à la conduite de projets de développements PSA au Maroc.

La direction a démenti mais la teneur de son démenti est tellement alambiqué qu’il vaut aveux. La direction n’avait elle pas démentie son temps la fermeture d’Aulnay ?

En tout cas, la direction met tous les salariés dans le même sac, de l’ingénieur à l’ouvrier. A nous de réagir tous ensemble contre ses sales coups, car après avoir imposé son « Nouveau Contrat Social » qui taille dans les salaires, elle s’en prend maintenant à l’emploi des ingénieurs et techniciens.

mardi 18 novembre 2014

C’est le mouvement ouvrier, et non la gauche, qu’il faut faire revivre

Le caractère anti-ouvrier du gouvernement Hollande n’est plus à démontrer, avec ses cadeaux au patronat et ses attaques contre les travailleurs. Travail, logement, santé, transport, éducation : la vie devient plus dure.

Et il n’y aura pas de consolation, pas même celle de voir les impôts baisser en 2015 car la suppression annoncée de l’impôt sur le revenu pour les ménages de la première tranche ne compensera pas les hausses de taxes et de cotisations programmées. En fin de compte, l’État prendra encore trois milliards supplémentaires dans les poches des classes populaires, et c’est sans compter les hausses attendues des impôts locaux.

Non seulement le gouvernement ne fera rien pour atténuer les conséquences des licenciements, de la précarité et des bas salaires, mais il en rajoute toujours et encore.

La société paye cette politique par un recul matériel mais aussi moral et politique. L’appauvrissement de la société, la pression à la compétition, le fait d’avoir à se battre pour tout, pour trouver un emploi, obtenir une aide ou tout simplement faire valoir ses droits, poussent au chacun-pour-soi, à l’individualisme et à l’intolérance.

lundi 17 novembre 2014

Un vote ouvrier pour dire le rejet de toutes les politiques au service des riches

Lutte ouvrière sera présente à l’élection législative partielle dans la quatrième circonscription du Doubs.

est républicain du 17/11/2014
Deux ans et demi après l’élection de Hollande, les travailleurs doivent sanctionner par un vote ouvrier la politique des gouvernements qui se sont succédés mais qui ont tous été au service de la bourgeoisie et du grand patronat.

Le député sortant, Moscovici, ancien ministre des finances, grand ami de la famille Peugeot, en est le vivant symbole. Du patronat au gouvernement en passant par l’Union européenne, bien qu’il se dise de gauche, il est avant tout un homme du patronat au service de cette finance qu’Hollande sert si bien après l’avoir dénoncée dans sa campagne électorale. Quant au remplaçant de Moscovici, le candidat du Parti socialiste, depuis juin 2012, il a approuvé au parlement toutes les mesures anti-ouvrières des gouvernements successifs.

Dans cette élection partielle, les travailleurs doivent voter pour une candidature ouvrière. Ils doivent faire entendre les exigences du camp des travailleurs face à tous ceux, de la gauche à la droite, en passant par l’extrême droite qui sont candidats à servir les possédants. Un succès de la droite montrerait le regret de la politique anti-ouvrière de Sarkozy et, pire encore, un succès de l’extrême droite renforcerait le camp des pires ennemis des travailleurs, le parti des Le Pen, des politiciens encore plus réactionnaires que ceux de l’UMP.

Le seul désaveu de Hollande et de Moscovici qui peut être clairement dans le camp des travailleurs, c’est le vote pour Lutte ouvrière.

mardi 11 novembre 2014

Jouyet-Fillon, Hollande-Sarkozy : bonnet blanc et blanc bonnet

Nouvelle tuile pour Hollande : Jouyet, son bras droit et grand ami, qui était censé mettre de l’ordre à l’Elysée, vient d’être pris en flagrant délit de mensonge. Finalement, il confirme que, oui, Fillon lui a bien demandé d’interférer pour que la justice accélère la procédure des affaires contre Sarkozy.

Saura-t-on le fin mot de l’histoire ? Fillon a-t-il voulu enfoncer Sarkozy ou est-ce Jouyet qui a voulu piéger Fillon ? Quelqu’un est-t-il effectivement intervenu pour accélérer le traitement judiciaire de certaines affaires contre Sarkozy ? Tout est possible. Mais il n’est pas nécessaire de connaître la vérité pour être écœuré par ces boules puantes.

La politique se résume de plus en plus en un panier de crabes où il est impossible de distinguer les crabes de gauche et les crabes de droite, les amis de ses ennemis.

Il n’y a pas à être surpris par le déjeuner intime entre Jouyet, actuel secrétaire général de l’Elysée, et Fillon, ennemi revendiqué de la politique de Hollande. Ces deux messieurs se connaissent bien, ils se sont fréquentés de près puisque Jouyet fut ministre de Fillon sous Sarkozy.

Tous ces politiciens forment un petit monde qui, au-delà des étiquettes politiques, se côtoie en permanence, se partage les responsabilités, connaît tout des rouages et des hommes qui font fonctionner l’appareil d’Etat et l’influencent au quotidien.

Ce ne sont ni les valeurs ni les idées politiques qui séparent ces hommes dits de « droite » de ceux dits de « gauche », c’est leur carrière et la concurrence à laquelle ils se livrent lors de chaque élection pour occuper les premières places et se répartir le pouvoir. Alors oui, que ce soit Sarkozy ou Hollande, pour les travailleurs, c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

vendredi 7 novembre 2014

Montbéliard : réac et pitoyable

A Montbéliard, la nouvelle majorité de droite a décidé de faire des économies. Diminution des indemnités des élus ? Réduction des frais de bouche des élus ?

Non, pas du tout, c’est l’abonnement au quotidien l’ « Humanité » qu’elle a décidé de supprimer parmi les 160 revues proposées gratuitement au public.

Le prétexte invoqué, le quotidien d’obédience communiste serait peu lu !!! « Il sera remplacé par des revues pour les enfants » répond l’adjoint à la culture.

Une petite bassesse de plus venant d’élus de droite désireux de plaire à un électorat réactionnaire et anti communiste.

jeudi 6 novembre 2014

PSA : la voix de son maître

« Carlos Tavares est en train de préparer l’usine de demain ».« La pérennité d’un site de montage ne dépend plus de ses volumes de production, mais de sa rentabilité ».

« Oui PSA avait une grave maladie, mais le traitement de choc, avec la fermeture d’Aulnay-Sous-Bois et le Nouveau contrat social, a pratiquement fait disparaître les mauvaises cellules ».

Qui parle ainsi sans fard sur le traitement de choc anti-ouvrier, le directeur du site de Peugeot Sochaux devant ses cadres ? Non ce sont les dirigeants nationaux et locaux du syndicat Force Ouvrière de PSA, dans une conférence de presse, propos relatés dans la presse locale. FO tient la des propos que même la direction n’ose pas tenir.

mardi 4 novembre 2014

PSA Sochaux : à bas la flexibilité et la précarité généralisée

En septembre, à Sochaux, la direction Peugeot a annoncé le renvoi de 300 intérimaires à compter de début novembre, puis, arrivé début novembre, prétextant une reprise de ses ventes, elle annonce maintenant vouloir reprendre une partie de ces 300 intérimaires, début janvier 2015, pour faire face à une prétendue reprise des ventes.

Fin 2014, la direction a pratiquée la gestion de ses stocks en faisant chômer de façon variable les chaines de production. Cette gestion des stocks a été qualifiée de « chômage fiscal ».Une fois de plus les ouvriers intérimaires, jeunes pour la plupart, sont utilisés comme une main d’œuvre flexible, corvéable et jetable.

Un aspect révoltant de l’exploitation des travailleurs intérimaire chez Peugeot comme chez bien d’autres patrons.

lundi 3 novembre 2014

Deux ans et demi de bons services rendus au patronat

Cela fait deux ans et demi que Hollande est au pouvoir. Deux ans et demi pendant lesquels le grand patronat a continué de faire payer la crise aux travailleurs à coups de fermetures d’usines, de restructurations et de licenciements. Au nom de la compétitivité, les jours de congés ont été rognés, le travail a été intensifié, les salaires ont été bloqués ou baissés. Et deux ans et demi pendant lesquels le gouvernement a justifié, secondé et aggravé l’offensive patronale.

Réforme des retraites, augmentation des impôts, loi sur la flexibilité, coupes dans les services publics, le gouvernement a accumulé les réformes anti-ouvrières et multiplié les cadeaux au patronat.

Le budget 2015 est le résumé de cette politique pro patronale. Pour atteindre les 50 milliards de coupes budgétaires, combien de lits et de services seront encore fermés dans les hôpitaux ? Combien d’écoles ne pourront être restaurées, combien de prestations sociales amputées ? Et tout cela pourquoi ? Pour que le gouvernement fasse 41 milliards de cadeaux au patronat.

Car il s’agit bien de cadeaux. Le Crédit d’impôt compétitivité emploi est en place depuis janvier 2013. Il n’a eu aucun effet, ni sur les emplois, ni sur l’investissement. Aujourd’hui, le gouvernement fait mine de hausser le ton : « Maintenant, il faut que le patronat tienne ses promesses », dit-il. Quel cinéma ! Si le gouvernement n’a mis aucune condition et aucune obligation sur l’utilisation de ces 41 milliards d’aides, c’est qu’il veut les laisser à la libre disposition du patronat.

Comme les enfants gâtés, les représentants patronaux en demandent toujours plus. Après avoir obtenu du gouvernement le report de la mise en place du « compte pénibilité » pour les retraites, le patronat demande sa suppression pure et simple : « trop compliqué », dit-il ! Alors que 80 % des contrats de travail signés sont déjà des CDD, le patronat demande la suppression du CDI ! Pourquoi se priverait-il quand ses désirs sont des ordres pour le gouvernement ?

lundi 27 octobre 2014

PDG de Total : un commis de la bourgeoisie encensé par ses semblables

Avec la présence de Hollande et de Valls, les obsèques de Margerie ont pris l’allure d’un hommage national. Les élus de gauche comme de droite y ont participé en nombre aux côtés du gratin de la bourgeoisie française, de la présidente du FMI, Christine Lagarde, et de l’Émir du Qatar.

Pourquoi tant d’honneurs ? Total symbolise à lui seul tous les méfaits du capitalisme. Malgré ses profits colossaux et les 5 milliards de dividendes annuels versés aux actionnaires, Total a fermé des raffineries, supprimé des emplois et ajouté des chômeurs aux millions qui existent déjà en France.

Malgré ses 10 milliards de profits, Margerie a fait en sorte que Total ne paie pas un centime d’impôt sur les sociétés pour 2013, comme pour 2012. Et si le groupe parvient encore à présenter des comptes en déficit l’année prochaine, le fisc a prévu de lui faire un chèque de 80 millions au titre du crédit d’impôt compétitivité et du crédit recherche.

Aux yeux d’un bourgeois, cela en fait assurément un « grand homme ». Mais sûrement pas pour le commun des mortels !

Pour Valls et Hollande, Margerie était non seulement un « grand homme », mais il était l’un des leurs. Un « ami », ont dit les « socialistes » Valls et Macron. Ce petit monde forme une même communauté de valeurs, d’idées et de relations. Quand les uns servent le grand capital comme ministre ou chef d’État, les autres le servent à la tête des grandes entreprises.

Quand ils ne sont pas issus des mêmes familles, du même milieu social et des mêmes écoles, les hommes politiques ou les hauts-fonctionnaires ont mille occasions de côtoyer, de collaborer et d’apprécier les dirigeants des multinationales.

vendredi 24 octobre 2014

mon compte rendu du conseil municipal d'octobre

Des prières coûteuses!

Entre le tarif des Affouages et un prêt complémentaire, le conseil municipal a eu à voter 50 euros en subvention aux restaurants du cœur et 33 000 euros au titre de la restauration du temple. 

D’après le maire les restaurants du cœur bénéficient de bien d’autres subventions, certes, mais 50 euros, difficile de faire moins sans choquer la charité chrétienne. 33000€ tva incluse pour la restauration du temple, zingueries, rampe d’accès au handicapés sont certes des travaux nécessaires. Mais quand même !!!!! 

Le maire a semble t- il plus entendu les prières protestantes que la détresse des pauvres qui n’ont pas les moyens de protester. Amen. 

Après avoir fait quelques remarques, j'ai voté ces subventions car qui veut le plus…….



Le grand écart

Le maire est contraint à un exercice périlleux. Le grand écart, même avec un entrainement politicien poussé, est douloureux. 

Comment être socialiste, soutenir un gouvernement qui étrangle sa municipalité et faire voter une motion qui demande au gouvernement le financement du coût de réforme des rythmes scolaires ? Le maire a réussi à faire voter cette motion, y compris par son opposition de droite. 

Lever la main et voter n’est certes pas trop difficile, la bonne conscience est sauve. 

Je ne me suis  pas prêté à cette mascarade.



1000 signes 

C’est peu, court, mais c’est ce que la majorité du conseil municipal accorde aux élus de son opposition pour s’exprimer dans la revue municipale.Je ferai paraître mon opinion. 

La critique est facile, mais elle ne s’use que si l’on s’en sert.

mardi 21 octobre 2014

la mort d'un des leurs

Que les proches du PDG de Total soient touchés par sa mort brutale, cela se comprend. Mais les déclarations venues des rangs des dirigeants des grandes entreprises et des ministres sont surtout un hommage à un des leurs. Un homme dévoué aux profits des actionnaires de Total, complice des coups tordus du groupe pour piller les ressources des pays les plus pauvres, reçu par tous les dictateurs corrompus prêts à signer des contrats, orchestrant des suppressions de postes.

Nous on pense surtout à tous ceux qui, chaque jour, sont victimes de leur travail, ceux d’AZF, comme ceux qui, aujourd’hui encore, meurent à petit feu, victimes de l’amiante ou d’autres maladies professionnelles.

lundi 20 octobre 2014

Victimes d’Ebola et du capitalisme

Après la mort d’un patient libérien atteint du virus Ebola dans un hôpital du Texas et la contamination de deux infirmières qui l’ont soigné, les États-Unis sont sur le pied de guerre. Et depuis qu’une malade d’Ebola a été soignée en France, le moindre cas suspect déclenche un emballement médiatique.

L’épidémie a démarré il y a près d’un an en Afrique de l’Ouest, où on compte 4 500 morts. Mais il a fallu que le virus atteigne les pays riches pour que leurs dirigeants s’en inquiètent. Tant que les morts étaient Africains, ils en faisaient peu de cas !

Aux États-Unis ou en France, les gouvernements se veulent rassurants. Les hôpitaux et le personnel seraient bien préparés pour empêcher toute épidémie. Mais il y a la théorie, les protocoles, le matériel à double ou triple protection… et la réalité.

À Dallas, le patient libérien s’était présenté à l’hôpital avec tous les symptômes d’Ebola. Il a été renvoyé chez lui avec des antibiotiques et du paracétamol. À cause d’une erreur de diagnostic ? Sûrement. Mais aussi parce que c’est la règle d’éconduire ceux qui n’ont pas d’assurance maladie, comme c’était son cas.

En France, cela ne se serait pas passé ainsi, nous dit-on. Mais on connaît la pénurie dans les hôpitaux, l’insuffisance de personnel, la surcharge de travail et les conséquences graves que cela peut entraîner.

Alors, s’il y a une menace de contagion d’Ebola, même dans les pays riches, elle est due au fait que nos systèmes de santé sont sacrifiés sur l’autel des économies. Elle vient du fait que l’argent, les profits et le cours des actions sont placés au-dessus de tout, y compris au dessus de la santé publique.

C’est de plus en plus vrai dans les pays riches, mais ça l’est à infiniment plus forte raison dans les pays pauvres où l’accès aux soins est réservé à une petite minorité et où l’on peut mourir d’un accouchement, d’une crise de paludisme, d’une fièvre typhoïde, d’une plaie mal soignée et même d’une simple diarrhée.

Les enfants, les femmes et les hommes qui meurent aujourd’hui d’Ebola en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone sont d’abord et avant tout les victimes de la loi sans pitié du marché capitaliste. Une loi qui fait qu’il n’y a pas de vaccin contre Ebola alors que le virus est connu depuis 1976 car, comme toujours, les trusts pharmaceutiques n’ont pas voulu se pencher sur une maladie de la misère trop peu profitable à leur goût.

samedi 18 octobre 2014

Faurecia : Pour sauver les emplois, prendre dans la poche des actionnaires !

Faurécia fait trop souvent la « une » de la presse pour ses suppressions d’emplois ou ses fermetures d’usines. A tous ceux qui pensent que Faurécia va mal, la réponse est tombée Jeudi 16 Octobre. Ce jour là Faurecia, filiale de PSA Peugeot Citroën, a annoncé un chiffre d’affaires mondial en hausse de 6,5% au troisième trimestre.

Faurecia, qui enregistre une hausse de ses ventes sur les neuf premiers mois de l’année, a confirmé ses objectifs pour l’année 2014, à savoir « une hausse de ses ventes totales  ». Elle prévoit toujours « une progression de sa marge opérationnelle  », ainsi qu’un « cash flow net positif  ». Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 4,38 milliards d’euros au troisième trimestre, contre 4,11 milliards lors de la même période de 2013.

Si pour les actionnaires de Faurécia et en particulier pour PSA, ce sont de bonnes nouvelles, pour les plusieurs centaines travailleurs sur le carreau ou menacer de l’être, c’est une véritable catastrophe

jeudi 16 octobre 2014

Peugeot Scooters : encore des sacrifices pour les travailleurs

Les travailleurs de Peugeot Scooters de Mandeure (Doubs) sont inquiets. Il y a de quoi ! Les deux copropriétaires Mahindra (51 %) et Peugeot veulent faire admettre un « plan de compétitivité » avant de finaliser leur accord en 2015.

Autrement dit aux travailleurs : « faites des sacrifices, acceptez une baisse de vos salaires, de l’indemnité de vos heures supplémentaires, renoncez à vos primes, soyez plus flexibles, et après licenciements, pour ceux qui resteront, il y aura plus de travail ! ».

En effet, les copropriétaires prévoient une augmentation de 12 % de véhicules supplémentaires à produire. Evidemment, ce soi disant accord que s’apprêtent déjà à signer certains syndicats est un chantage à l’emploi ou seuls Mahindra et Peugeot seront les gagnants immédiats.

Sochaux : le FCSM toujours en vente

Le Football Club de Sochaux en vente n’a toujours pas trouvé d’acquéreur, s’inquiètent supporters et milieux économiques. Pas de milliardaire chinois ou quatari en vue ! Le patronat local voudrait bien, mais seulement si les collectivités locales mettent la main à la poche, c’est-à-dire dans celle des contribuables.

Les collectivités ont déjà payé un stade tout neuf de 20 000 places mis gratuitement à la disposition du club privé de PSA. Vont-elles remettre de l’argent public ?

Dans cette affaire, plus que jamais, le foot professionnel ne se joue pas sur le terrain, mais par des arrangements financiers. Match nul....


mercredi 15 octobre 2014

PSA - Mulhouse : profession : menteurs

La main sur le cœur, la direction du site affirme depuis des mois aux travailleurs que l’usine gardera ses deux lignes de production jusqu’en 2020. Mais il aura fallu une seule déclaration du directeur industriel du groupe pour que les salariés apprennent, dans la presse, que la date retenue est en fait 2018.

Il faut retenir surtout qu’on ne peut pas faire confiance aux patrons qui mentent comme des arracheurs de dents. Pouvoir mettre le nez dans leurs affaires, mettre au grand jour leurs plans tenus secrets, c’est d’autant plus une nécessité que des milliers d’emplois sont en jeu.

PSA - Mulhouse : Monoflux et maxi arnaque

Denis Martin, directeur industriel du groupe PSA, a annoncé que la suppression d’une ligne de production à l’usine de Mulhouse interviendrait dès 2018. Le passage au monoflux a bien sûr pour objectif de réduire les « coûts de production ».

Les effectifs, qui étaient de plus de 14 000 au début des années 2 000, sont passés sous la barre des 7500, pendant que les milliards s’accumulaient dans les poches des actionnaires.

De 2013 à 2014, la famille Peugeot a vu sa fortune passer de 1,3 à 2 milliards ! Et ils continueront, jusqu’à ce que la colère des travailleurs ne les arrête.


lundi 13 octobre 2014

Un gouvernement sans tabou pour attaquer les travailleurs

« Un gouvernement timoré et tétanisé », pouvait-on entendre suite à l’abandon de l’écotaxe. Le lendemain, Macron, le nouveau ministre de l’Économie, partait à l’offensive contre les chômeurs. Preuve que le gouvernement, aussi affaibli et impopulaire soit-il, est loin de désarmer.

Il a reculé devant les transporteurs routiers et mis de l’eau dans son vin face aux notaires ou aux huissiers parce qu’il les sait traditionnellement hostiles à la gauche et n’hésitant pas à se battre. Mais il continuera de s’attaquer aux travailleurs.

Les dernières déclarations sur les allocations chômage montrent qu’il est prêt à s’en prendre… jusqu’aux chômeurs !

Rebsamen, le ministre du Travail, a lancé la première salve en déclarant vouloir « renforcer les contrôles pour être sûr que les gens cherchent bien un emploi ». Valls en a rajouté en affirmant : « je refuse qu’on vive avec un chômage de masse parce qu’il est bien indemnisé ».

Insinuer que les chômeurs restent sans travail parce qu’ils vivent trop confortablement, et déclarer cela en pleine crise, alors qu’il y a plus de cinq millions de chômeurs, alors que les licenciements continuent et que les travailleurs se battent bec et ongles pour sauver leur emploi, est abject.

Quel mépris pour les chômeurs qui n’en peuvent plus d’attendre ne serait-ce qu’un petit boulot ! Quelle insulte pour ceux qui envoient des centaines de CV et vivent pendus au téléphone dans l’attente d’un rendez-vous !

De son côté, Macron avance qu’« il ne doit pas y avoir de tabou… L’assurance chômage est en déficit de 4 milliards… Il y a eu une réforme, elle est insuffisante ». C’est le chantage habituellement utilisé par la droite. Non, les indemnités chômage ou les congés payés ne sont pas des « tabous ». Ce sont des droits pour les travailleurs. Et, dans cette période de crise, ce sont des droits élémentaires.

vendredi 10 octobre 2014

Au mondial de l'auto, PSA fait son cinéma

PSA annonce au mondial de l’auto vouloir mettre une trottinette électrique dans le coffre de ses voitures vendues.

Après avoir été le premier fabriquant de Scooters électriques, fabrication abandonnée depuis sur son site de Mandeure, cette annonce ne consolera pas les travailleurs à qui on annonce licenciements et baisse des salaires.

mandeure : Peugeot exige des reculs sociaux

Après avoir cédé à un groupe Indien le contrôle de Peugeot Scooters, la direction Peugeot met en place son plan de licenciements. Au fil des plans de licenciements, le site est passé de 1500 salariés à 500 actuellement, elle veut obtenir 100 licenciements supplémentaires et, pour ceux qui resteront, un plan de compétitivité avec blocage des salaires, abandon de primes et flexibilité à outrance.

Ces mesures s’accompagnent d’un chantage à la production d’un nouveau Scooter pour 2017. Peugeot et tout le patronat mènent partout la même politique d’attaque contre les travailleurs, il serait grand temps partout et ensemble d’y mettre un coup d’arrêt.

jeudi 9 octobre 2014

Audincourt : fermeture de centre périnatal

Après la fermeture de la maternité d’Audincourt, il y a 15 ans, c’est le centre périnatal qui ferme ses portes. « Injustice, aberration, stupéfiant, tristesse, navrant » ainsi s’expriment les nombreuses femmes qui appréciaient cette structure et son personnel particulièrement compétent.

Fleurs, larmes, remerciements, tels étaient les manifestations de sympathies et de regrets apportés au personnel lors d’une cérémonie.

L’ARS (agence régionale de santé) agit tel le bras armé de la destruction du service public de santé, sous le regard complice des députés locaux de droite comme de gauche.

mercredi 8 octobre 2014

PSA : autopsie d'une arnaque

Le « Nouveau Contrat Social » (NCS) signé par quelques syndicats bien en cour avec la direction PSA vient d’être arrosé d’une promesse de prime de 500 € pour début 2015.

La CGT PSA de Sochaux, non signataire, a décortiqué ce que le NCS ferait perdre aux salariés sur leur carrière. Sur une prime d’ancienneté supprimée pour une salariée ayant plus de 20 ans d’ancienneté celle-ci en fin de carrière perdrait près de 12 000 €.

Deux salariés en équipe de nuit, passant de doublage selon qu’ils aient plus ou moins 52 ans perdraient entre 2700 € et 8700 €. Sans compter ce que fait perdre le blocage des salaires que le NCS impose, force est de reconnaitre que la prime de 500 € ne fait que masquer le recul que Peugeot impose aux salariés.

Après avoir fait les poches des travailleurs, PSA leur verse la pièce. 

Personne n’a envie de dire merci.

mardi 7 octobre 2014

PAS : dans tous les pays, après les heures , le chômage

Dans l’usine PSA de Trnava, située en Slovaquie à 60 km de Bratislava, après avoir augmenté sa production de 7,4% sur les 8 premiers mois de l’année, c’est maintenant la mise au chômage qui est annoncée.

Dans tous les pays, ils font subir le même sort aux travailleurs : des rythmes de travail épuisants pour ensuite imposer de rester à la maison.

concurrents mais alliés

C’est au tour de Renault d’annoncer la création d’une co-entreprise avec Dongfeng... qui vient d’entrer récemment au capital de PSA.

Les constructeurs de tous les pays sont concurrents et alliés.

Travailleurs de tous les pays, unissons-nous !





lundi 6 octobre 2014

Le Mondial de l’automobile et l’envers du décor

Le salon de l’automobile a ouvert ses portes le week-end dernier à Paris. Comme toujours, les constructeurs ont soigné la vitrine. Pour vendre du rêve, ils s’y connaissent ! Et comme toujours, ils se garderont de parler de l’envers du décor fait d’une exploitation de plus en plus féroce.

Exploitation qui a conduit en août dernier à l’accident mortel d’un ouvrier à l’usine Renault de Flins. Cet ouvrier intérimaire employé par une entreprise sous-traitante s’est retrouvé à travailler à douze mètres de haut sans sécurité et a chuté dans le vide. Une mission de deux semaines, « sans danger », lui avait-on indiqué sur le contrat !

Il y a quinze jours, à l’usine Toyota d’Onnaing, la même logique rapace a conduit au licenciement d’une intérimaire qui a eu le malheur de dire à son chef qu’elle était enceinte. Le soir même, sa société d’intérim a mis fin à sa mission de six mois.

Ce sont là deux cas extrêmes de l’exploitation. Mais c’est cette même exploitation quotidienne qui est faite d’intimidations, de sanctions arbitraires, de menaces de licenciement et d’aggravation des cadences, qui pèse sur tous.

C’est vrai dans l’automobile, c’est vrai dans le privé comme dans le public, dans l’industrie comme dans les services. Alors, de la Poste aux assurances en passant par les hôpitaux, chaque travailleur peut se reconnaître dans ce qui est à l’œuvre dans l’automobile.

Partout en France, le patronat de l’automobile supprime des postes, fait retomber le travail sur les salariés restants avec des cadences insoutenables qui usent avant l’âge. Les constructeurs n’ont pas de mal à remplir leur quota de salariés handicapés puisqu’ils les produisent en même temps que les voitures !

jeudi 2 octobre 2014

les marionnettes du MEDEF

Lors d’une visite d’entreprise à Montbéliard Pierre Moscovici, futur commissaire europeen charge des questions economiques, s’est repandu en confdences : « J’ai parfois un peu de mal avec le Medef. On lui donne beaucoup, il ne dit pas merci. »

Un simple merci pour les milliards du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi) et autres cadeaux, aurait comblé le ministre socialiste. Les porte-paroles du CAC 40 et des banques pleurent la bouche pleine et n’ont que faire des politiciens qu’ils considèrent comme leur serviteurs et des marionnettes dont ils tirent les ficelles.

Les jérémiades de Pierre Moscovici en sont un bel exemple des relations du patronat et hommes politiques qui les servent : des relations de maître à laquais.

mercredi 1 octobre 2014

Montbéliard : des licenciements économiques à la maison de l'emploi, un comble !

A Montbéliard « la maison de l’emploi » va être fermée définitivement. Aux 18 salariés, dont le travail consiste à aider les chômeurs, sept ou huit licenciements économiques sont annoncés, aux autres, il est promis « des solutions......mais pas tout de suite ».

A la manœuvre, on retrouve les licencieurs de PMA (Pays de Montbéliard Agglomération) le président Marcel Bonnot (UMP) et son adjoint Denis Sommer (PS). Ainsi ceux chargés d’aider les chômeurs rejoindront ces derniers à Pole Emploi.

Comme partout, c’est le désengagement de l’Etat qui conduit à des réductions de budget avec pour conséquences des licenciements, que se chargent d’appliquer les élus de droite comme de gauche.

mardi 30 septembre 2014

Pas d'union sacrée : A bas la nouvelle guerre au Moyen-Orient !

L’ignoble assassinat d’Hervé Gourdel en Algérie par des « djihadistes » a donné à Hollande une occasion de justifier la participation de la France à la nouvelle guerre démarrée par les États-Unis au Moyen-Orient. Depuis, les va-t-en-guerre de gauche comme de droite se servent de l’émotion suscitée et attisent les peurs pour nous exhorter à l’union nationale. 

Cet appel à l’unité nationale est doublement mensonger. Ils nous parlent d’unité nationale, mais ils commencent par mettre les musulmans à part en les priant de se désolidariser publiquement de ces bandes barbares. Comme si les musulmans avaient quelque chose à voir avec ces bandes d’assassins et n’étaient pas horrifiés, comme tout le monde ! 

C’est un mensonge encore, parce que cette « union sacrée » ne consiste pas à « défendre » notre sécurité, mais à bombarder toute une région et à la plonger dans le chaos et la mort.

Oui, ces atrocités sont insupportables. Oui, ceux qui se nomment « État Islamique » et qui martyrisent les minorités chrétiennes, les Yezidis, les chiites, les Kurdes, comme tous ceux qui ne veulent pas obéir à leurs lois, sont des barbares. Mais cette barbarie est le produit de la domination impérialiste et de ses guerres. 

Les pays riches ont pris pied au Moyen-Orient pour son pétrole. Ils y ont façonné des États, renversé des régimes, noué des alliances avec des dictatures moyenâgeuses, pour pouvoir piller l’or noir dont regorge la région et accessoirement pour vendre des armes aux potentats alliés. Des armes que ces régimes féroces utilisent ensuite contre leurs propres peuples et contre l’État voisin. 

Et lorsque dresser les États les uns contre les autres, ne leur suffit pas pour imposer leur mainmise, les puissances impérialistes suscitent des bandes sans foi ni loi qu’elles arment et financent tant qu’elles leur sont utiles. 

Les grandes puissances impérialistes désignent aujourd’hui l’État islamique, Al Qaida ou le Hamas comme leurs pires ennemis, mais tous ces groupes sont nés directement ou indirectement de leurs manigances. Le Hamas, à sa naissance, a été sponsorisé par les États-Unis et Israël pour faire pièce au Fatah. Al Qaida devait être le cheval de Troie de l’Occident en Afghanistan pour contrecarrer les Russes.

Ce qu’ils appellent la guerre contre le terrorisme est le énième épisode de la guerre conduite par une minorité de grands groupes capitalistes et leurs actionnaires ultra-riches pour dominer le monde. Et qu’elle puisse être menée avec la collaboration des dictatures comme l’Arabie Saoudite, où le bourreau décapite les condamnés à mort au sabre, montre que la barbarie ne se trouve pas seulement dans le camp dit « terroriste ».

Non, cette guerre n’est pas la nôtre ! 

samedi 27 septembre 2014

PSA - Mulhouse : production virtuelle

La directrice de l’usine PSA vient d’être élue « femme de production 2014 » par le magazine *L’usine nouvelle*.

Pourtant à l’usine, personne ne l’a vue bosser à la chaîne, conduire un fenwick ou réparer des installations.

Elle devait être la seule à participer au concours.

vendredi 26 septembre 2014

Faurecia et Peugeot Scooter Mandeure : ce n'est pas aux travailleurs de payer

La même semaine, Peugeot Scooter puis Faurecia, soit deux des trois usines de Mandeure, annoncent plusieurs semaines de chômage partiel d’ici la fin de l’année. Chez Peugeot Scooter, une semaine est déjà fixée pour une centaine de travailleurs, mais la direction n’annonce pas clairement la suite. Cinq semaines de chômage sont prévues, mais sans qu’on sache les conditions d’indemnisation. Le patron est en discussion avec un industriel indien. Les travailleurs ne savent pas ce qui les attend pour les mois à venir.

Chez Faurecia, comme chaque année, la direction s’abrite sur la baisse d’activité sur tel ou tel modèle chez PSA pour mettre au chômage une ligne ou une autre. Et en plus, elle prépare une remise en cause de certains droits contre des investissements.

Ce sont des centaines de travailleurs qui sont sous la menace du chômage partiel, avec des pertes de salaires à venir. Chez Peugeot Scooter, c’est en plus l’inquiétude par rapport à une éventuelle cession de l’activité et des licenciements à la clé. Au lieu de subir ces aléas, les travailleurs doivent savoir ce qui les attend et ne pas accepter de perte de salaire.

mercredi 24 septembre 2014

La barbarie des djihadistes et celle de l’impérialisme

L’appel au meurtre des ressortissants occidentaux par les chefs des milices islamistes en Irak et en Syrie ne peuvent que révulser comme ne peut que révulser l’enlèvement d’un touriste français en Algérie. Mais ces seigneurs de guerre, dont sont victimes en premier lieu les populations du Moyen-Orient, sont les produits directs de la politique des grandes puissances.

Outre le tracé de frontières imposées par Paris et Londres il y a un siècle, les dirigeants américains, français et britanniques n’ont cessé de soutenir puis de lâcher la dictature des Assad père et fils, celle de Saddam Hussein, de jouer l’Iran contre l’Irak, les chiites contre les sunnites, ou l’inverse. Depuis 30 ans, la population irakienne est martyrisée comme le sont les Palestiniens depuis 60 ans.

Les nouveaux bombardements américains et français stopperont peut-être la progression des milices de l’EI ; ils sécuriseront peut-être les champs de pétrole mais pour les Irakiens ou les Syriens de toutes confessions religieuses, pour les Kurdes, cette nouvelle guerre ajoutera le chaos au chaos et la barbarie à la barbarie. Depuis au moins 1991 et la première guerre d’Irak, c’est le bilan de toutes les guerres et interventions occidentales.

Les travailleurs n’ont aucun intérêt à laisser les dirigeants impérialistes mener cette nouvelle guerre en leur nom.
Nathalie Arthaud

lundi 22 septembre 2014

Femmes de ménage ou pilotes d’Air France : tous des salariés exploités

Les médias et les politiciens de tous bords ont fait du retour de Sarkozy un événement exceptionnel. Les reportages sur sa personne se sont succédé. On a vu Sarkozy à vélo, Sarkozy en short, Sarkozy avec Carla, Sarkozy parlant anglais, pour finir par son autopromotion de 40 minutes à la télévision. Avoir été pendant cinq ans le président des riches ne lui a pas suffi, il veut remettre cela !

Deux ans et demi avant l’élection présidentielle, la course est lancée. Dans chacune des écuries politiciennes, les candidats se positionnent sur la ligne de départ.

Au Front national, Marine Le Pen trépigne d’impatience. Elle envisage même, en cas de dissolution, de devenir Premier ministre de Hollande. C’est dire qu’elle ne pense qu’à aller à la mangeoire ! Ce spectacle politicien a de quoi donner la nausée avant l’heure.

Il n’y a rien à attendre de la mascarade électorale qui se prépare. Le changement ne viendra pas d’en haut. Il viendra des travailleurs eux-mêmes, de leur capacité à peser sur la politique de la bourgeoisie et sur les politiciens qui ne sont que ses paillassons.

Ce qui sera décisif est ce qui se passera au sein du monde du travail. Aujourd’hui, deux grèves sont révélatrices de la situation du monde du travail : celle des pilotes de ligne d’Air France et celle des femmes de ménage des grands hôtels du groupe Park Hyatt.

Ce sont les deux extrémités du monde du travail. Entre les pilotes de ligne dont la paye peut dépasser 10 000 € et les femmes de ménage qui arrivent péniblement à 1300 € en étant exploitées sans merci, il y a un gouffre. Et, pourtant, ils sont, les uns comme les autres, en grève pour des revendications similaires.

Les femmes de chambre se battent pour ne plus dépendre d’un sous-traitant qui les sous-paye et s’assoit sur le droit du travail. Les pilotes sont en grève pour ne pas devenir des pilotes low cost dans une filiale low cost où les salaires, les conditions de travail, voire la sécurité, seront revus à la baisse.

dimanche 21 septembre 2014

peugeot scooters : le marché capitaliste à l'oeuvre

La presse locale, a annoncé aux salariés que Peugeot Scooters (500 salariés) était entré en discussions avec un industriel indien. « Une bombe » « Stupeur » titre le journal. En fait, les industriels continuent à se vendre, à s’acheter, à faire du business, c’est ça le marché capitaliste.

L’entrée du chinois Dong Feng dans le capital de PSA en est un exemple. Toutes ces opérations profitables se font en secret, dans le dos des travailleurs, qui, d’expérience, n’en attendent rien de bon. Le petit monde politicien local se tait ou fait semblant de s’en étonner.

Comme toujours, ce qui est vital pour les travailleurs, c’est un emploi et un salaire pour vivre à la fin du mois. Ils ne peuvent compter que sur leur force collective face aux requins capitalistes d’où qu’ils soient.

samedi 20 septembre 2014

les politiciens contre les travailleurs

« Triste rentrée sociale aux plan local et national. Je ne m’en réjouis pas. A ce niveau, nous sommes tous solidaires. La remise sur les rails de la compétitivité, qu’elle ait pour artisan des leaders de la droite du centre ou de gauche ne pourra se faire que dans la douleur »

Ainsi s’exprime Louis Souvet, ancien chef du personnel Peugeot, ancien maire UMP de Montbeliard, 28 ans parlementaire, autant dire un politicien qui connait bien son monde.

Celui qui partageait la table des Peugeot, aux travailleurs il promet la douleur, tant il sait que droite centre et gauche sont d’accord pour appliquer les plans de compétitivité qui signifient licenciements pour les uns et plus de travail moins bien payé pour ceux qui restent.

Puisqu’ils le disent, nous voila avertis.

mercredi 17 septembre 2014

Valls a peut-être la confiance des députés, mais il a la défiance des travailleurs !

L’Assemblée a voté la confiance au nouveau gouvernement Valls. Ce vote était couru d’avance puisque les socialistes frondeurs avaient décidé de s’abstenir. Valls pourra oser se prévaloir donc d’une légitimité renouvelée.

Tant qu’il n’aura à faire qu’au jeu parlementaire et à une opposition d’opérette, Valls continuera de servir « fièrement » le patronat. 

Mais lorsque la défiance et la colère des travailleurs vis-à-vis de sa politique s’exprimera dans la rue, ses belles phrases creuses n’y suffiront plus.
Nathalie Arthaud

lundi 15 septembre 2014

Reprenons confiance dans notre force collective

Les travailleurs n’ont évidemment rien de bon à attendre du discours de Valls devant l’Assemblée. Quant au vote qui suivra, son issue est prévisible : l’Assemblée votera la confiance au gouvernement et celui-ci s’en prévaudra pour aggraver sa politique anti-ouvrière.

En effet, les socialistes « frondeurs » ainsi que la plupart des écologistes l’ont déjà annoncé, ils se contenteront de s’abstenir. Preuve qu’ils ne veulent s’opposer qu’en paroles et seulement si cela reste sans conséquence. Comme tous les autres socialistes, ils ont bien trop peur d’une dissolution qui pourrait leur coûter leur siège.

Comme quoi le député Thévenoud n’est pas le seul à s’accrocher à son strapontin ! Lui ne voit pas de contradiction entre le fait de ne pas payer ses impôts et son loyer pendant trois ans et rester député. Les frondeurs, eux, ne voient pas la contradiction entre être « contre » le gouvernement et « s’abstenir » pour laisser en place le gouvernement. Ce n’est pas moins lâche et c’est tout aussi inconséquent.

Les frondeurs comme les écologistes font mine de prendre leurs distances avec le gouvernement Valls pour ne pas couler avec le navire. Mais sur le fond, rien ne les sépare du reste de la majorité.

Depuis qu’ils sont élus, ils ont d’ailleurs cautionné tous les sales coups, que ce soient les attaques contre les retraites, les hausses d’impôts ou la loi sur la compétitivité. Il y a trois mois, ils étaient, eux-aussi, vent debout contre la grève des cheminots. Alors, faire croire aux travailleurs qu’il y aurait quoi que ce soit à espérer de ces gens-là est une farce.

dimanche 14 septembre 2014

Peugeot : une acquisition qui ne manque pas de sel !

Le journal les Echos nous apprend que la famille Peugeot, reprend « les poivrières et les salières » fabriquées il y a 140 ans. Tous comme les moulins à café, la famille Peugeot, grâce à sa société « Etablissements Peugeot frères » qui avait gardé 27 % du capital, vient d’acquérir la PME fabriquant les poivrières et les salières sous marque Peugeot.

Cette PME installée à Quingey dans le Doubs, en difficultés financières, emploie 150 travailleurs. « Salières et poivrières Peugeot » vont équiper la classe business d’Air France moyennant un investissement de 1, 5 millions d’euros pour un chiffre d’affaire de 27 millions d’euros.

L’affaire est jugée rentable, n’en doutons pas, les Peugeot savent compter. Atchoum !!!! 

vendredi 12 septembre 2014

Ils font du neuf avec du vieux

Les anciens grévistes de PSA Aulnay, quand ils étaient en lutte contre la fermeture de l’usine, connaissent bien le nouveau ministre de l’économie, Emmanuel Macron.

Lors d’une manif devant le stade de France, François Hollande l’avait envoyé pour discuter avec eux. Mais comme il mentait, les grévistes ont préféré ne compter que sur leurs forces.

Et un bonimenteur de plus au gouvernement !

lundi 8 septembre 2014

un mépris de classe que la bourgeoisie et ses politiciens paieront

Personne n’a les moyens de savoir si Hollande a exprimé son mépris pour les plus pauvres aussi cyniquement que Valérie Trierweiler le relate. Que « les sans-dents », cette formule abjecte, soit de lui ou pas n’est pas le problème. 

De toute façon, son mépris pour les travailleurs est inscrit dans sa politique. Et quand, pour se défendre, Hollande affirme que « la raison d’être de sa vie » est « de servir les plus pauvres », il se moque du monde.
  
Depuis 2008, ce sont les travailleurs et eux seuls, qui payent les conséquences de la crise. Les uns ont été licencié quand d’autres ont dû travailler plus pour gagner moins. Nombre de retraités se sont retrouvés pris à la gorge par les hausses d’impôts. Alors que la bourgeoisie continuait de se verser de confortables dividendes, l’ensemble du monde du travail s’est appauvri. 

Arrivé au pouvoir, Hollande n’a pas levé le petit doigt pour y remédier. Les trois millions de chômeurs, les ouvriers dans l’impossibilité de boucler leurs fins de mois ont été priés… d’attendre et de se débrouiller. 

Des mesures d’urgence, il y en a eu : des dizaines de milliards ont été débloqués, des exonérations ont été accordées, des lois ont été changées. À chaque fois pour aider les banques et le patronat au détriment des travailleurs.   

dimanche 7 septembre 2014

François Hollande « au service des plus pauvres » ? Quelle farce !

Personne n’a les moyens de savoir si Hollande a exprimé son mépris pour les plus pauvres aussi cyniquement que Valérie Trierweiler le relate. Mais quand, pour se défendre, il affirme que « la raison d’être de sa vie » est d’être « au service des plus humbles et des plus pauvres » il se moque du monde et surtout des plus pauvres.

Il ne se trouvera pas un travailleur, un chômeur, un retraité pauvre pour croire que Hollande et son gouvernement, qui laissent le patronat licencier à tour de bras et l’aident à remettre en cause les salaires comme les conditions de travail, seraient à leur service.

Essaiera-t-on aussi de nous faire croire que Valls, « l’amoureux de l’entreprise », est au service des plus pauvres ? Que Macron, le banquier d’affaires qui a consacré sa vie professionnelle à aider les groupes capitalistes à s’enrichir au travers des fusions-acquisitions, et s’est lui-même enrichi à millions au passage, est au service des humbles ?

Au-delà des formules plus ou moins abjectes utilisées ou non par Hollande pour parler des pauvres, le vrai mépris, c’est de croire que ce genre de déclarations peut convaincre quiconque dans les classes populaires, parmi tous ceux que la politique de Hollande et des siens écrase et appauvrit un peu plus chaque jour.
Nathalie Arthaud

mercredi 3 septembre 2014

PSA Sochaux : 300 licenciements de travailleurs intérimaires, c'est 300 licenciements de trop !

Le patron de PSA, à Sochaux, prétexte la baisse attendue des ventes de la Peugeot 3008 pour rejeter 300 intérimaires au chômage, à partir de début novembre.

Dans le même temps, il décrète encore des heures supplémentaires, avec quatre samedis travaillés et des nuits du dimanche au lundi, en septembre, pour sa production de la Peugeot 308.

Ainsi, en renvoyant des centaines d’ouvriers, ceux qui restent devront travailler beaucoup plus.

 Si une revendication devait être mise en avant aujourd’hui, c’est la répartition du travail entre tous, intérimaires compris, sans perte de salaire.

lundi 1 septembre 2014

La seule cohérence de Valls, c’est la défense des intérêts patronaux

Son premier gouvernement n’aura pas duré six mois avant que Valls n’en présente un nouveau. Débarrassé de ceux qui faisaient mine de le contester, muni d’un banquier millionnaire au poste de ministre de l’Économie, ce gouvernement vise à afficher encore un peu plus de cohérence… dans la défense des intérêts du patronat.

Valls et Hollande déclarent que quoi qu’il arrive ils poursuivront leur politique et qu’ils iront même « plus vite et plus loin ». Mais pour faire quoi ? Et pour réussir quoi ?

La crise dont Hollande, Valls et les ministres successifs nous annonçaient la fin est toujours là. La courbe du chômage dont ils nous annonçaient « l’inversion » va toujours dans le même sens. Cela ne les empêche pas de dire que leur priorité absolue serait la lutte contre le chômage et pour la création d’emplois. C’est une très mauvaise plaisanterie.

Quand on lui parle de créer des emplois, le patronat répond que d’abord il faut la croissance de l’économie et que pour cela il faut lui faciliter la tâche. Il veut qu’on lui facilite les licenciements, qu’on allège ses impôts et ses obligations. Les gouvernements lui obéissent et puisent même dans les caisses de l’État pour le subventionner, comme le font Valls et Hollande avec leur « pacte de responsabilité ». Ils lui versent des dizaines de milliards, et c’est autant d’argent qui manque pour les dépenses utiles à tous, du logement aux transports et de la santé à l’éducation.

Évidemment, la seule croissance que cela apporte est celle des bénéfices du grand patronat. Mais, en fait, c’est bien celle-là qu’il demande et la seule qui l’intéresse. Peu lui importe de créer des emplois, au contraire le chômage élevé est une opportunité dont il profite pour faire du chantage à l’embauche, pour imposer bas salaires et précarité… et pour réclamer encore plus de mesures en sa faveur.

lundi 25 août 2014

Valls I, Valls II : une même politique au service des patrons !

Le gouvernement Valls a démissionné suite aux critiques de deux de ses ministres et Valls est chargé de constituer un nouveau gouvernement qui mènera la même politique que le précédent. Valls proclame qu’il ne changera pas de politique, tout comme Hollande qui dit vouloir aller « plus vite et plus loin » !

Ce n’est pas de l’aveuglement ou de l’inconscience. Hollande et Valls veulent poursuivre cette politique car c’est celle exigée par le patronat. Ils lui obéissent et veulent même aller au-devant.

Gattaz, le dirigeant du Medef, va tenir son université d’été avec Valls comme invité. Il s’est dit satisfait du « pacte de responsabilité » de Hollande et de ses dizaines de milliards d’euros d’aides au patronat, mais il le trouve insuffisant. D’après lui aussi, « il faut aller plus loin ».

Le prétexte est toujours le même, il s’agirait de favoriser la croissance car ce serait le seul moyen de créer des emplois. C’est sous ce prétexte que ce gouvernement comme les précédents verse des milliards au patronat. Pour cela il a taillé dans les dépenses de l’État utiles à la population, revu la législation du travail, facilité les licenciements, augmenté l’âge de la retraite.

Mais voilà, les patrons empochent les aides mais n’investissent pas, ne créent pas d’emplois et même licencient. Et Gattaz a le culot de dire que c’est parce qu’on n’a pas encore assez réduit les droits des travailleurs, pas encore fait tomber tout ce qui limite un peu l’exploitation. Et de prétendre que l’existence du Smic, de protections contre les licenciements, de « seuils sociaux » à partir desquels les patrons doivent organiser des élections de délégués du personnel et un Comité d’entreprise, seraient des contraintes insupportables.

jeudi 21 août 2014

une catastrophe qui s'amplifie

Une étude publiée, le 19 Août par l’Observatoire de l’emploi de l’Aire urbaine (Belfort, Montbéliard et Héricourt) révèle une situation qui se dégrade de mois en mois depuis plus d’un an. Elle situe cette région parmi les bassins d’emploi les plus en difficulté en France métropolitaine.

Les chiffres publiés par l’Observatoire parlent d’eux-mêmes. Le taux de chômage, qui est de 11,9 % dans l’Aire urbaine, est très nettement supérieur à celui de la Franche-Comté (9,2 %) et de la France métropolitaine (9,7 %).

Et ce sont les travailleurs et eux seuls, qui paient pour que les profits des grandes entreprises, comme PSA, Alstom ou GE, entre autres, soient préservés et même augmentés. Pendant que l’actualité fait apparaître une augmentation de la fortune de la famille Peugeot, la population, elle, continue à s’appauvrir et à s’enfoncer dans la misère.

Seules des mesures radicales peuvent empêcher cette catastrophe : interdiction de tous les licenciements, partage du travail entre tous avec maintien du salaire. Seules les luttes des travailleurs pourront les imposer.

lundi 18 août 2014

La guerre qu’ils nous mènent

Valls lui-même le dit : la rentrée sera difficile.

Pour une fois, il dit la vérité. La rentrée sera en tout cas difficile pour les travailleurs, les chômeurs, les retraités du monde du travail, et pour beaucoup, catastrophique. Les grandes entreprises continuent à diminuer leurs effectifs au nom de la compétitivité en faisant faire plus de travail par moins de travailleurs. Le chômage augmente inexorablement. Même celles et ceux qui retrouvent du travail après un licenciement, au bout des semaines ou des mois de galère, ne retrouvent qu’un emploi plus précaire, plus flexible, plus mal payé et souvent, loin du logement péniblement acquis au fil des ans. Quant aux jeunes, commencer sa vie professionnelle sans trouver d’emploi, errer de petit boulot en petit boulot devient la règle. Même pour les salariés qui ont un emploi stable, leur pouvoir d’achat s’effrite parce que les salaires sont bloqués alors que les dépenses augmentent : loyers, impôts, scolarité des enfants.

Malgré les mensonges et les fausses promesses dont Hollande et Valls nous ont abreuvés tout au long de l’année en pérorant sur la reprise de la croissance ou le « retournement de la courbe du chômage », l’économie ne redémarre pas. Même l’Allemagne, présentée si longtemps comme l’exemple à suivre, est en train de s’enfoncer dans la stagnation. L’économie capitaliste, cette économie démente où la concurrence pour le profit conduit à des soubresauts économiques de plus en plus fréquents, de plus en plus graves, ne parvient pas à surmonter sa crise. Voilà la raison fondamentale de l’aggravation de la guerre de classe menée par la classe capitaliste contre les travailleurs.

dimanche 20 juillet 2014

PSA : des coûts de production élevé, ou un coût du capital insupportable?

Les deux usines PSA (ex-SMAE) de la banlieue de Metz, celle de Borny qui produit des boîtes de vitesse et celle de Trémery qui fabrique des moteurs, ont été regroupés en une seule entité le pôle industriel régional Trémery-Metz.

Le directeur de ce pôle - qui n’est autre que l’ancien directeur du site d’Aulnay-sous-Bois en banlieue parisienne - s’en félicite dans le Républicain lorrain de jeudi en expliquant que « c’est un levier de performance ». C’est plutôt les prémisses de la fermeture du site de Borny qui se réduit au fil des ans en peau de chagrin et qui ne connait pas le moindre investissement sérieux de la part de PSA.

Dans le Républicain lorrain, le directeur dénonce les coûts de production bien plus élevés qu’en Espagne, Roumanie ou Slovaquie qui existent en France. Ces « coûts de production » n’ont pas empêché la famille Peugeot de devenir l’une des plus riches du pays, dont la fortune a encore augmenté malgré la crise de l’automobile dont on nous rebat les oreilles...

vendredi 18 juillet 2014

PSA : beaucoup d'argent grâce à la banque

Les banques PSA Finance et Santander ont finalisé leur accord qu’elles négociaient depuis des mois.
PSA dit que cela va lui permettre une remontée de cash de 1,5 milliard d’euros d’ici 2018... Comme quoi PSA n’est pas autant sur la paille qu’il veut bien le dire.

Que vont faire les Peugeot de tout ce cash ? Il est vrai qu’ il y a maintenant de la place dans la salle de bains de Robert Peugeot, victime d’un cambriolage de lingots d’or caches dans un coffre dans sa salle de bains...

mercredi 16 juillet 2014

Altia- stamping : en grève pour défendre leur emploi

Depuis Vendredi matin 11 Juillet, les 103 salariés d’Altia Stamping (ex-Sonas) à Beaucourt (Territoire de Belfort) sont en grève totale et bloquent les expéditions des pièces d’emboutissage livrées quotidiennement à Peugeot Mulhouse et Sochaux.

Ils veulent des garanties concernant leur reprise par FSD-SNOP, 80 d’entre eux seraient transférés sur le site de Technoland Etupes ; et ils veulent négocier des indemnités correctes pour 22 licenciements prévus.

C’est Peugeot qui en réalité est à la manœuvre et décide. Mardi matin 15 juillet, après une rencontre en Préfecture, les travailleurs d’Altia n’ont pas du tout été rassurés. Si leur usine est prévue d’être fermée d’ici 18 mois, pas d’engagement précis avant le 1er août (après un Jugement du Tribunal de Commerce) concernant le transfert à la SNOP. Peugeot ne s’engage verbalement que pour 2 ans de production. Quant aux indemnités de licenciements, la partie extra-légale étant aussi décidée par Peugeot, elles sont très loin de ce qui est demandé.

Les travailleurs d’Altia ont décidé de continuer leur grève et d’empêcher toute livraison à Peugeot, qui a besoin de leur production. C’est leur seule force contre ces exploiteurs qui les licencient, attaquent les salaires et les droits de ceux qui restent, alors que les actionnaires voyous d’Altia ont empoché des millions, à l’ombre de PSA qui est le grand manitou.

mardi 15 juillet 2014

Les assassins d’un peuple

Alors que les télévisions du monde entier faisaient de la coupe du monde de football un spectacle planétaire, le territoire de Gaza était noyé sous les bombes de l’aviation israélienne. Ce petit territoire laissé par l’État d’Israël aux Palestiniens est une des régions du monde les plus densément peuplées. L’expression « bombardements ciblés » n’est qu’hypocrisie. Parmi les centaines de victimes, morts ou grièvement blessés, il y a nécessairement une majorité de civils, et on retire des corps ensanglantés d’enfants des ruines de leur maison.

Le point de départ de l’enchaînement de la violence – l’assassinat de trois jeunes Israéliens suivi de l’exécution d’un jeune Palestinien – a été l’étincelle qui a fait exploser une fois de plus le baril de poudre israélo-palestinien. C’est le énième épisode d’une guerre d’oppression menée depuis plusieurs décennies par l’État d’Israël, soutenu par toutes les grandes puissances contre un peuple palestinien parqué dans des territoires dispersés, soumis à boycott, entourés de murs et de barbelés. Un peuple privé de tout droit, soumis à des vexations incessantes.

Cela fait des décennies que sur un petit territoire – l’équivalent de trois départements en France – où coexistent deux peuples, il y en a un, les Palestiniens, qui est enfermé dans une prison à ciel ouvert dans son propre pays, tandis que l’autre, les Israéliens, est transformé en gardien de prison.

L’État d’Israël a beau posséder une des armées les plus modernes et les plus efficaces (avions, hélicoptères, drones), il n’arrive pas à étouffer les révoltes successives du peuple opprimé. Il n’a réussi qu’à susciter, du côté des Palestiniens, des organisations qu’il dénonce comme terroristes car elles utilisent à petite échelle les mêmes méthodes dont il use, lui, à grande échelle.

L’ampleur de la répression a amené des dirigeants des puissances impérialistes, parmi lesquelles la nôtre, à prononcer quelques phrases de feinte indignation. Le Drian, ministre français de la Défense, a recommandé benoitement à son compère israélien de « faire preuve de mesure dans sa riposte ». Une nouvelle série de conférences internationales est convoquée pour pérorer sur la paix pendant que les bombes continuent à tuer…

lundi 14 juillet 2014

PSA Sochaux : Coup de colère !

Mercredi 9 Juillet, 14 travailleurs d’une équipe d’HC2, à PSA Sochaux, ont posé les outils pendant environ 45 minutes pour protester contre le retrait de ceux que le patron avait affectés, provisoirement, sur la chaîne pour faire passer son rajout de travail. Cette chaîne du Montage est déjà l’une de celles où les postes sont les plus durs à tenir. Avec le retrait de ceux qui aidaient, certains ouvriers se sont retrouvés à devoir faire le travail d’un poste et demi.

Avec la multiplication des heures supplémentaires, des samedis travaillés, la surcharge de travail est de plus en plus insupportable pour tous les travailleurs. La direction a admis qu’il s’agissait d’un « loupé », c’est le terme qu’elle a utilisé, et que dans l’urgence, elle a mis des effectifs supplémentaires à l’habillage caisse.

En vérité, sa seule solution pour faire réaliser le travail qu’elle rajoute, c’est de mettre un peu de monde pendant une courte durée, puis, de le retirer, en espérant que cela suffise à faire avaler la pilule. Cette fois-ci, c’est loupé !

mercredi 9 juillet 2014

Vistéon : des actionnaires qui en veulent toujours plus

La semaine dernière, la presse économique était pleine d’éloges sur l’acquisition par Visteon du secteur électronique de Johnson Controls : 265 millions de dollars pour devenir un « géant des composants électroniques pour les véhicules ».

« À elles deux, ces entreprises électroniques internationales représentent plus de 3 milliards de revenus annuels », et elles approvisionneront 9 des 10 plus grands fabricants automobiles du monde en composants électroniques d’intérieur.

Comme quoi, si Visteon est en vente, avec probablement des licenciements à l’appui, ce n’est pas parce qu’il n’a pas d’argent.

PSA : Philippe VARIN à l'aise dans ses nouvelles fonctions

De la direction de PSA, Philippe Varin est passé à celle du Cercle de l’Industrie où se côtoient et cohabitent avec bonheur patrons et élus politiques. Avec une constance admirable, il a précisé hier ses objectifs dans le journal Les Echos : “ Il faut mettre en œuvre des accords de compétitivité offensifs.”

C’est on ne peut plus clair, être offensifs contre les travailleurs pour garantir des dividendes en hausse aux actionnaires, voilà ce dont tout ce petit monde débat, lors de déjeuners dans les restaurants de la capitale.

A Sochaux, la famille Peugeot, dont la fortune s’est accrue de 116% en un an, a imposé les horaires à rallonge, pendant les temps de pause, le vendredi soir, le samedi matin... Varin continue son boulot au service des actionnaires.

mardi 8 juillet 2014

Seules les luttes pourront changer les choses

Le patronat était sorti de la première conférence sociale avec un cadeau de 20 milliards de crédit d’impôt compétitivité et un accord sur la flexibilité. Puis il était sorti de la seconde en ayant obtenu l’allongement de la durée de cotisation retraite à 43 ans. Et il commence la troisième déjà satisfait !

Il lui a suffi de menacer de boycotter la conférence pour imposer d’avance ce qu’il voulait. Il demandait au gouvernement le report de la mise en place du compte pénibilité permettant aux travailleurs de partir un tout petit peu plus tôt à la retraite. C’est accordé. Il voulait plus de liberté pour imposer des temps partiels. C’est chose faite. Il souhaite la simplification du droit du travail. Elle est sur la table.

Le Medef a aussi prévenu : il ne tolèrera aucune « contrainte ». Il demande à bénéficier au plus vite des 41 milliards de baisses de cotisations et d’impôts du pacte de responsabilité, mais il ne s’engagera pas à créer le moindre emploi.

Et qu’ont répondu Valls et Hollande ? « Oui, maîtres. D’accord, maîtres ! ». Voilà le dialogue social : une mascarade qui cache les ordres du patronat.

C’est ainsi depuis le début du quinquennat Hollande, et avec Valls Premier ministre, le Medef est encore plus ravi. Valls est l’homme du patronat et il l’assume sans complexe. Tout comme il revendique fièrement son intransigeance face aux cheminots et aux intermittents du spectacle. Tout comme il se prépare à enterrer la SNCM et à faire pointer les marins au chômage.

dimanche 6 juillet 2014

Famille Peugeot : du rififi chez les bourgeois

PSA Peugeot Citroën a annoncé, jeudi soir, que Thierry Peugeot, qui fut le président du conseil de surveillance du constructeur automobile de 2002 à 2014, n’en était même plus membre suite à des désaccords avec le reste de la famille. C’est la propre sœur du dit Thierry qui le remplacera.

En voilà au moins un dont le départ ne manquera pas dans les ateliers ou les bureaux, contrairement à la plupart des retraités qui quittent les usines ou des intérimaires, des travailleurs sous-traitants qui sont poussés dehors.

Avec une augmentation de la fortune de la famille Peugeot de +116 % l’an dernier, de l’ordre d’un milliard d’euros en un an, on n’a pas vraiment envie de le plaindre.

vendredi 4 juillet 2014

leur soif de profits contre les emplois

Les travailleurs d’Altia à Beaucourt (Territoire de Belfort), les 600 des trois autres usines de la même division, les 80 de Pirey (Doubs), les 400 de Caddie, et encore des centaines des autres usines, tous victimes du pillage d’Altia sont sur le point d’être les seuls sacrifiés de cette faillite organisée.

Les donneurs d’ordre, PSA et Renault, les vautours de GMD, la SNOP, et d’autres du même acabit sont en train de décider des centaines de licenciements, avec l’appui du Gouvernement, en prétendant en plus qu’ils sauvent ce qui peut l’être !.

Sauver leurs profits sur le dos des travailleurs, c’est la seule chose qui compte pour eux. Mais pour sauver l’emploi et les salaires, c’est l’interdiction des licenciements accompagnée du partage du travail entre tous qu’il faut imposer.

Ce serait la seule et bonne solution. Urgente !


mardi 1 juillet 2014

PSA : un bon job !

L’ex PDG de PSA, Philippe Varin, vient d’être nommé par le ministre des Affaires Étrangères, représentant spécial pour les relations économiques avec l’Asie.

C’est un marché de 600 millions d’habitants en pleine croissance, il y a du fric à faire pour les exploiteurs.

PDG de PSA ou délégué par le gouvernement, rien de surprenant, ces serviteurs des capitalistes sont interchangeables.

lundi 30 juin 2014

Lutter contre le chômage commence par interdire les licenciements

En 2013, le gouvernement s’était fixé pour objectif « l’inversion de la courbe du chômage ». Sur les 24 mois de présidence Hollande, il y a eu 1 mois de baisse et 23 mois de hausse. Désormais, il ne vise plus que sa « stabilisation » et le ministre du Travail a décidé de ne plus commenter les chiffres mensuels de Pôle emploi.

Avec 31 500 chômeurs de plus en février, 1 600 en mars, 11 000 en avril, 25 000 en mai, le gouvernement reconnaît 5 millions de chômeurs, toutes catégories confondues, un niveau jamais atteint.

Valls assure que « le chômage n’est pas une fatalité ». Mais, à partir du moment où il soutient les licencieurs, le chômage ne peut qu’augmenter.

Il y a tout un cinéma autour du chômage des séniors, comme s’il s’agissait d’un nouveau « phénomène social ». Mais les séniors, de plus en plus nombreux à Pôle emploi, ne viennent pas de la planète Mars. Ce sont des anciens de Moulinex, de Continental, de Peugeot, des abattoirs Gad, des Trois Suisses, sans parler de ceux licenciés d’entreprises plus petites.

Le gouvernement prétend aussi s’occuper du chômage des jeunes. Stages, apprentissages, formations, emplois aidés… les mesures sont légion. Pour peu qu’ils se donnent la peine de monter des dossiers, les patrons peuvent se payer des jeunes pour pas cher.

Il n’empêche ! Le nombre d’emplois disponibles diminue dans toutes les entreprises, privées comme publiques. Les 30 000 postes que la SNCF a supprimés en dix ans, les milliers supprimés chaque année à La Poste et dans la fonction publique, correspondent à autant de jeunes au chômage.

samedi 28 juin 2014

les riches de plus en plus riches


Le journal « Capital » vient de publier le classement des cent plus grosses fortunes françaises. En 2014, en moyenne, ces fortunes ont grossi de + 10% en un an.

Mais on peut noter par exemple que Martin Bouygues, principal actionnaire d’Alstom, à qui l’Etat va faire un cadeau de plus de deux milliards d’euros, dans le cadre de la reprise d’Alstom par General Electric, n’est que 22ème dans ce classement, avec une fortune de 2,03 milliards d’euros et une augmentation de + 53, 8 %, (+700 millions d’euros, en un an).

La famille Peugeot, c’est encore pire, elle n’est que 28ème, avec une fortune de 1, 82 milliards d’euros, en augmentation de +116, 7 % (près de un milliard d’euros en un an).

Les pauvres !!! Heureusement que l’Etat a décidé de les aider.