mardi 14 novembre 2017

16 novembre Montrer que le combat continue !

Macron et son gouvernement mènent une offensive générale contre tous les travailleurs, qu’ils soient en activité, au chômage ou à la retraite.

Pour la mettre en échec, un mouvement d’ensemble du monde du travail est nécessaire. Seule une telle réaction collective à l’échelle du pays permettra de changer le rapport de force avec le patronat, à l’offensive dans toutes les entreprises.

Le 16 novembre, la CGT, FO, Solidaires, la FSU, le syndicat étudiant Unef et les organisations lycéennes Unl et Fidl appellent à une journée de grève et de manifestations contre la politique du gouvernement.

Parmi les travailleurs et les jeunes, tous ceux qui refusent cette politique de régression sociale pourront montrer qu’ils sont bien déterminés à continuer le combat.

- Belfort : 10h00 Maison du peuple

- Montbéliard : 14h00 Place du Champ de Foire

Les capitalistes, leurs paradis terrestres et leur apôtre Macron

    Les Paradise papers, divulgués par la presse la semaine dernière, lèvent un petit coin du voile qui recouvre d'ordinaire les pratiques des capitalistes. Toujours prompts à faire la morale aux travailleurs sur les nécessaires sacrifices, ils organisent l'évasion fiscale de façon industrielle.

    Bernard Arnault a ainsi placé des biens dans au moins six paradis fiscaux. Première fortune française, grâce au travail des petites mains du luxe, il possède au nord de Londres une propriété de 4300 mètres carrés sur un terrain de 129 hectares. S'y ajoute un yacht de 101 mètres avec héliport et piscine à fond de verre, valant 130 millions. Tout cela par l'intermédiaire de sociétés écrans basées à Jersey ou aux îles Caïmans, qui permettent au patron de LVMH de dissimuler ces signes extérieurs de richesse au fisc et aux médias.

    Avec des placements aux îles Caïmans, la reine d'Angleterre fraude carrément son propre fisc ! Une entreprise richissime comme Nike ne paye que 2 % d'impôts sur ses 7,5 milliards de recettes européennes. Dassault, qui vit notamment grâce aux commandes de l'État français, aide ses clients à ne pas payer la TVA sur les jets qu'ils lui achètent, par le biais de sociétés écran à l'île de Man, où l'impôt est à 0 %. Et on pourrait multiplier les exemples, aussi écoeurants les uns que les autres.

    « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c'est terminé », jurait Sarkozy en 2009. Quelle sinistre blague ! Chaque année apporte son lot de nouvelles révélations. Moscovici et l'Union européenne s'indignent de ces pratiques. Quels hypocrites ! Les paradis fiscaux sont y compris au coeur de l'Europe, en Belgique, en Irlande ou aux Pays-Bas.

mardi 7 novembre 2017

Loi travail, APL, logement, santé : un gouvernement de combat contre les travailleurs

    Pour faire des économies, le gouvernement veut réduire les APL qui, selon lui, coûtent trop cher à l'État. « 18,5 milliards d'euros d'APL, c'est la moitié du budget de la défense nationale », a déclaré l'un de ses ministres. Mais le gouvernement n'a pas décidé pour autant de diminuer le budget de l'armée, ni les commandes qui profitent aux industriels de l'armement. Il va réduire le financement du logement social et les aides qui permettent à des millions de personnes de payer leur loyer !

    Annoncée cet été et devenue effective depuis le 1er octobre, la baisse de cinq euros de l'APL a touché les milieux populaires et de nombreux étudiants dont le logement représente plus de la moitié de leur budget mensuel.

    En diminution de près de 10 %, le budget du logement qui vient d'être voté prévoit une nouvelle réduction des APL pouvant aller jusqu'à 60 euros. Le gouvernement prétend qu'elle serait limitée cette fois aux locataires des HLM et qu'elle serait compensée par une baisse des loyers imposée aux organismes HLM. « Pour les locataires, il n'y aura aucun effet, aucun impact », a assuré le Premier ministre Édouard Philippe. C'est un mensonge ! Avec cette mesure, le gouvernement diminue fortement le financement du logement social de 1,7 milliard d'euros.

mardi 31 octobre 2017

Macron en Guyane : qui sème le mépris récolte la révolte !

« Je ne suis pas le père Noël ». Telle a été la première déclaration de Macron à son arrivée en Guyane la semaine dernière. Dans ce vestige de l’empire colonial, près de la moitié des familles vivent sous le seuil de pauvreté et un jeune sur deux est au chômage. Une partie des habitants n’ont ni eau courante, ni électricité.

À côté de cette population dans le dénuement, il y a le centre spatial de Kourou d'où sont lancées les fusées Ariane, doté d’équipements ultramodernes et d’un centre médical longtemps réservé aux seuls employés de la base. Un contraste aussi choquant est révoltant ! Revendiquer la fin des injustices, ce n’est pas demander que l’État fasse des « cadeaux », mais qu’il respecte enfin le droit élémentaire de la population de vivre correctement !

Au printemps dernier, les Guyanais se sont mobilisés pour faire entendre leurs droits : pendant cinq semaines, le territoire a été paralysé par une grève générale et des barrages où se retrouvaient toute la population, en particulier la jeunesse des quartiers populaires. Face à leur détermination, le gouvernement de l’époque avait été obligé de s’engager à mettre en œuvre un plan d’un milliard d’euros pour les besoins les plus urgents et à examiner sans délai le financement de mesures chiffrées à deux milliards d’euros.

vendredi 27 octobre 2017

PSA Sochaux : Des intérimaires dénoncent les mensonges de la direction.



lundi 23 octobre 2017

La lutte d'ensemble du monde du travail est une nécessité

    Le budget de la Sécurité sociale est discuté à l'Assemblée nationale cette semaine et le gouvernement a annoncé qu'il allait réduire son déficit de trois milliards d'euros. Comment ? En prenant dans les poches des travailleurs, en réduisant ce à quoi ils ont droit quand ils sont accidentés, malades ou retraités.

    Il augmente la CSG pour les salariés et pour les retraités. Il augmente le prix du forfait hospitalier de 18 à 20 euros par jour. Et il réduit les dépenses de l'assurance-maladie. Il dérembourse des médicaments. Il coupe dans les budgets des hôpitaux alors que les urgences et bien des services sont surchargés en permanence. Il supprime des lits d'hôpitaux « qui ne servent à rien », comme a osé le dire la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, alors que dans bien des hôpitaux les malades sont poussés dehors à peine convalescents, justement à cause du manque de lits.

    Puis, la ministre de la Santé veut faire la chasse aux malades exactement comme la ministre du Travail veut faire la chasse aux chômeurs. La pression des contrôleurs de la Sécurité sociale va s'ajouter à la peur du licenciement pour pousser encore plus de travailleurs à retourner au travail alors qu'ils sont encore malades ou pas remis de leur accident.

    À quoi serviront ces milliards économisés ? À alléger le peu d'impôts que les capitalistes payent au regard de leur fortune ! Vendredi dernier, la fin de l'impôt sur la fortune, l'ISF, a été votée au Parlement ainsi qu'une baisse des taxes sur les revenus du capital. Au total, c'est un cadeau de 4,5 milliards d'euros pour les plus riches. Le ministre de l'économie, Bruno Le Maire, a dit les choses très clairement : en parlant des mille plus grosses fortunes du pays, il a déclaré, « aujourd'hui [ils] paient 400 millions d'euros d'ISF. Nous allons leur rendre ces 400 millions d'euros ». Pour ces milliardaires ou multi-millionnaires, ce ne sera qu'une goutte d'eau dans la piscine de leur fortune, mais c'est tout un symbole.