mercredi 7 décembre 2016

Communauté d’agglomération du Pays de Montbéliard : Le femmexit !



mardi 6 décembre 2016

Hollande renonce, Valls candidat pour la même politique propatronale

    Hollande a donc renoncé à se présenter à l'élection présidentielle. Il a commencé par vanter son action. Les travailleurs dressent un tout autre bilan ! Il s'était engagé à réduire le chômage ; il y a un million de chômeurs en plus. Il avait promis de gouverner pour les jeunes ; un quart d'entre eux sont sans emploi, et bien d'autres vont d'emploi précaire en petit boulot. Il s'était fait élire contre la finance ; il l'a servie, en multipliant les cadeaux indécents au patronat. Les seuls regrets qu'il a exprimés portent sur la déchéance de nationalité, non parce que c'est une mesure réactionnaire, mais parce que même son propre camp n'en a pas voulu. Il assume toute sa politique antiouvrière, à commencer par la loi travail. Alors, les travailleurs ne le regretteront pas.

    Valls, qui l'a poussé vers la sortie, se lance maintenant en espérant que, comme dans un scénario usé, le fait de changer de comédien relance l'intérêt du spectacle. Mais la politique de Hollande a été mise en oeuvre par Valls lui-même. L'un et l'autre ont toujours été unis par une même loyauté envers la classe capitaliste. On peut en dire autant de l'ex-banquier Macron, qui était leur ministre jusqu'à ce que, il y a trois mois, il quitte le navire pour tenter sa chance. Et de Montebourg, qui a lui aussi gouverné avec eux et a mis en oeuvre la même politique propatronale, jusqu'à ce qu'il juge que l'impopularité de Hollande desservait sa carrière.

    Valls, Montebourg, Hamon : la primaire du PS s'annonce comme un concours de beauté d'anciens ministres du même gouvernement, pour la même politique.

vendredi 2 décembre 2016

Mes interventions au Conseil Municipal du 29 novembre

Mieux que les calendriers de la Poste
Le receveur, le bien nommé, autrement dit le chef des finances publiques de Sochaux, va recevoir, comme chaque année, une indemnité de 965 € que lui a voté le conseil municipal de Grand Charmont en novembre 2016. Combien des 12 communes dépendant de la perception de Sochaux en a fait autant ? 
Pourquoi cette prime ? Le maire interrogé a répondu : « c’est ainsi, ça existait avant, quand ça n’existera plus on ne paiera plus ». 
Au moyen âge, les percepteurs saignaient le peuple, entre temps il y a eu une révolution. Aujourd’hui, c’est différent mais ça saigne toujours. 
Vote : un contre DRIANO.

Une gestion bureaucratique du logement
Les organismes logeurs NEOLIA et HABITAT 25 installés sur le quartier des Fougères à Grand Charmont et gérants plusieurs centaines de logements vont bénéficier d’un abattement d’impôt de 30% sur la valeur locative servant de base à la taxe foncière sur les propriétés bâties soit 72 328 €.
En échange les organismes logeurs devront améliorer  leurs prestations dans les quartiers prioritaires. Un montage financier bien compliqué, hors contrôle de la population, qui va occuper une brochette de fonctionnaires et des organismes logeurs qui de toute façon feront ce qu’ils veulent dans des quartiers prioritaires toujours à l’abandon.

Logement payé puis vendu, c'est du vol.
Habitat 25 peine à vendre des appartements situés rue d’Alsace quartier des fougères à Grand Charmont. C’est ainsi qu’un T2 de 44 m2, pour être vendu, est proposé à la baisse d’ 1/3 de sa valeur 2012 à 22000 €.
Les organismes logeurs, après avoir bien vécu de loyers très élevés, s’orientent aujourd’hui à la vente. Ces appartements, dits sociaux, construits dans les années 1970 ont été payés plusieurs fois par des générations de locataires. 
Ce serait justice qu’ils soient non pas vendus mais donnés à ceux qui les ont déjà payés.

jeudi 1 décembre 2016

Ma tribune pour le prochain bulletin municipal

Bienvenue aux migrants. 

 En provenance de la jungle de Calais, une vingtaine de jeunes d’origine africaine sont accueillis sur la commune de Grand Charmont ; ils veulent obtenir le droit d’asile.

L’Europe compte 510 millions d’habitants, il est mensonger de dire que la France qui est un des pays les plus riches au monde ne peut accueillir quelques dizaine de milliers de réfugiés, quand l’Allemagne en accueille plus d’un million.

 Les capitaux circulent et s’installent partout où il y a du profit à faire. Les damnés de la terre que sont les migrants, doivent avoir la liberté de circulation et d’installation.

 Bien sur les démagogues à toutes les époques ont opposés les travailleurs français aux travailleurs étrangers mais quand on cible les plus démunis, on épargne les plus riches.

Le mouvement ouvrier socialiste puis communiste a su, à chaque étape intégrer dans ses rangs les nouveaux venus, et en faire des alliés, des camarades de combat. A nous d’en faire autant aujourd’hui.

lundi 28 novembre 2016

Fillon, dans la course pour servir les riches

    Fillon a donc été choisi par l'électorat de droite, souvent bon chic bon genre, parfois vieille France, toujours bien-pensant. Il n'y avait, sur le fond, aucune différence avec Juppé, deux candidats qui ont gouverné ensemble par le passé.

    Fillon promet maintenant de faire pire que « depuis 30 ans ». Il prend pour modèle Thatcher, cette chef du gouvernement britannique qui, dans les années 1980, mena une guerre hargneuse contre ceux qu'elle appelait « les ennemis de l'intérieur » : les travailleurs et leurs organisations.

ddddddddddddddd
Fillon et Gattaz
    Fillon promet, lui aussi, une saignée aux classes populaires. Il dénonce le chômage mais veut supprimer 500 000 emplois de fonctionnaires, c'est-à-dire tailler dans les effectifs des écoles, des hôpitaux, des crèches et des bibliothèques de quartier. Oh, les riches ne seront pas gênés, eux, qui ont leurs domestiques, leurs cliniques privées et qui, comme Fillon, mettent leurs enfants dans des écoles privées huppées ! En revanche, la vie sera plus difficile pour les habitants des villes et des quartiers populaires, et pour ceux des campagnes.

    Fillon veut supprimer les 35 heures. Pour fixer la durée du travail, les patrons auraient toute latitude : dans chaque entreprise, ils pourraient faire un chantage aux licenciements pour imposer une hausse, avec 48 heures comme seul plafond, et sans que les salaires suivent.

lundi 21 novembre 2016

Fillon et Juppé, en compétition pour servir le grand patronat

    La France de droite, des beaux quartiers, des messes dominicales et des préjugés anti-ouvriers a donc voté, et Fillon arrive en tête, suivi de Juppé. Sarkozy est éliminé et aucun travailleur ne le regrettera.

    À entendre Fillon, Sarkozy, dont il était le Premier ministre, aurait dû mener une politique encore plus anti-ouvrière, encore plus dévouée au grand capital. Aujourd'hui, le député du très chic 7e arrondissement de Paris veut être un Thatcher français. L'électorat de droite a choisi celui qui affiche le programme le plus réactionnaire, y compris avec un catholicisme bien-pensant sur les questions de société.

    Quant à Juppé, ancien Premier ministre de Chirac, il mena aussi une politique anti-ouvrière, attaquant la Sécurité sociale et les retraites. Alors qu'il se vantait d'être « droit dans ses bottes », il dut manger son chapeau et reculer devant la vague de grèves et de manifestations massives, en 1995.
    Aujourd'hui, Fillon et Juppé sont d'accord sur la saignée à imposer aux classes populaires.

    L'un et l'autre veulent augmenter la TVA, baisser l'impôt sur les bénéfices des sociétés et supprimer l'impôt sur la fortune, autrement dit faire financer des cadeaux aux riches par ceux qui ne le sont pas.
    85 milliards de baisses de dépenses publiques, promet Juppé ; 110 milliards, renchérit Fillon. 300 000 suppressions de postes de fonctionnaires, annonce le premier ; 500 000, ajoute le second. Cela veut dire moins d'enseignants dans les écoles des quartiers populaires, moins de personnel dans les hôpitaux, moins d'employés communaux, donc moins de services utiles à la population.

lundi 14 novembre 2016

Trump président : Wall Street reconnaît un des siens

    Les élections américaines sont d'abord la défaite de Clinton et des Démocrates. Ici, on nous a répété que les États-Unis avaient résorbé le chômage. En réalité, la désindustrialisation et la paupérisation y font des ravages, depuis la crise de 2008 en particulier. Des millions de familles ont perdu leur logement et vivent parfois dans des mobil-homes. Malgré les statistiques, le chômage continue de sévir. Ceux qui trouvent du travail doivent cumuler des emplois précaires, à temps partiel, payés six ou sept euros de l'heure, pour tenter de joindre les deux bouts, souvent sans y parvenir.

    En 2008, on nous expliquait qu'avec Obama le sort des Noirs allait changer, mettant fin aux discriminations héritées de l'esclavage et de la ségrégation. Aujourd'hui, ils doivent se mobiliser pour ne plus être tués par des policiers aux préjugés tenaces et à la gâchette facile.

    L'Amérique fonctionne très bien pour ses riches, mais pas pour ses classes populaires. Clinton était la candidate du statu quo. C'est une amie des riches et des banquiers depuis toujours, et c'est notamment pour cela qu'elle a été rejetée par une partie de sa propre base.

    Trump n'est élu que par un quart de l'électorat, avec 600 000 voix de moins que la perdante, en vertu du système électoral aux États-Unis. Et on nous présente ce pays comme une grande démocratie !