mardi 27 septembre 2016

Les migrants, futurs prolétaires et frères des travailleurs d'Europe

    Ce lundi, à Calais, Hollande s'est engagé à démanteler la « jungle ». Venu après Sarkozy, il était en campagne électorale et a joué la fermeté... contre les migrants. La façon dont les réfugiés sont parqués, sans même un centre d'accueil digne de ce nom, est honteuse. Après avoir souvent traversé la Méditerranée au péril de leur vie, ils la risquent pour franchir un tunnel. Pour les en empêcher, on a dressé des barbelés, on a inondé des terrains et on construit un mur. Et maintenant, le gouvernement veut les chasser. Mais aucun barbelé, aucun dispositif n'arrêtera ceux qui fuient la guerre, la dictature ou la faim : ils n'ont pas le choix. Si la « jungle » est détruite, elle se reconstituera à Calais ou ailleurs.

    Les autres politiciens ne sont pas en reste. La semaine dernière, alors que le gouvernement annonçait qu'il allait « relocaliser » les 10 000 migrants de Calais, le Front national a lancé sa pétition « Ma commune sans migrants ». Plusieurs ténors de la droite, comme Estrosi, élu président de région avec les voix du PS et du PCF, en font autant, sur le ton « ma région sans migrants ». Avec une pétition contre « la création de "jungles" sur l'ensemble du territoire », Wauquiez a pris la tête de la croisade. Il refuse les 1784 migrants que l'État veut placer dans sa région d'Auvergne-Rhône-Alpes, forte de 7,7 millions d'habitants !

    Sarkozy y est allé de son couplet ridicule sur « nos ancêtres les Gaulois ». Prêts à tout pour concurrencer le Front national, ces politiciens encouragent les plus racistes, disposés à s'en prendre physiquement aux étrangers.

jeudi 22 septembre 2016

Montbéliard : L’hôpital entre les mains d’un promoteur



mercredi 21 septembre 2016

Mes interventions lors du dernier conseil municipal

A propos de l'armement de la police municipale
La décision d’armer la police municipale, d’après la délibération que vous proposez au vote, est « que dans un contexte de menace terroriste élevée, les policiers municipaux sont aujourd’hui une composante à part entière de l’organisation de la sécurité publique ». Elle fait suite aux attentats et à la décision du gouvernement de décréter l’état d’urgence. 

La pression sécuritaire, initiée depuis longtemps par la droite et l’extrême droite, reprise par la gauche au gouvernement, vous pousse à doter les policiers municipaux de Grand Charmont d’une arme.

Prétendre lutter contre le terrorisme de cette manière est proprement ridicule. L’exemple de Nice, ville quadrillée par un nombre considérable de caméras, dotée d’une police municipale pléthorique, a été impuissante à arrêter la folie meurtrière d’un barbare animé de la volonté de tuer un maximum de gens venus assister à un feu d’artifice.

La société est minée par les guerres, les interventions impérialistes françaises à forte odeur de pétrole et de matières premières dont regorgent l’Afrique et le Moyen Orient. Et c’est les armes à la main, contre les peuples, que ce pillage existe. A tel point que le champ d’intervention des armées françaises dans le monde est l’équivalent en surface de l’Europe !

En France, un chômage de masse appauvrit et désespère des millions de travailleurs qui s’appauvrissent, pendant qu’une richesse insolente et insupportable s’accumule entre les mains d’une minorité de bourgeois que l’on retrouve à la tête des grands groupes capitalistes qui dominent le monde.

Il y a un lien entre les maux de cette société qui pourrit sur pied et qui n’offre aucun idéal à la jeunesse et ces gosses de quinze ans prêts à se faire sauter au nom d’une idéologie mortifère.

Pour en revenir à l’armement de la police municipale, elle n’est pas nécessaire. La police armée existe avec toute sa panoplie de brigades d’intervention surarmées capable d’intervenir 24h sur24 ainsi que la gendarmerie.

La police municipale dans sa mission de tranquillité publique, quand elle patrouille et assure la sortie des écoles, n’a nul besoin d’une arme à la ceinture. Ce qui manque, et c’est du domaine de la municipalité et du gouvernement, c’est du personnel médiateur avec des moyens, des éducateurs avec des moyens dans les quartiers, des employés avec des moyens affectés à l’encadrement périscolaire bref tout ce qui peut aider la population.

L’armement des policiers municipaux est une mesure démagogique à laquelle je ne m’associe pas.

Motion de Christian DRIANO sur la fermeture de l'usine Alstom de Belfort

La fermeture annoncée du site Alstom à Belfort est dans la lignée des fermetures d’usines réalisée sous la présidence de F Hollande.

 La liste est longue, (SFR, HSBC, HITACHI, PHILIPS, TILLY SABCO, GEFCO, NOYON, SERVIER, SOCIETE, GENERALE etc……), elle a produit plus d’un million de chômeurs supplémentaires depuis plus de quatre ans.

Je m’associe évidemment à l’émotion des travailleurs qui risquent de perdre leur emploi et à celui de la population belfortaine.

Je ne m’associe pas pour autant à votre motion. Elle demande à l’état d’intervenir, mais elle ne demande pas aux actionnaires d’assurer du travail par la répartition des productions sur les différents sites et encore mois de prendre sur leurs énormes profits.

Dans cette affaire l’état est comme toujours complice des grands groupes industriels. Les actionnaires qui ont le véritable pouvoir ont décidé de la fermeture, reculeront peut-être, mais au prix de quel chantage et à quelles conditions financières.

Les hommes politiques s’agitent comme pour Florange, comme pour Continental et combien d’autres encore.

Je ne fais pas parti de cette union sacrée qui va à Belfort de la droite à la gauche.

Les travailleurs d’Alstom ne peuvent compter que sur eux-mêmes.

Ps : En 2014 Alstom a vendu sa branche énergie à Général Electric et les actionnaires, à commencer par Bouygues, ont récupéré 3.2 milliards d’euros. Alstom a fait au total 6 milliards de profits en dix ans. Garantir les revenus des 480 salariés de Belfort lui couterait peut être 15 millions d’euros par an, une broutille.



mardi 20 septembre 2016

Alstom, profiteur et licencieur, gouvernement et politiciens complices

    Alstom, qui a annoncé la fermeture de son usine ferroviaire de Belfort, gagne beaucoup d'argent. Il a largement de quoi garantir tous les emplois. En 2014, l'entreprise a vendu sa branche énergie à General Electric, et les actionnaires, à commencer par Bouygues, ont récupéré 3,2 milliards d'euros. Alstom a fait au total 6 milliards d'euros de profits en dix ans. Garantir les revenus de ses 480 salariés de Belfort lui coûterait peut-être 15 millions d'euros par an, une broutille. Mais pour ces capitalistes, ce qui compte, c'est d'augmenter encore les dividendes. Quitte non seulement à supprimer des emplois, mais aussi à frapper l'économie de toute une ville.

    Ce groupe mondial a un carnet de commandes de 30 milliards d'euros et se vantait récemment d'avoir décroché d'énormes contrats aux États-Unis et en Inde. Il fait dépendre la survie de l'usine de Belfort d'éventuelles commandes. C'est scandaleux. L'emploi et la vie des salariés n'ont pas à dépendre des aléas du marché. C'est aux actionnaires de les assumer. Pendant la contestation de la loi El Khomri, on a entendu tous les politiciens bourgeois - FN compris - parler de « prise d'otages » de la part des cheminots ou des salariés des raffineries. Aujourd'hui, pas un ne dénonce la direction d'Alstom et la cupidité de ses actionnaires !

    Devant l'émotion, le gouvernement s'agite. Ce qui le préoccupe, ce ne sont pas 400 ou 500 chômeurs de plus : depuis qu'Hollande est président, leur nombre a augmenté d'un million ! Ce qui l'inquiète, c'est l'effet produit sur l'électorat. Alors, il essaie de faire croire qu'il a la main. Il a déjà arrosé Alstom d'argent public, en prenant une part du capital en 2014 et en la faisant bénéficier d'aides généreuses (CICE, Crédit impôt recherche) et de baisses de charges. Tous ces cadeaux ont été faits sans aucune contrepartie de la part des actionnaires, qui restent libres de licencier comme ils l'entendent. Lundi dernier, Hollande assurait que « tout sera fait pour maintenir le site de Belfort », mais la direction confirmait la fermeture de l'usine au personnel. On ne saurait mieux voir ainsi qui dirige et qui brasse du vent.

jeudi 15 septembre 2016

Alstom Belfort : non à la fermeture !



mardi 13 septembre 2016

Servir de marchepied à un politicien bourgeois ou faire entendre le camp des travailleurs ?

    Appels à rejoindre la manifestation du 15 septembre contre la loi El Khomri, dénonciation des licenciements chez SFR ou encore de la fermeture de l'usine Alstom de Belfort programmée pour 2018... Les militants du PCF qui ont animé la fête de L'Humanité lui ont donné, comme chaque année, un caractère ouvrier et militant.

    Mais si les problèmes du monde ouvrier sont au coeur des préoccupations de beaucoup de militants, on ne peut pas en dire autant de la direction du PCF. Ce qui la préoccupe, ce sont les problèmes... de la gauche.

    Alors que de plus en plus de travailleurs ont compris qu'ils avaient autant d'ennemis chez les politiciens de gauche que chez ceux de droite, que leur dit la direction du PCF ? Qu'il faut rassembler la gauche et lui trouver un candidat unique !

    Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF, est prêt à soutenir ce candidat, sans même exiger de lui quoi que ce soit pour les travailleurs. Il le voit même parmi les Montebourg, Duflot, Hamon, tous anciens ministres de Hollande.

    A-t-il oublié qu'ils ont tous été les exécutants de la politique de Hollande ? Qu'ils ont applaudi au pacte de responsabilité et à tous les cadeaux patronaux ? Qu'ils se sont félicités des accords de compétitivité imposés aux travailleurs à coups de chantage patronal ? Les ouvriers, ceux qui ont perdu leur emploi, eux, ils ne l'oublient pas !