samedi 22 juillet 2017

Pays de Montbéliard : Travailler le dimanche : seul le patron est gagnant

Au prétexte que toutes les autres enseignes du Pays de Montbéliard le font, le directeur du magasin Leclerc vient d’annoncer que dès le 27 août, il ouvrira lui aussi ses portes le dimanche matin. Enfin, plus exactement ses employés…

Des caissières dénoncent les conditions dans lesquelles elles vont travailler : elles auront droit à une majoration de 30% du taux horaire, ce qui représente pour 4 heures de travail, la somme de 9 euros, et auront l’immense privilège de bénéficier d’une demi-journée de récupération, quand le mari ou les amis seront au travail et les enfants à l’école !

La loi Macron d’août 2015, qui offre à toutes les entreprises su secteur du commerce la possibilité d’élargir les ouvertures le dimanche, est une attaque contre tous les travailleurs. Les patrons veulent faire du dimanche un jour comme les autres, avec des employés à leur disposition pour travailler quand ils le décident, au mépris de leur vie sociale et familiale.

Alors cette évolution n’est pas un progrès mais un recul pour les travailleurs, et ils auront l’occasion de se faire entendre dès le mois de septembre !

mercredi 19 juillet 2017

PSA Sochaux : Il faut de véritables embauches

 La presse locale se fait l’écho des difficultés de PSA Sochaux pour recruter des intérimaires.

PSA Sochaux avait annoncé en mai 2017 le recrutement de 1 000 intérimaires, aujourd’hui seulement la moitié des postes seraient pourvus et il y a urgence car les contrats commenceront dans quelques semaines.

Il faut dire que dans le paquet proposé aux futurs travailleurs intérimaires, ce sont des cadences infernales dans trois équipes qui se relaient 24h sur 24, samedi et jour fériés compris, des salaires de misère et la précarité à vie, qui ne débouche sur aucune embauche.

De quoi refroidir beaucoup de candidats. Mais qui permet aux actionnaires de PSA de se remplir les poches.

mardi 18 juillet 2017

Le gouvernement attaque les travailleurs. Préparons-nous à riposter !

Chaque jour de l’été, ou presque, une nouvelle mesure antiouvrière est annoncée. La semaine dernière, c’est le sort du compte pénibilité qui a été scellé. Cette mesure, bien limitée, devait permettre à certains salariés soumis à des travaux pénibles de partir plus tôt à la retraite. Le patronat a eu gain de cause : les travailleurs qui portent des charges lourdes, subissent des vibrations ou sont exposés à des risques chimiques, ne bénéficieront pas de départ anticipé. Et si, en théorie, les autres risques restent pris en compte, ce n’est plus le patronat qui les financera mais la Sécurité sociale.

Les annonces de baisses d’impôts ne doivent tromper personne. Seule certitude : les riches seront servis. L’impôt sur la fortune sera réduit. En même temps, le gouvernement diminue le budget de l’Éducation nationale et des universités, ce qui touchera d’abord les enfants des classes populaires. Pour les salariés et les retraités, c’est la hausse de la CSG qui est au menu ! Quant à la baisse de la taxe d’habitation, il reste à voir comment elle sera compensée pour les collectivités locales et qui paiera. Une fois encore, les habitants des communes les plus pauvres seront pénalisés.

jeudi 13 juillet 2017

CONSEIL MUNICIPAL DU 10 :07 :2017

Pour cause de non cumul de mandat le maire Denis Sommer a démissionné et son premier adjoint Jean-Paul Munnier a été élu maire. Pour ma part je me suis présenté et j’ai eu une voix, la mienne. Ci dessous,  mon intervention à ce conseil.

« Depuis le dernier conseil municipal quatre ministres ont démissionnés et pas des moindres.
Pour l’engagement du  premier objectif du gouvernement à savoir « moraliser la vie politique » c’est pas mal.
Le deuxième engagement affiché sur toutes les ondes c’est l’attaque du code du travail, la ça ne va pas trainer. Fini les discours sur l’avenir de la France, fini les discours sur l’avenir de la république et de la patrie. Mais derrière la mise en scène et la poudre aux yeux, il y a une politique des plus férocement anti- ouvrière de ces dernières années.
Pour les travailleurs la nouvelle attaque contre le code du travail vaut tous les discours.
Macron utilise le système des ordonnances parce qu’il veut aller le plus vite possible, en faisant le moins de vagues possibles.
Les accords d’entreprises deviendront la règle.
Les CDI de chantiers permettront aux partons de licencier.
 La durée maximale des CDI seront redéfinis.
Les prêts de main d’œuvre seront étendus.
Les indemnités des prud’hommes seront plafonnées.
Ainsi tout ce qui protégeait un tant soit peu les travailleurs serait envoyé aux oubliettes.
Bref le masque va tomber rapidement.
Les fonctionnaires ont leur salaire bloqué et il continuera à l’être et un jour de carence leur sera imposé en cas de maladie. Ce qui ne sert absolument à rien sauf à pénaliser le malade.
Il n’y a pas de semaine sans l’annonce d’une nouvelle  mesure anti-ouvrière du gouvernement. Dernière en date, la fin du compte pénibilité et son remplacement par le compte de prévention avec la suppression de quatre critères  de pénibilité sur dix et la fin des sur-cotisations demandées au patronat.
Ce compte pénibilité était une concession dérisoire de Hollande lorsqu’il avait allongé la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein.
L’offensive ne s’arrêtera pas là.  Le premier ministre Philipe, a confirmé l’augmentation de la CSG de 1.7%. IL prétend que pour les travailleurs du privé cette hausse sera compensée par une baisse des cotisations sociales. Rien n’est moins sûr. Et pour les fonctionnaires et les retraités dont la pension dépasse 1200 euros par mois, le recul du pouvoir d’achat est programmé.
Monsieur Denis Sommer vous voilà député porteur de la politique du gouvernement.
J’espère que les travailleurs mobilisés vous donneront du fil à retordre, la partie ne fait que commencer. Une date est retenue celle du 12 septembre, vous ne serez pas parmi les travailleurs mobilisés à l’appel de la CGT mais en face dans l’autre camp, et j’espère que cette journée du 12 septembre sera un succès ». 

mercredi 12 juillet 2017

Paris : Conférence de presse du Comité pour la défense des libertés ouvrières et syndicales à PSA En présence d'Arlette Laguiller

Non à la répression patronale

 Un tribunal vient de condamner un militant CGT de PSA Poissy à six mois de prison avec sursis et 2 600 euros d'amende parce qu'il aurait tordu deux doigts à un cadre... qui a cependant attendu dix jours pour porter plainte.

Cette accusation est bidon. Mais ce qui est bien réel, c'est l'offensive de PSA contre des militants combattifs dans ses usines, comme à Poissy, Mulhouse et Valenciennes, sous des prétextes montés de toutes pièces. Une offensive appuyée par la justice.

Un comité de défense des libertés ouvrières et syndicale a été constitué. Il est important de faire connaître cette offensive patronale, qui menace de se répandre partout.

Et il est encore plus important d'y riposter !

lundi 10 juillet 2017

Gouvernement et patronat mènent la lutte de classe, nous ne pourrons pas éviter le combat

Il n’y a pas de semaine sans l’annonce d’une nouvelle mesure anti-ouvrière du gouvernement. Dernière en date, la fin du compte pénibilité et son remplacement par le compte de prévention, avec la suppression de quatre critères de pénibilité sur dix et la fin des sur-cotisations demandées au patronat. Ce compte pénibilité était une concession dérisoire de Hollande lorsqu’il avait allongé la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein. C’était déjà trop pour le patronat.

Mais dans la guerre que le gouvernement mène contre le monde du travail, cette annonce n’est pas la plus importante. La nouvelle loi Travail, présentée cette semaine au Parlement, est l’offensive d’envergure. Son objectif est de vider de son contenu le Code du travail et d’effacer toute trace de ce qui reste des acquis de plus de cent ans de luttes ouvrières.

vendredi 7 juillet 2017

Les aides-soignantes des Opalines Toujours déterminées, elles entament leur quatrième mois de grève.

 Mercredi 5 juillet, une délégation des grévistes de l’établissement des Opalines à Foucherans (Jura), est venue à Montbéliard où se trouve le siège du holding qui gère les 46 maisons de retraite du groupe, et à Bart, où réside Didier Mennechet, l’un des deux principaux actionnaires.

Elles ont été accueillies par une cinquantaine de militants locaux venus leur apporter leur soutien et dénoncer l’intransigeance de ces patrons dont la fortune est passée de 120 millions à 150 millions en un an !

Les grévistes réclament les moyens de traiter avec dignité les personnes dépendantes dont elles doivent s’occuper, dénoncent le sous-effectif permanent, demandent le paiement d’une prime pour les dimanches travaillés. La réponse inique de Mennechet consiste, après trois mois de grève, à leur proposer une prime « exceptionnelle » de 375 euros, et l’embauche de deux aides-soignantes, aux frais de l’ARS, c’est-à-dire avec de l’argent public.

Ces patrons sont à l’image de tous ceux que les gouvernements gavent d’argent public : arrogants, malhonnêtes, et toujours plus riches. Mais ils trouvent parfois en face d’eux des travailleurs décidés à relever la tête et à ne pas se laisser piétiner.